‹ Traitâe de physiologie considâerâee comme science d'observationChapitre 78 sur 120 · VAGIN · texte numérisé non relu

VAGIN

postérieur, qui reçoit l'orifice de la bourse de fabricius et s'ouvre au dehors , représente une vulve plus développée que chez les Mammifères, comme aussi elle contient la verge chez les Oiseaux mâles , de manière qu'elle sert d'organe de copulation. Chez les Monotrèmes, les oviductes s'ouvrent également dans le cloaque (*).

B. Vagin.

§ 135. La terminaison des organes génitaux femelles ne prend les dehors d'un appareil particulier que chez les Mammifères. Là, en effet, il existe un Vagin bien déterminé, l'ouverture qui sert d'issue à la matrice se dessinant sous la forme d'un bourrelet indicateur de la limite. La différence qui existe entre les deux parties séparées par ce bourrelet, eu égard à la nature de leur membrane muqueuse et du restant de leur tissu , correspond à celle qui se remarque dans le degré de développement de l'organisation en général. Ainsi la membrane muqueuse du vagin n'offre pas le moindre vestige de plis saillans à sa face interne , dans le Daman (1) ; ces plis sont longitudinaux seulement et peu nombreux chez la plupart des Mammifères ; ils sont obliques dans le Tigre. On rencontre rarement des plis transversaux , et la plupart du temps, lorsqu'ils existent, ils occupent seulement le coincement du vagin , au voisinage de la matrice , comme chez les Ruminans , la Hyène , le Dauphin et le Cachalot ( où ils sont assez prononcés pour diviser le vagin en deux parties ) (2); lorsqu'ils s'étendent plus loin , ils sont plus rares et plus grossiers que chez la femme, où ils sont minces, multipliés, et s'étendent latéralement à partir du milieu des lignes médiane antérieure et postérieure.

Chez les Mammifères , le vagin a , comme la matrice , des fibres musculaires longitudinales et transversales , qu'on ne peut plus apercevoir chez la femme.

(*) Voyez un Mémoire d'Owen sur les œufs de l'Ornithorhynque , dans Philos. Trans., 1834 , P. II , p. 555.

(1) Cuvier , Anat. comp., t. V , p. 430.!

(2) Addition de Baër.

2â2 VAGIN.

Enfin , à un haut degré de développement , le vagin , en sa qualité d'organe de mouvement, se distingue par sa longueur plus considérable , de la matrice , qui , à titre d'organe de plasticité , affecte une forme plus globuleuse. Chez les Ruminans, les Pachydermes , les Phoques, les Cétacés, etc., il est plus court que la matrice , proportionnellement à laquelle sa longueur est l 'A ! 6 dans le Cochon, et '. '. 1 1 1 ,04 dans le Renard. Chez les Quadrumanes et quelques petits Carnassiers et Rongeurs , la matrice est plus courte ; sa longueur est à celle du vagin '.'.!'. 1,20 dans le Malbrouc, 1*1". 2,90 dans le Maki, '.'. 1 '. 3,44 dans le Papion. La proportion est à peu près de 1 * 2,50 chez la femme. Au reste, il y a quelques Mammifères inférieurs chez lesquels la duplicité de la matrice s'étend aussi au vagin.

Enfin le vagin de la femme diffère de celui des animaux en ce qu'il ne suit pas la même direction que la matrice , mais s'écarte de cette direction en avant, et forme ainsi avec l'organe utérin un angle qui contribue à l'en séparer encore davantage. En outre , le vagin de la femme est situé au devant de l'anus , et celui des Mammifères au dessous de cet intestin , tandis que , chez les Poissons et les Oiseaux, les^viductes sont placés au dessus.

§ 126. Le vagin lui-même se divise en deux parties, l'une interne , l'autre externe. Celte dernière porte le nom de vestibule.

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