PÉNIS AVEC UN CANAL SÉMINAL
§ 133 . Le pénis perforé , ou contenant un canal complet pour l'évacuation du sperme , est logé tantôt dans une cavité, tantôt dans un simple fourreau ( § 135 ).
a. Pénis logé dans une cavité interne.
Se trouve-t-il dans une cavité , il en sort tantôt par rétroversion et tantôt par simple allongement ( § 134 ).
La rétroversion consiste en ce que la portion du canal déférent contenue dans le corps s'engage dans celle qui est située plus en avant ou dans l'extrémité voisine de la surface, comme il arrive à un doigt de gant qu'on retourne. En effet , le canal déférent , fixé à la surface de la partie où il se termine (1), ne devient un pénis qu'autant que sa racine s'engage dans la portion terminale , et repousse celle-ci elle-même au dehors , de manière à la faire saillir sur la surface qui , en tout autre moment , est lisse (2).
1° Le canal déférent est placé derrière îa cavité génitale commune , s'ouvre dans cette cavité , y pénètre en se renversant sur lui-même, et sort par son orifice , dans les Limax et Hélix. Dans le Limax ater , la racine , qui n'est que poussée en avant . est étroite et filiforme ; la portion terminale , au contraire , est plus large , et sa face interne , qui devient extérieure après la rétroversion , présente des saillies blanches , disposées en séries, et un sillon longitudinal (3).
2° Le canal déférent , susceptible de se renverser sur luimême , s'abouche dans une cavité respiratoire chez les Mollusques digènes ,\ notamment le Buccinum undatum (4).
3° Il s'ouvre dans une cavité pénienne chez les Mollusques hermaphrodites , tels que le Lymnœus (5) et la Tritonia (6) , ainsi que dans la Sangsue,
(1) V. PI. V, cinquième forme.
(2) V. PI. V, sixième forme.
(3) Zeitschrift faer die Physiologie , t. I , p. 2.
(4) Cuvier , Anat. comp., t. V, p. 181.
(5) Zeitschrift fuer die Physiologie , t. I , p. 23
(6) Cuvier, Mém. pour servir à l'hist. des Mollusques, 1817, .
4° Il aboutit à une cavité cutanée , sous une plaque cornée ou une valvule , dans l'Écrevisse , où sa partie terminale, plus épaisse , se renverse sur elle-même au sommet d'une papille qui occupe la base de la cinquième paire de pattes. La même chose a lieu chez l'Abeille (1).
(Dans le Pseudopus Pallasii, les canaux déférens s'ouvrent à l'anus par deux cylindres médiocrement volumineux , et formés d'une peau molle , très-riche en vaisseaux, que l'animal renverse et fait rentrer en eux-mêmes , comme les doigts d'un gant , de manière à les re-ndre saillans hors du cloaque et à les y ramener, ce que j'ai vu souvent ) (2).
b. Pénis dans une cavité externe.
§ 134. Le pénis perforé et libre à son extrémité terminale, celui par conséquent qui n'a pas besoin de se retourner, et qui continue en ligne droite le canal déférent , occupe des cavités différentes (3) , comme dans les cas précédens (§ 131-133 ) , seulement on ne le trouve jamais ni dans la cavité génitale commune , ni dans la cavité respiratoire.
1° Le conduit déférent a son orifice dans un tentacule. Le tentacule droit de la Pahidina, vivipara est beaucoup plus gros que le gauche , contient le canal déférent , et remplit les
fonctions df> ppnis (A) T.ps rananv Hpfprenc nVionticcprit aussi
dans les palpes chez les Araignées , d'après Lyonnet , Strauss et Brandt ( comp. §277).
2° La verge est située dans le rectum ou dans une cavité qui lui appartient en commun avec l'anus, et sort de la partie antérieure de l'ouverture ;anale , chez l'Ascaride lombricoïde (5).
3° Par cloaque tubuleux, nous entendons une réunion de l'urètre avec le rectum. Nous le distinguons du cloaque proprement dit , ou vésiculeux , c'est-à-dire de la vésicule qui reçoit les deux uretères et le rectum. Or le pénis se trouve
(1) Swammerdaru , Bibel der Natur , p. 189.
