‹ Traite clinique des maladies de l'enfance [electronic resource] (volume 2)Chapitre 3 sur 30 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

caractéris(3nt par quelques traits particuliers. Mais je ne saurais oublier que de nombreux ouvrages , dont plusieurs sont devenus classiques, ont été consacrés à la pathologie infantile. Je ne veux ni les copier ni les refaire. Sans passer absolument sous silence les questions théoriques, je n'en prendrai que les points essentiels, et je m'attacherai surtout à mettre en lumière les faits cliniques. C'est par là que mon œuvre pourra présenter quelque intérêt et quelque nouveauté.

Un mot maintenant à propos des tracés de température que renferme en grand nombre ce premier volume. Le lecteur sera peut-être étonné de voir la grande élévation qu'atteint souvent le thermomètre. Chez l'enfant, il est vrai, les hautes températures s'observent plus fréquemment que chez l'adulte, sans que le pronostic de la maladie en soit aggravé. Le médecin est même souvent surpris de la facilité avec laquelle elles sont supportées par les petits malades. Mais, tout en constatant le fait, il importe de ne pas l'exagérer et de n'être pas induit en erreur par une apparence. Diverses raisons, de facilité et de convenance, font prendre habituellement chez l'adulte la température axillaire; chez les enfants au contraire, surtout chez'ceux qui n'ont pas dépassé six ou sept ans, l'indocilité des malades oblige à prendre la température rectale. La hauteur relative des tracés présente donc une différence de /i à 6 dixièmes de degré entre l'enfant et l'adulte. Il suffit d'être prévenu.

Telles sont les courtes réflexions dont il m'a paru utile de faire précéder cet ouvrage, pour en bien préciser le caractère clinique.

Je dois, en les terminant, remercier mou excellent éditeur, M. Doin, du zèle amical et des soins intelligents avec lesquels il a entrepris et surveillé cette publication. Ces remerciements, qui sont d'usage, se trouvent être ici l'expression même de la vérité.

Page 1