Traite clinique des maladies de l'enfance [electronic resource]
Lorsque, il y a déjà plusieurs années, j'ai pris possession d'un service à l'hôpital Sainte-Eugénie, je n'ai pas tardé à apprécier les richesses cliniques qu'il renfermait. Dans aucun hôpital d'enfants, au moins en France, on ne trouve un aussi vaste champ d'observation, car dans aucun l'affluence des malades n'est aussi grande. Préparé déjà à l'étude des maladies de l'enfance par les souvenirs de mes années d'internat, et par les leçons que m'avait données mon maître, M. Barthez, je sentais tout le prix de ces richesses, et je regrettais de les voir presque ignorées du public médical. La grande expérience et le savoir étendu de mes collègues à Sainte-Eugénie étaient fort bien employés, sans doute, puisqu'ils étaient mis au service de leurs élèves et de leurs malades; mais le résultat de leurs observations et de' leurs recherches ne dépassait pas les murs de l'hôpital. Bien souvent, j'ai entendu des médecins et des élèves s'étonner que mon éminent collègue et ami, M. le
Jules Bergeron, n'eût pas mis en œuvre les abondants matériaux qu'il avait sous la main et n'eût pas créé un enseignement clinique, auquel sa parole fadile, son esprit net et précis auraient donné un si grand éclat. A son défaut, et fort de son silence, j'ai groupé autour de moi quelques élèves; je publie