(2) Addition de Rathke.
(3) V. PI. V, septième forme.
(4) Zeitschrift fuer die Physiologie , t. I , p 36-
(5) J. Cloquet , Anat. des vers intestinaux , p. 40.
dans un cloaque tubuleux chez le Squalus acanthias , où il est la continuation de la vessie urinaire , qui a reçu les canaux déférens (1); chez les Monotrèmes, où il ne contient que le canal déférent , l'urètre s'ouvrant dans le cloaque, auprès de celui-ci (2) ; enfin dans le Phoque et le Castor, où il admet l'urètre dans son intérieur, et où le cloaque est plutôt une réunion superficielle qu'une cavité profonde.
4° Le pénis est logé dans une cavité particulière , plus ou moins ouverte , ou dans un sac pénien , chez quelques Mollusques hermaphrodites , par exemple le Pleurobranchus tuberculatus (3) , la Boris verrucosa (4), et le Pleurobranche ; peut-être aussi dans quelques Entozoaires , tel que YEchinorhynchus gigas , où , lorsqu'il sort , il apparaît sous la forme d'une cloche (5).
5° Il est logé sous les tégumens communs, et plus ou moins aussi dans la cavité du corps , ou dans le cloaque, chez les Insectes. Des plaques situées sur le même plan que le reste de la surface externe , et qui s'écartent pour laisser sortir la verge; des lames coniques qui , en s'ouvrant , s'éloignent les unes des autres comme les branches d'une pince ; des gaines cylindriques, unies par des membranes; en un mot, des parties solides , cornées ou cartilagineuses , qui affectent des
formes PïtrAmAmAnt. variées., enveloppent le. pénis, c'est-à-
dire l'extrémité du canal déférent , constituée par des membranes plus fermes et en partie réfléchies à la manière d'un prépuce.
§ 135. Sous une forme plus élevée, qui ne se rencontre que chez les Mammifères, le pénis perforé apparaît toujours libre à la surface extérieure , mais de telle sorte qu'il semble avoir entraîné avec lui au dehors sa cavité , ou le sac pénien , et l'avoir convertie en une gaîne qui s'applique étroitement sur lui , le prépuce.
(1) Home , Lectures on comparative anatomy, t. III , p. 385.
(2) IMd., p. 361.
(3) Meckel , Beitrœye, t. I , cah. I, p. 33.
(4) lbid. , cah. II , p. M.
(5) Cloquet, loc. cit., p. 89.
^36 pims.
Le prépuce est représenté , dans les cas de rétroversion , par la portion terminale du conduit déférent, qui forme gaîne ( § 133 ), et dans celui de cavités , par la paroi de ces dernières (§ 134), qui, chez le Castor en particulier, pourrait fort bien prendre le nom de prépuce , si le pénis n'était pas toutà-fait invisible au dehors, dans l'état de repos. Il y a donc évidemment là une transition graduelle et presque insensible. Le prépuce est une duplicature de la peau , située à la surface du corps, qui représente une cavité ou gaîne cylindrique du pénis , et fait le passage de la peau extérieure à la membrane propre de la verge. Il se rapproche donc du caractère des membranes muqueuses , et , par un double renversement sur lui-même , il finit par se continuer avec la membrane muqueuse urétrale. Il est mince, privé de poils et rendu lisse à sa surface interne par une humeur qui s'y sécrète. On y aperçoit plusieurs follicules sébacés , qui sont volumineux clans le Chien, le Taureau, le Verrat, la Taupe , le Musc (1), et petits chez l'homme. En Orient, il lui arrive fréquemment, comme aux nymphes et au clitoris , de se trop développer , et comme toutes les sécrétions grasses sont plus abondantes dans les pays chauds , celle du pénis y subit le même accroissement , auquel il paraît qu'on doit rapporter l'usage de la circoncision , répandu chez les Orientaux , ei qui pxktnit Héjh rhez les anciens Egyptiens. Ce qu'il y a de remarquable , c'est que cette coutume , adoptée par les peuples qui professent les religions mosaïque et mahométane , a été retrouvée aussi dans quelques îles de l'Océan pacifique et dans certaines contrées de l'Amérique méridionale. Il serait difficile de déterminer quelle part ont pu y prendre les opinions religieuses, comme l'idée de sainteté du membre viril , celle de sacrifice offert en expiation à la Divinité , celle de pureté morale , etc. (2).
