III. Ces organes accessoires manquent chez la plupart des
(1) Swaramerdara , Bibel der Natur , PL XLII , fig. 7.
(2) Herold, Die Entwickelungsgeschichte der Smetterlinge. Cassel, 1815.
(3) Swammerdam, loc. cit., PL XXX, fig. 8, 9.
(4) Meckel , Beitrœge zur vergleichenden Anatomie , 1. 1 , cah. I, p. 5.
(5) Posselt , Beitrœge zur Anatomie der Insekten. Tubingue, 1804.
(6) Gœde , loc. cit., p. 26.
(7) Hegetschweiler , loc. cit., fig. 13.
(8) Meckel , loc cit., 1. 1, cah. II , p. 120.
(9) Hegetschweiler , loc. cit., fig. S.
(10) Swammevdam , loc. cit., PL XXII , fig. 5.
(11) Treviranus , Fermischte Schriften , t. II , p. 23.
(12) Gsedç, N9V, Ad, Net, Cur., t, XI, p. 331.
Crustacés et des Arachnides. Cependant YIdotea entomon a deux vésicules pédiculées , qui se rendent aux conduits déférens (1).
IV. Chez les Céphalopodes , le conduit déférent communique avec une vésicule qui contient une mucosité épaisse et une multitude de filamens élastiques (§282, 2°).
V. Parmi les Poissons , le Gobius niger a un organe pair, de texture celluleuse , et un organe impair , situé entre les deux autres, qui s'unit à eux par un tronc court, et dégénère ainsi en canal déférent (2). (J'ai également trouvé, dans d'autres espèces de Gohius , deux organes accessoires pairs , mais sans qu'il y en eût impair) (3).
VI. Les canaux déférens des Anoures ont des appendices tubiformes. Chez les Urodèles , les troncs de deux faisceaux , composés chacun de vingt vaisseaux et plus , s'abouchent aux extrémités des canaux déférens (4). Les autres Reptiles paraissent être dépourvus de ces organes accessoires.
VII. Il en est de même des Oiseaux; car la bourse de Fabricius n'appartient point aux parties génitales.
VIII. Chez les Mammifères , nous trouvons une grande diversité à cet égard.
On rencontre chez l'homme :
a. Des vésicules séminales, organes creux, pourvus d'appendices rameux , qui se réunissent à angle aigu avec les canaux déférens.
b. La prostate, glande globuleuse , de consistance ferme , qui s'abouche , par plusieurs canaux extérieurs , dans l'urètre , auprès des orifices des canaux déférens.
c. Les glandes dé Cowper, deux petits corps glanduleux , dont chacun a un conduit excréteur qui s'ouvre dans l'urètre , plus en avant.
Chez les animaux, le nombre et la structure de ces organes accessoires varient beaucoup, de sorte que les interprétations qu'en donnent les zootomistes s'éloignent les unes des autres.
(1) Rathke ,' Beitrœ g e sur Gesckichte der Thierwelt , t. I, p. 4J24.
(2) Rathke , loc. cit., t. II , p. 202.
(3) Addition de Rathke.
(4) Rathke , loc cit. , 1. 1 , p. 84.
VÉSICULES SÉMINALES. XQJ
(Il y a déjà quelques années que j'ai considéré les vésicules séminales , la prostate et les glandes de Gowper comme des organes analogues. Ces trois organes passent de la condition des glandes formées par des vésicules rameuses, à celle de véritables glandes munies de plusieurs orifices , mais de telle manière , cependant , que la forme vésiculeuse prédomine dans les plus postérieurs d'entre eux , ce qui fait aussi que les vésicules séminales affectent le plus souvent la forme vésicuiaire. Lorsque , par la nature de la partie , la forme de vésicule prédomine à un haut degré , comme chez la plupart des Rongeurs, les vésicules séminales sont volumineuses , fréquemment plus ou moins semblables à un intestin , et de plus la prostate est vésiculeUse aussi. On sait que la vésicule séminale accessoire de Cuvier, qui se trouve chez les Rongeurs et quelques autres Mammifères voisins, tient la place de la prostate. Toutes ces parties jouent probablement d'autant plus le rôle de réservoir, qu'elles sont plus vésiculeuses) (1).
a. Vésicules séminales.
§. 114. Quant à ce qui concerne l'activité vitale des vésicules séminales , elles sont non seulement des réservoirs qui retiennent le sperme , pour 'ensuite l'expulser, mais encore des organes plastiques' particuliers. Ces deux offices se lient ensemble , et tout ce qui peut arriver, c'est que tantôt l'un et tantôt l'autre prédomine, suivant la diversité des formes.