FIN DU TROISIÈME ET DERNIER VOLUME
TABLE DES MATIÈRES
PREMIÈRE LEÇON. — Diphtiiérie. — De la diphthérie en général. — Sa gravité toujours croissante. — Notre impuissance à la guérir. — Théories parasitaires. — Historique. — Recherches modernes. — Description des divers microbes. — Étude nosologique et clinique. — De la diphthérie eu général. — Modifications apportées à mes opinions par les recherches modernes. — La diphthérie est une maladie primitivement locale dans la majorité des cas. — Importance de la fausse membrane. — Existe-t-il des diphtliéries sans fausses membranes? — La diphthérie est-elle toujours primitivement locale? — La porte d'entrée du poisou morbide est-elle toujours la même? — Traitement topique.
Importance de l'état général. — Généralisation de la diphthérie. — Engorgements ganglionnaires. — Leur aspect suivant l'intensité de l'infection. — Albuminurie. — Croup. — Paralysie. 1
DEUXIÈME LEÇON. — Diphthérie. — Anatomie pathologique des fausses membranes. — Anatomie macroscopique. — Fausse membrane : elle n'accomplit pas nécessairement toutes les phases de son évolution ; causes d'embarras pour le diagnostic. — Etat des parties sous-jacentes : voile du palais, amygdales. — Anatomie microscopique. — Fausses membranes diphthériques des amygdales. — Comparaison avec les fausses membranes nou diphthériques. — Fausses membranes des maladies infectieuses et non infectieuses. — Diagnostic : Diagnostic des angines. — Angine inflammatoire. — Angines avec enduits blancs : angine herpétique; extrêmes difficultés du diagnostic en certains cas. — De l'herpès labialis dans la diphthérie. — Angine pultacée des fièvres et de la scarlatine en particulier.
— Érythèmes polymorphes de la diphthérie. — Stomatite ulcéro-membraneuse. — Ophthalmie pseudo-membraneuse simple 25
TROISIÈME LEÇON. — Diphthérie. — Étiologic. — Épidémies. — Saisons.
— Mauvaise hygiène. — Ages. — Constitutions. — Consanguinité. — Contagion : ses divers modes. — Incubation : sa durée. — Des foi-mes de la diphthérie. — Forme bénigne. — Ses variétés. — Elle peut être pyrétique ou apyrétique. — La description classique n'est pas absolument exacte.
— Sa durée peut être beaucoup plus longue que ne l'admettent les auteurs.
— La dissémination des fausses membranes n'a pas toujours la gravité qu'on lui attribue. — Diphthérie bénigne avec manifestations nasale,
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laryngée, labiale, cutanée, rénale, paralytique, — Suppuration ganglionnaire. — La scrofule y est étrangère. — Elle n'est presque jamais grave par elle-même. — Suppuration ganglionnaire dans la diphthérie bénigne, dans la diphthérie toxique. — Description résumée de la diphthérie bénigne
QUATRIEME LEÇON. — Diphthérie a forme grave — toxique — bypertoxique. Diphthérie secondaire. — Diphthérie à forme grave. — Sens de l'expression : diphthérie grave. — 1° Celle qui met la vie en péril par les localisations laryngo-trachéales, rénales, paralytiques. — 2° Celle qui est plus infectieuse que la diphthérie bénigne et moins infectieuse que la diphthérie toxique.
— Pourquoi je ne décris que la seconde variété. — Symptômes de la diphthérie à forme grave. — Thermométrie. — Son inutilité. — Diphthérie à forme toxique et hyper toxique. — Diphthérie toxique à marche insidieuse,
— à marche régulièrement croissante, — à marche rapide. — Les malades meurent toujours par intoxication, quelles que soient les localisations. — Diphthérie hypertoxique. — Dans les cas même les plus toxiques, toutes les localisations ne sont pas également graves. — Les fausses membranes pharyngées peuvent manquer. — Le malade peut mourir après la disparition de tous les symptômes. — Diphthérie secondaire. — Sa fréquence relative dans les autres maladies infectieuses. — Sa gravité relative dans la coqueluche, la rougeole, la scarlatine, la fièvre typhoïde, la tuberculose 81
CINQUIÈME LEÇON. — Traitement de la diphthérie. — Idées générales sur le traitement de la diphthérie. — Caustiques. — Acide chlorhydrique, fluorhydrique, nitrate d'argent, sulfate de cuivre, perchlorure de fer. — Leur inutilité et leurs dangers. — Astringents. — Alun, tannin, perchlorure de fer dilué, iodure et bromure de potassium. — Dissolvants. — Acide lactique, eau de chaux, papaïne, térébenthine, goudron. — Moyens mécaniques. — Pinceaux, éponges. — Irrigations d'eau. — Pulvérisations. — Chaleur, froid. — Modificateurs des muqueuses. — Chlorate de potasse. — Copahu et cubèbe. — Pilocarpine. — Parasiticides. — Acides phéniqur. thymique. — Chloral. — Créosote, coaltar. — Camphre. — Benzoate de soude. — Résorcine. — Traitement rationnel. — Isolement. — Aération. — Pulvérisations d'eau chaude phéniquée ou d'une solution d'acide thymique.