Mais le prépuce affecte deux formes différentes.
1° Au premier degré , il n'est que la moitié du cylindre d'une duplicatui e particulière , dont l'autre moitié est formée par la surface cutanée dn ventre lui-même , de sorte que le
(1) Hallev , Elem. physiol., t. VII , p. 488.
(2) Ersch et Giaber , Allgemeine Encyclopœdie , t. IX , p. 267.
PARAE, ENTRE LES ORG. DE LA SPH. EXTER. âS^
pénis se trouve contenu dans un tube fixé à l'abdomen (1). C'est ce qu'on voit surtout chez les Carnassiers , les Ruminans , les Pachydermes , les Solipèdes , les Amphibies et les Cétacés. Dans les Marsupiaux et les Rongeurs , le prépuce forme au périnée une gaine qui s'ouvre immédiatement à l'anus et en partie derrière les testicules. Cette disposition se répète , par l'effet d'une anomalie, chez les gynandres, dont le prépuce n'est point fermé en manière de tube , mais s'étend d'un côté à l'autre du ventre sur le pénis.
2° A un degré plus élevé , le prépuce forme un tube ou fourreau complet. Ici le pénis est toujours détaché du tronc , et constitue un membre qui pend au devant des pubis (2). C'est ce qu'on observe chez les Chéiroptères, les Quadrumanes et l'homme.
II, Parallèle entre les organes sexuels femelles et mâles de la sphère externe.
§ 136. La sphère externe des organes génitaux est également soumise à la règle qui veut qu'à un degré inférieur de développement l'organisation offre un antagonisme moins prononcé tant dans chaque sexe que dans les deux sexes considérés l'un par rapport à l'autre.
Quant au premier poînt , la supériorité du développement
s'exprime de la manière suivante. Le vagin offre des plis dirigés en dedans ; il a plus de longueur ; on n'y aperçoit pas de fibres musculaires, et sa direction s'éloigne en bas et en avant de celle de la matrice ; lui-même se divise en deux parties , l'une interne , plus longue , l'autre externe , plus courte; à celle-ci viennent se joindre encore des nymphes et un mont de Vénus. Le pénis manifeste aussi son plus haut degré de développement , tant parce qu'il renferme en luimême des parties essentiellement différentes , que parce qu'il se détache davantage du corps pour prendre le caractère d'un organe particulier.
A l'égard de la différence des sexes , elle se développe aussi
(1) V. PI. V, huitième forme.
(2) V. PI. V, neuvième forme.
de plus en plus à mesure qu'on remonte l'échelle animale , de manière que les animaux supérieurs sont les seuls chez lesquels nous trouvions des sexes parfaitement caractérisés et pourvus de tout ce qui leur est propre. Ainsi, lorsqu'il sera Question de chercher en quoi consiste l'essence des sexes , nous devrons surtout attacher nos regards à l'échelon le plus élevé du règne animal , et bien nous garder de nous laisser induire en erreur par les dispositions opposées qui se rencontrent chez les animaux inférieurs.
§ 137. Le caractère sexuel dans la sphère externe est la prédominance des rapports avec l'intérieur chez la femelle , avec l'extérieur chez le mâle. Le vagin et le pénis se correspondent comme étant les cylindres destinés à établir la relation mutuelle entre les deux sexes, et à porter au dehors ce qui a été conservé et développé dans la sphère médiane. Mais le premier de ces cylindres est creux , en forme d'utricule , et retiré dans la cavité du corps ; son activité se manifeste par la contraction , et il est destiné à recevoir, comme à expulser. L'autre , au contraire , constitue un membre libre au dehors , dont l'activité se manifeste par un surcroît d'expansion , par la turgescence , et qui n'est destiné qu'à s'introduire et à évacuer, sans nulle exception.
