DES TESTICULES PROPREMENT DITS. U
membrane extérieure semble ne point exister, et ceux où il s'en ajoute une troisième. !
3° La membrane extérieure du grain pollinique est toujours la plus forte ; elle ne ressemble point à une simple cellule végétale ; mais , dans beaucoup de cas , elle est manisfestement composée elle-même de cellules, comme les enveloppes de l'œuf. A la vérité , ces cellules sont parfois si petites qu'à un faible grossissement elles ne paraissent que comme des points. Plus fréquemment encore les grossissemens même les plus forts ne font apercevoir, au lieu de cellules, que des points ou des grains, qui, réunis par une masse gélatiniforme, comme ceux des Ulves, des Palmelles et d'autres Cryptogames aquatiques , placées au dernier degré de l'organisation, semblent n'être que des rudimens de cellules. Parfois même la membrane extérieure du pollen paraît être complètement homogène. Cependant les cas où l'on peut le moins l'appeler celluleuse sont précisément ceux où sa surface est fréquemment parsemée de petites verrues ou de petits points, qu'on doit sans nul doute considérer comme des cellules plus développées que les autres. Lorsque la membrane extérieure est manifestement formée de cellules , celles-ci contiennent un liquide oléagineux , translucide , la plupart du temps coloré en jaune ou en rouge, dont l'exsudation, à l'époque de la fécondation , rend la surface du pollen visqueuse. Le même liquide est contenu et excrété par les verrues et les poils des grains polliniques dont la membrane extérieure ne se compose pas de cellules distinctes. Cependant il y a des pollens dont la membrane externe ne présente ni cellules ni verrues , et cependant tous les grains polliniques sont visqueux à leur sortie de l'anthère. La membrane extérieure tout entière doit donc être considérée comme un organe excrétoire du grain pollinique. De même que les prétendues cellules poreuses d'autres parties végétales , la membrane externe du pollen offre souvent des points beaucoup^ plus minces, qui ont l'apparence de pores ; on ne reconnaît qu'ils ne sont point perforés qu'autant qu'on parvient à séparer la membrane externe de l'interne.
4° Dans tous les pollens la membrane interne est très-mince,
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transparente, complètement homogène, comme une cellule végétale ordinaire , et hygroscopique à un tel degré que , sous l'eau, il lui arrive souvent de dépasser les bornes de son extensibilité , de sorte qu'elle éclate d'elle-même et laisse échapper son contenu. Si elle possède des pores apparens , c'est par ces points que l'eau est absorbée de préférence , après quoi la membrane interne s'y laisse apercevoir à travers l'externe , au dehors de laquelle on la voit même faire saillie sous la forme d'autant de boyaux qu'il y a de pores. Si la membrane externe est dénuée de pores visibles , elle peut bien se déchirer irrégulièrement, ou même se détacher tout-à-fait par le gonflement de l'interne, mais alors cette dernière ne produit point de renflemens en cul-de-sac. Ce phénomène est purement physique, puisqu'on l'observe aussi bien sur le grain pollinique mort que sur celui qui jouit de la vie , quoiqu'avec un degré différent d'énergie. Les choses se passent autrement quand les grains polliniques vivans entrent en contact , au moment opportun , avec le stigmate , organe femelle extérieur de la plante. Alors, outre que des boyaux beaucoup plus longs sortent des pores visibles , les grains polliniques qui n'ont point do pores se couvrent de productions analogues, plus coniques seulement, et surtout dans les points où a lieu le contact le plus intime entre le pollen et le stigmate. Dans les Asclépiadées, dont le pollen présente beaucoup de caractères particuliers, puisque les grains complètement développés manquent de membrane extérieure, tandis que tous ceux d'une loge anthérale parviennent à la fois sur le stigmate , réunis en une seule masse par une membrane commune, dès que ce phénomène a lieu, un boyau long et grêle se développe de chaque grain, tandis qu'il est encore renfermé dans l'enveloppe commune , et tous les boyaux prennent la même direction, celle du stigmate de la plante , dans lequel ils sont destinés à pénétrer , après s'être enfin débarrassés de leur enveloppe. Les principaux observateurs de ces faits, qui ont totalement changé nos idées sur la génération des plantes , sont Amici , Brongniart, Robert Brown et Mohl.
Ces notions sur le pollen nous conduisent à essayer une