— Vomitifs (leurs indications). — Topiques. — Jus de citron, saccharale de chaux, papaïne, eau de chaux. — Acide lactique. — Coaltar. — Médication interne. — Cubèbe. — Chlorate de potasse. — Toniques. — Alimentation, alcools. — Lavements nutritifs. — Injections hypodermiques d'élher, de b.enzoate double de caféine et de soude 107
SIXIÈME LEÇON. — Du croup. — Le croup doit être décrit en lui-même, abstraction faite de la nature infectieuse de la maladie. — Anatomie pathologique. — Fausses membranes. — Muqueuse sous-jacente. — Ulcérations très rares et toujours superficielles. — Symptômes. — Trois périodes. — /re période : Caractères de la voix, de la toux, de l'expectoration, de la respiration. — Guérison avant le passage à la 2e période. — Période de transition entre la première et la seconde' période. — 2e période : Période dyspnéique. — Caractères de la voix, de la toux, de la respiration. — Phénomènes permanents : Tirage. — Sus-sternal ou supérieur. — Sous-sternal ou inférieur. — Dyspnée. — Apnée. — Phénomènes intermittents : Accès de suffocation. — Leur intensité. — Leur durée. — Leur nombre. — Physiologie pathologique du tirage et de l'accès de suffocation. — Théorie de
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Brctonncau. — Théories modernes. — Essai de théorie. — De la guérison spontanée du croup. — Formes et degrés du tirage. — De la guérison .spontanée aux diverses périodes du croup. — Statistique des auteurs. — Mes recherches personnelles. - Difficultés d'apprécier l'existence même du croup. — Difficultés d'apprécier la période à laquelle le croup est parvenu. — Faits de transition entre la 21' et la 3e période. — Conditions de guérison spontanée du croup. — 3<= période : Période asphyxique 136
SEPTIÈME LEÇON. — Du choup. — Diagnostic différentiel. — Le diagnostic du croup peut être rendu douteux par l'absence des fausses membranes pharyngées (croup d'emblée) ou par la difficulté de leur constatation. — Corps étrangers des voies respiratoires. — OEdème de la glotte. — Adénopathies péribronchiques. — Abcès rétro-pharyngiens. — Laryngite striduleuse ou faux croup. — Les caractères de l'accès de suffocation n'ont rien de typique; c'est la marche de la maladie qui éclaire le diagnostic. — Description de la laryngite sfriduleuse. — Conditions du diagnostic différentiel entre la laryngite striduleuse et le croup. — Modifications de quelques-unes de ces conditions : tuméfaction, rougeur, herpès des amygdales dans le faux croup. — Début brusque dans le vrai croup. — Accès matinal, persistance du tirage., timbre de la voix dans le faux croup. — Exemples d'erreurs de diagnostic. — Traitement de la laryngite striduleuse. — Nécessité de la trachéotomie. — Indications mécaniques de la trachéotomie. — Opération hâtive. — Opération tardive. — Détermination du moment où l'opération doit être pratiquée; considérations cliniques. — Tirage sans accès de suffocation. — Accès de suffocation sans tirage. — Indications précises : Apnée permanente. — Violents accès de suffocation 172
HUITIEME LEÇON. — Tkachkotomie. — Description de l'opération. — Instruments. — Aides. — Table d'opération. — Position de l'enfant. — Manière de saisir et de fixer le larynx et la trachée. — Des divers procédés employés pour ouvrir la trachée. — 1° Trachéotomie inférieure ou sous-thyroïdienne. — 'Procédé de Trousseau. — Il est lent. — Description. — Inconvénients. — 2° Trachéotomie supérieure ou sous-cricoïdienne. — Description du procédé ordinaire : ouverture de la trachée en quatre temps.
