‹ Traite clinique des maladies de l'enfance [electronic resource] (volume 2)Chapitre 8 sur 30 · AIL · texte numérisé non relu

AIL

Tracé n» 7.

Pour moi, il n'y a aucun doute : c'est une congestion éloignée du doigt et de l'oreille, c'est une congestion centrale. Il me paraît impossible qu'à la vue de ce tracé, on ne conclue pas à une poussée congcstive, môme en l'absence de souflle et dematité, quand on sait que l'enfant était au début d'une broncho-pneumonie, que pendant toute la durée de l'élévation de température il a eu de l'agitation et de la dyspnée, quand enfin on tient compte de la durée totale de l'incident, qui a été de deux jours et demi seulement. J'ajoute qu'on peut même juger de l'étendue de cette congestion par l'élévation de la température, qui a atteint 40'',2, et par l'intensité des symptômes de dyspnée.

Nous voilà arrivés, messieurs, à la fin de cette étude préliminaire. J'espère vous avoir convaincus de la réalité de la congestion pulmonaire aiguë, et vous avoir bien fait comprendre à quel caractère vous la reconnaîtrez toujours, à quelque degré de simplicité symptomatique que vous la rencontriez. Je ne regretterai. ni les longueurs ni les répétitions, si j'ai été clair; en pareil sujet, la clarté est indispensable. 11 me serait impossible de vous exposer les maladies pulmonaires telles qu'elles m'apparaissent, si je ne pouvais à chaque instant faire appel à vos souvenirs et à vos observations personnelles, car, à chaque pas, nous rencontrerons la congestion tantôt jouant le premier rôle, tantôt réduite à la situation de comparse, mais occupant presque toujours la scène.

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