ORIFICE DES CONDUITS DETÉRENS
diatement , soit par des dilatations vésiculeuses de leurs extrémités (1). Ainsi, par exemple, chez les Mollusques, le canal déférent du Boris argo , qui est terminé par une dilatation en forme de vésicule , s'ouvre à l'extérieur, après avoir reçu le conduit du sac de la pourpre (2). Dans la classe des Crustacés , YIdotea a les orifices de ces canaux indiqués par des papilles à la surface extérieure de la première ceinture branchiale (3). Quant aux Arachnides , le Scorpion présente , au devant du premier anneau ventral , une ouverture couverte de plusieurs valvules horizontales , entre lesquelles se trouvent deux papilles (4). Chez les Araignées, les ouvertures sont situées à la partie antérieure de l'abdomen , dans deux cavités entourées de muscles minces (5) ; chez le Trombidium , c'est une fente creusée dans une plaque , absolument comme chez la femelle (6). Parmi les Myriapodes , les Jules ont une fente entre deux plaques cornées , derrière la septième paire de pattes (7). Chez la plupart des Poissons cartilagineux, le canal déférent, réuni avec les voiesurinaires, aboutit dans une petite fossette située immédiatement derrière l'anus ; chez les Cyclopterus lumpus , Cottus , Blennius , Pleuronectes et Silurus, on aperçoit un cône peu élevé , et qui consiste en tissu cellulaire dense ( dans le Blennius sanguinolentus , le canal aboutit à un gmft renflement, en forme de melon , qui est constitué par de la peau et du tissu cellulaire) (8). Chez plusieurs Poissons , tels que l'Esturgeon , la Lamproie , l'Anguille, c'est par les orifices des uretères que le sperme s'écoule. Chez les Raies , il sort de la cavité abdominale , dans laquelle il s'était épanché , par deux ouvertures simples des parois ventrales.
2° L'orifice est situé dans un cloaque , ou au sommet d'une
(1) V. H. V, première forme.
(2) Meckel, Beitrœge zur vergleiclicnden Anatomie , 1. 1 , cah. 2 , p. 7.
(3) Rathke, Beitrœge zur Geschichte der-Thierwelt , t. I , p. 424.
(4) Treviranus , Ueber den innern Bau der Arachniden , p. 42.
(5) Ibid., p. 37.
(6) Treviranus, Vermischte Schriften, t. I, p. 49.
(7) Ibid. , t. ÏI , p. 45.
élévation qui fait saillie hors d'un cloaque (1). Dans les Octôpodes , l'extrémité du canal déférent représente un petit cylindre charnu , placé au côté droit du rectum. Chez les Grenouilles , l'urètre , auquel ont abouti les canaux déférens , produit une petite papille saillante dans le cloaque (2). Chez les Crapauds , il n'y a qu'un simple orifice , sans papille (3). Chez la Salamandre , on trouve deux plis triangulaires (4). Chez les Tritons , c'est un corps cylindrique , naissant par deux branches, qui se fixent en partie aux os pubis (5). Les Oiseaux présentent , au dessous de l'orifice du rectum , deux papilles coniques , dont les sommets se dirigent l'un vers l'autre ; ces papilles existant aussi chez les Oiseaux qui ont un pénis , on ne peut point les considérer comme une verge (6).
B. Pénis.
§ 132. Le Pénis est un corps cylindrique qui accomplit la fécondation dans l'intérieur du corps de la femelle , soit en s'introduisant dans l'ovicanal ou le vagin , soit en le recevant au dedans de lui-même. Tantôt il contient les canaux déférens (§ 133) , tantôt il ne les contient pas.