— 11 est plus rapide que le précédent. — Procédés plus rapides : Méthode de liourdillat, en deux temps. — Méthode de Chassaignac, dTsambert. — Ténaculum; inconvénients. — 3° Crico-trachéotomie. — Méthode de Saint- Germain, en un temps. — C'est le procédé le plus rapide. — Avantages. — Inconvénients. — Accidents de la trachéotomie. — Incisions vicieuses. — Emphysème. — Hémorrhagies. — Traitement consécutif à la trachéotomie.
— Soins immédiats. — Cravate. — La médication proprement dite est nulle. — Pulvérisation d'eau phéniquée. — Alimentation. — Toniques. — Difficultés d'alimentation : lavements de peptone. — Sonde œsophagienne.
— Soins à donner à la plaie. — Changement de la canule ; ses diverses colorations. — Ablation définitive de la canule. — Epoque de sortie de l'enfant. — Causes qui s'opposent à l'ablation de la canule. — Ulcérations de la trachée; causes, signes, curobilité. — Cicatrisation vicieuse et rétrécissements de la trachée. — Etat spasmodique. — Bourgeons charnus : leur guérison, leurs dangers 199
NEUVIÈME LEÇON. — Du la diphthérie avf.c choup. — De la diphthérie avec croup avant la trachéotomie. — Le croup est un des incidents de la diphthérie. — Du croup au moment où se pose la question de la trachéotomie.
— Indications et contre-indications tirées de l'état général : croup déve-
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loppô au cours d'une diphthérie bénigne, grave, toxique. — Indications et contre-indications tirées des localisations rénales, paralytiques bronchiques, pulmonaires. — Exemples de guérison avec la bronchite pseudomembraneuse, la broncho-pneumonie, la tuberculose pulmonaire. Je ne connais pas de contre-indication formelle et absolue à la trachéotomie.
— De la diphthérie avec croup après la trachéotomie. — Des croups opérés suivis de guérison. — Statistiques. — Conditions favorables à la guérison. — Guérison des croups accompagnés d'albuminurie, de paralysie, de congestion pulmonaire, de bronchite pseudo-membraneuse, de broncho-pneumonie. — L'époque d'apparition de la broncho-pneumonie influe beaucoup sur les chances de guérison. — Pleurésie. — Son existence clinique dans la diphthérie. — Quels liens la rattachent à la maladie générale. — Des croups opérés suivis de mort. — Mort par intoxication seule. — Forme habituelle d'intoxication précédant ou suivant la trachéotomie. — Forme spéciale d'intoxication après la trachéotomie. — Mort par bronchite pseudomembraneuse et par broncho-pneumonie. — Théorie de l'infection. — Théorie de la paralysie. — Etude clinique 235
DIXIÈME LEÇON. — Du croup inflammatoire. — De la dualité de l'angine pseudo-membraneuse et du croup. — Définition du croup tel que le comprennent les auteurs frauçais. — Existe-t-il deux espèces de croup, l'un inflammatoire, l'autre diphthérique? — Parallèle établi par Ch. West entre les deux espèces de croup. — Discussion des termes de ce parallèle. — La réalité du croup inflammatoire n'est nullement établie. — La description du croup inflammatoire est celle du croup local non toxique. — Donc, si la distinction nosologique est fausse, la distinction symptomatique est vraie. — Conséquences pratiques et thérapeutiques de la conception du croup inflammatoire. — La conception anglaise et allemande du croup inflammatoire étant reconnue fausse, le problème ne peut-il pas être posé dans des termes différents? — AITections pseudo-membraneuses non diphthériques des muqueuses bronchiques, pharyngiennes, nasales, trachéales.
