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INCOMMODITES PENDANT LA GROSSESSE. OO

OU locale. Dans le premier cas, il faut attendre ou administrer des antispasmodiques; dans le second , la combattre par les moyens que réclame cette mauvaise disposition. Lorsque la dyspepsie est asthénique, on prescrit des toniques, les excitans externes et internes; Texercice, les frictions, les bains de mer ou de rivière, l'usage des eaux sulfureuses , sont les principaux moyens à employer.

Constipation. Elle s'observe fréquemment dans le cours de la grossesse; elle occasionne souvent de 1 insomnie, de la céphalalgie, une chaleur incommode, on doit la combattre par les lavemens, les minoratifs , les purgatifs doux. Si la constipation est habituelle, il faut avoir recours aux bouillons de poulet, de veau, à un

regune végétal

Hémorroïdes. Chez les femmes grosses, les hémorroïdes paraissent être le résultat de la pression exercée par l'utérus sur le rectum, de l'accumulation des matières dans les gros intestins , car elles se dissipent souvent d'elles-mêmes après l'accouchement. Lorsque les hémorroïdes causent des douleurs trop vives , qu'elles sont volumineuses, on commence par chercher à les faire rentrer et à les maintenir avec un tampon : si' on ne peut y parvenir, on doit vider l'intestin, puis on prescrit des bains, des cataplasmes, des lotions émollientes et narcotiques, des onctions avec le baume tranquille, l'onguent populéum. Lorsque ces différens moyens n'ont apporté aucun -soulagement, plusieurs praticiens recommandent l'application des sangsues autour des tumeurs. Désormeaux dit n'avoir obtenu aucun effet durable de leur emploi. Quelques femmes se trouvent soulagées par l'usage d'un siège à bourrelet.

Ô58 TRAITlé DES ACCOUCHEMENS.

Varices. Dans les derniers temps de la grossesse, les veines des membres inférieurs sonr. fréquemment affectées de varices; il faut avoir recours à une compression méthodique exercée au moyen d'un bas de peau de chien, ou d'une guêtre en coutil bien serré lacée au côté externe du membre, pour en arrêter ou en modérer le dévelop> pement, en prévenir la rupture qui serait toujours suivie d'hémorrhagie et quelquefois de la mort, comme le prouve le fait suivant.

La nommée G...., âgée de cinquante ans, était depuis quatre ans employée comme fille de cuisine à la Maison d'accouchement. Cette femme, d'une haute stature, jouissant habituellement d'une bonne santé, enceinte pour la sixième fois, était affectée de varices nombreuses aux jambes et aux cuisses. Le 5 février 1836, grosse de près de huit mois, elle descendit à la cuisine, selon son habitude, à quatre heures du matin, pour se livrer à ses occupations; dans le trajet, elle heurta la malléole externe du pied gauche contre une des marches de l'escalier; une des varices se rompit, le sang coula avec abondance ; cette femme chercha en vain à l'arrêter, des syncopes survinrent, et lorsqu'à cinq heures du matin ses compagnes se rendirent à la cuisine, elles la trouvèrent étendue sur le carreau sans force et presque sans mouvement. Elle put cependant rendre compte de ce qui lui était arrivé, mais elle avait perdu tant de sang que tout secours devint inutile. Elle fut prise de défaillance, de vomissemeus, de mouvemens nerveux, et à six heures et demie du matin elle cessa d'exister, n'offrant d'autres lésions que celle de la veine saphène externe.

OEdème. L'œdème affecte ordinairement les pieds , s'étend souvent aux jambes, aux cuisses et jusqu'aux

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