GRANDES LEVRES
b. Demi-anneau externe.
§ 130. Le demi-anneau externe peut être regardé en quelque sorte comme le calice des organes génitaux femelles des animaux. Son centre forme le mont de Vénus, éminence particulière à l'espèce humaine , qui est ombragée de poils et formée d'un tissu cellulaire lâche et rempli de graisse. De cette éminence descendent les grandes lèvres , qui ferment la vulve.
Déjà dans les Insectes, les Arachnides et les Crustacés , on trouve des parties valvuliformes , qui ferment l'orifice extérieur des organes génitaux femelles, et peuvent être écartées les unes des autres par des muscles soumis à l'empire de la volonté. Ce sont, la plupart du temps , des plaques cornées , dont la forme varie beaucoup.
Les Oiseaux sont les premiers animaux chez lesquels on voie apparaître des renflemens analogues à des lèvres , qui contiennent un muscle sphincter , et sont entourés d'un cercle de petites plumes plus raides que les autres. La lèvre supérieure (velabrum) est celle qui prédomine , et, suivant la remarque déjà faite par Harvey (1) , on peut la comparer à la paupière supérieure : en effet , elle contient une lame cartilagineuse analogue au cartilage tarse , la plus forte partie du sphincter, qui s'attache à cette lame, et le point d'insertion de huit muscles différens qui ont pour principal effet de soulever la lèvre, de manière par conséquent à ouvrir et fermer le cloaque. La lèvre inférieure est beaucoup plus petite et couverte par la précédente ; elle se termine chez les Gallinacés et les Passereaux en deux , et chez les Palmipèdes en un seul tubercule, rudiment du clitoris (2).
Dans beaucoup de Mammifères, les grandes lèvres sont des replis cutanés moins développés , étroits et minces au contraire, qui , dans la Loutre par exemple , s'opposent à l'entrée de l'eau.
La vulve n'est séparée de l'anus , chez les Phoques , que
(1) Exercitationes de yeneratione > animulium , p. 12.
(2) Spangenberg , loçt cit., p, 24.