INCOMMODITÉS PENDANT LA GROSSESSE
grandes lèvres qu'il distend d'une manière extrême , au point d'en occasionner la gangrène, comme nous l'avons observé dans quelques circonstances; d'autres fois, mais plus rarement, il envahit tout le corps. Dans le premier cas il est dû à la compression que l'utérus distendu par la grossesse exerce sur les vaisseaux du bassin quand la femme est debout ou assise, comme le prouve la diminution ou la cessation de l'infiltration lorsqu'elle est restée quelque temps couchée horizontalement ; dans le second cas, il est produit par une sorte de pléthore, de suffusion séreuse. On oppose à l'œdème partiel, le repos dans la position horizontale, l'usage des diurétiques, des laxatifs doux et quelquefois les mouchetures. Dans l'œdème général on retire de bons effets de la saignée. Pléthore, On peut la considérer comme l'incommodité îa plus ordinaire; elle s'annonce par de la céphalalgie, des bouffées de chaleur au visage, des vertiges, de la dyspnée, de la somnolence, de la dureté dans le pouls. Lorsque ces symptômes existentj la saignée du bras est le moyen par excellence. Quelquefois les signes de congestion se montrent du coté de l'abdomen; alors les reins, les lombes sont douloureux, le ventre est gonflé, sensible, un peu de sang s'écoule quelquefois par la vulve. Cette congestion iitériiie se manifeste surtout aux époques qui coïncident avec la durée ordinaire des règles, ou bien sous l'influence de causes physiques ou morales. Les saignées du bras, une diète lactée, l'exercice, conviennent dans ce cas; à ces moyens il faut ajouter les boissons froides et un régime rafraîchissant.