BIIATATIOHS DES CONDUITS DÉFÉRENS
§ 142. Les conduits déférens se dilatent quelquefois de distance en distance. Chez les Ascarides, la partie postérieure du canal est plus ample que l'antérieure (2). Dans les Acanthocéphales, elle s'élargit au point de constituer une vésicule. Ces sortes de dilatations ne sont point rares parmi les Gastéropodes. Le conduit déférent de laPaludina vivipara (3) est tout entier converti en un utricule, et celui du Lymnœws palustris , après avoir présenté un utricule oblong près du testicule, devient immédiatement après vésiculeux, et plus loin vasculiforme (4). Chez les Céphalopodes, il se dilate d'abord en un utricule, puis en une poche musculeuse. Dans les Insectes, le point où les deux conduits déférens se réunissent , tant ensemble qu'avec les organes accessoires , présente fréquemment une dilatation vésiculeuse , à laquelle succède , tantôt immédiatement l'organe copulateur, comme dans le Geotrupes stercorarius , tantôt encore une certaine longueur de conduit séminal , comme dans la Tettigonia phbeia (5). Les conduits déférens de l'Abeille se dilatent avant leur réunion. Dans les Pleuronectes , leur commencement forme un sac large et plat (6) ; chez les autres Poissons osseux, l'extrémité du conduit déférent commun présente une petite dilatation ; dans les Raies et les Squales , les extrémités des conduits dé-
(1) Froviep , Notizen , t. XXXII , p.* 307.
(2) J. Cloquet, Anat. des vers intestinaux , p. 44.
(3) Zeitsclirifl fuer Physiologie , 1. 1 , p. 30.
(4) Ibid., p. 23.
(5) Meckel , loc. cit., 1. 1 , cah. I , p. 5.
(6) Rathke , Beitmyesur Geschichte der lliierwelt , t. II , p. MU,