A un degré inférieur de développement, l'expansion des organes mâles est si faible , que ces organes portent encore plus ou moins le caractère féminin , et qu'il est impossible d'apercevoir aucune différence sexuelle extérieure. Car , d'abord , les canaux déférens se terminent par des orifices simples (§ 131) -, comme les oviductes. Ensuite ils se prolongent en un cylindre creux , qui ressemble au vagin , mais qui devient une verge par la liberté dont jouissent s.es surfaces périphériques, et en vertu de laquelle il peut se renverser sur lui-même (§ 133); ainsi il s'est rencontré assez fréquemment des femmes dont le vagin retourné , par l'effet d'une disposition anormale , a été pris pour le pénis d'un hermaphrodite. Plus loin , la verge , devenue un vagin qui demeure constamment retourné , est encore renfermée dans une cavité (§ 134), d'où elle ne sort que quand elle vient à se gonfler , de manière que la différence sexuelle ne se prononce à l'extérieur
DE LA SPHÈRE EXTERNE. 25g
que pendant l'accomplissement de la fonction elle-même. A un plus haut degré , la verge occupe la surface extérieure du corps, qu'elle ne doit plus quitter désormais, mais continue d'être fixée au corps par sa gaîne ( § 135 , 1°) , et il n'y a qu'un petit nombre d'animaux , outre l'homme , chez lesquels elle soit libre (§ 135, 2°), de sorte que ce dernier cas est le seul où la séparation des sexes s'exprime dans toute sa latitude et en tout temps.
D'un autre côté , chez les animaux inférieurs , l'organe femelle fait saillie au dehors et se rapproche de la forme masculine. Outre le vagin pénétrant dans la verge , et le pondoir, dont il sera question plus tard ( § 281, 334 ), nous trouvons de temps en temps des saillies extérieures, à l'extrémité desquelles se terminent les organes génitaux femelles. Ce sont de petites papilles dans les Écrevisses et les Araignées , des cônes charnus dans XàPaludina viviparay parmi les Mollusques , dans les Cohitis barbatula , Pleuronectes flesus, Silurus glam's, etc., parmi les Poissons; il est même quelques Mammifères , par exemple le Lemur tardigradus (1) , chez lesquels la vulve fait saillie en manière de court cylindre. A un plus haut degré d'organisation encore , une partie du vestibule , imitant le pénis , se prononce extérieurement sous la forme d'un cylindre saillant. En effet, le clitoris a ses corps spongieux, comme le pénis, mais ils sont moins développés; et, suivant la remarque faite par Graaf , ils sont , proportion gardée, séparés l'un de l'autre ou fendus dans une plus grande longueur , de sorte que leur tronc impair est à leurs branches * '. 1 ; 2, tandis que la proportion est de 4 ; 1 dans le pénis (2). En outre , le clitoris n'a point de canal , ce qui fait aussi qu'il manque de gland. Par conséquent ce n'est point un organe conducteur, mais seulement un organe d'excitation, comme le pénis des animaux inférieurs (§ 132, 1°), avec cette différence toutefois qu'il a pour destination, non point d'exciter comme ce dernier, mais d'être excité, et qu'au lieu d'agir en dehors de lui-même sur un autre corps , il ne fait que rece-
(d) Magasin fuer die neuesten Entdeckungen , t. II, p, 69. (2) Meckel , Beitrœge, t. II, cah. 2, p. 202. j
2/[o PARALLÈLE ENTRE LES ORGANES SEXUELS
voir des impressions. Sa forme est calquée sur celle du pénis; mais comme il ne renferme ni conduits urinaires , ni canaux servant à la génération, comme il n'exerce pas non plus d'action sur l'autre sexe, il n'a que l'apparence de la verge , sans en posséder l'essence , et n'est qu'une imitation de cet organe restée dans les bornes rudimentaires. En effet, dans l'espèce humaine même, la manière dont il est attaché ne diffère pas de celle qu'on observe chez les animaux, puisque son prépuce n'est tendu que sur une seule de ses faces. Cependant on retrouve quelques dispositions analogues ou formes de transition chez certains animaux des échelons inférieurs. L'os qui, dans les Quadrumanes et les Chiens, n'appartient qu'au pénis seul , existe aussi dans le clitoris chez l'Ours, la Loutre, les Chats, et la plupart des .Rongeurs. Mais , chez aucun de ces animaux , il n'appartient exclusivement au clitoris. Dans les Quadrumanes , ainsi que la plupart des Carnassiers et des Rongeurs, il y a peu de différence, pour la taille , entre la verge et le clitoris. Ces deux parties perdent enfin leur caractère spécial lorsque le clitoris devient un organe conducteur (§ 129, 5°) et le pénis un organe de simple excitation (§ 132, 10).
§ 138. Quand il existe des voies urinaires , les organes génitaux constituant la sphère externe entrant an ronnexinn
avec eux. Tantôt alors l'urètre , venant de la vessie , s'ouvre dans les oviductes et les canaux déférens , ce qui a lieu chez les Gastéropodes, suivant Treviranus; tantôt ces derniers organes aboutissent aux uretères , à la vessie ou à l'urètre. Les Oiseaux et l'Ornithorhynque sont les seuls animaux chez lesquels il n'y ait point , à proprement parler, de connexion semblable, attendu que les organes génitaux et urinaires s'ouvrent bien dans le même cloaque, mais y ont des orifices distincts.
Cette connexion repose sur l'affinité des deux systèmes, résultant de ce qu'en eux prédomine l'éjection. Comme l'éjection est le caractère dominant du sexe masculin , c'est aussi chez lui surtout qu'on rencontre la connexion ; aussi les voies urinaires s'ouvrent- elles, chez les Poissons osseux, par un orifice qui leur est commun avec les conduits déférens ,
DE LA SPHÈRE EXTERNE. 2<4l
mais jamais la même chose n'arrive pour les oviductes (4). Lorsque cette connexion a lieu dans les deux sexes, chez des animaux occupant un échelon plus élevé , elle exprime le caractère sexuel par la manière particulière dont elle s'effectue. Chez l'homme , l'urètre , comme organe d'éjection qui sert à la conservation de l'individu, forme le tronc dans lequel s'abouchent les canaux déférens , réduits au rôle de parties accessoires et subalternes ; chez la femme , au contraire , le vagin, organe de la conservation de l'espèce, est le tronc auquel aboutit l'urètre , qui n'est plus qu'un organe accessoire. Chez les hermaphrodites femelles, le vagin s'insère dans l'urètre ( § 155, 6° ).
En vertu de l'analogie existante entre les deux sexes, Vu] rètre de la femme manifeste encore une tendance à se couvrir d'un corps celluleux ; mais , comme il ne se prolonge point en un cylindre libre, et qu'il se termine dans une cavité , ce corps celluleux ne peut que s'étendre sur la paroi de la cavité elle-même , en manière de bourrelet fendu , à l'instar du rudiment des corps caverneux du pénis des Oiseaux, ( § 132, 2°) , et de cette manière , comme l'a fait voir Autenrieth (2), il représente les nymphes, qui ne se prolongent que jusqu'au clitoris , sans former un gland proprement dit à ce dernier. Les nymphes n'étant donc que les rudimens d'un corps caverneux de l'urètre englobés danslaparoi d'une cavité, le muscle bulbo-caverneux qui s'applique au corps caverneux doit également se répandre en deux segmens dans cette paroi , et devenir ainsi un constricteur du vagin.
L'hymen marque la limite entre les organes génitaux purs de tout mélange (le vagin interne) et la réunion des voies urinaires et génitales (vestibule). Nous ne pourrions donc en trouver l'analogue , chez l'homme, que dans le petit repli cutané situé aux orifices des canaux déférens , et non , comme l'a fait Stiebel (3) , dans une membrane tendue à l'extrémité de l'urètre.
§ 139. De même que, chez l'homme, la peau du bas-ventre
(1) Rathke , Beitrœge zur Geschichte der Thierwelt , t. II, p. 42S. (2)Reil, Archiv fuer die Physiologie , t. I , p. 89. (3) Meckel, Devtsches Archiv, t. VIII, p. 207.