— Bronchite pseudo-membraneuse chronique, coryza couenneux, angine couenneuse commune, laryngite pseudo-membraneuse typhoïde et variolique, laryngite pseudo-membraneuse inflammatoire. — Caractères de ces affections 279
ONZIÈME LEÇON. — De la diphthérie a forme prolongée. — Historique. — Elle n'est pas encore entrée dans le domaine classique et n'a été décrite que dans deux thèses faites sous mon inspiration. — Pour quelles raisons je lui donne le nom de diphthérie à forme prolongée. — Son caractère spécial est la durée. — Durée au delà de laquelle la diphthérie mérite le nom de prolongée. — Diphthérie à forme prolongée sans croup. — Diphthérie nasale. — Observations. — C'est une forme de la diphthérie et non une affection inflammatoire. — La cause de la prolongation de la diphthérie nous est inconnue. — Les fausses membranes ne deviennent pas le point de départ d'une intoxication secondaire. — Croups à forme prolongée. — Croups prolongés non opérés. — Croups prolongés avant l'opération. — Croups prolongés après l'opération ; la production incessante de fausses membranes fait obstacle à l'ablation définitive de la canule. — Caractères communs de tous les croups à forme prolongée. — Preuves que ces croups sont diphthériques et non inflammatoires 300
DOUZIÈME LEÇON. — De l'albuminurie diphthérique. — Elle joue un rôle effacé. — Sa fréquence, sa durée, époque de son apparition. — Quantité
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d'albumine variable. — Rapport entre l'albuminurie et la gravité de la diplithérie. — Réponses ambiguës des auteurs. — Causes nosologiques de l'albuminurie. — Théories. — L'albuminurie est la conséquence d'une lésion rénale. — Son histoire se confond en partie avec celle des néphrites infectieuses en général. — Anatomie pathologique. — Question des microbes; elle n'est pas encore résolue. — Albumine rétractile et non rétractile. — La néphrite infectieuse diphthérique donne très rarement naissance à l'anasarque et aux accidents urémiques. — Trois cas de mort par urémie 320
TREIZIÈME LEÇON. — Paralysie diphthérique. — Quelques mots d'historique. — Etude symptomatique et clinique. — On tient généralement peu de compte de la paralysie diphthérique, malgré sa fréquence, parce qu'on ne la regarde pas comme grave. — Causes de cette erreur. — Sur quelles bases doit être établi le pronostic de la paralysie. — Des paralysies dans les diphthéries bénignes, dans les diphthéries graves ou toxiques, dans les croups guéris, opérés ou non. — Symptômes et formes de la paralysie diphthérique. — Paralysie du voile du palais sans angine, avec diplithérie cutanée, nasale, laryngo-trachéale. — Paralysie diphthérique d'emblée, sans fausses membranes apparentes. — Faits du Dr Boissarie. — Début habituel de la paralysie. — Pendant la durée des fausses membranes ou après leur disparition. — Par le voile du palais, très rarement par les membres inférieurs. — Formes : limitée; généralisée; cardio-pulmonaire. — De la paralysie limitée. — C'est presque toujours une paralysie du voile du palais et du pharynx. — La paralysie limitée à d'autres parties du corps est extrêmement rare. — Fréquence de la paralysie limitée. — Durée ordinairement courte. — Guérison très fréquente, mais non constante. — Mort : par accident; par inanitiation 334
QUATORZIÈME LEÇON. - Paralysie diphthérique. — Statistique d'après le nombre total des paralysies, et d'après les formes de la diplithérie. — De l'influence de la forme de la diplithérie sur la fréquence et sur la gravité de la paralysie. — Symptômes et marche. — Paralysie du mouvement. — Troubles de la sensibilité. — Sensations d'engourdissement et de fourmillement.
— Troubles visuels. — Ordre de développement des phénomènes paralytiques. — Variétés. — Instabilité des symptômes. — La paralysie généralisée ne devient jamais générale. — Paralysie généralisée suivie de guérison. — Description des symptômes. — Durée. — Terminaison. — Paralysie généralisée suivie de mort. — Mort par affaissement graduel. — Par bronchopneumonie. — Par accidents cardio-pulmonaires (ces derniers accidents seront décrits dans la prochaine leçon) 363
QUINZIÈME LEÇON. — Paralysie diphthérique. — Paralysie cardio-pulmonaire. — Trois cas types. — Variétés diverses : Apparition des accidents cardio-pulmonaires au début ou à la fin d'une paralysie du voile du palais; au cours d'une paralysie à généralisation légère, à généralisation très rapide, à généralisation lente. — Début de la paralysie par les accidents cardio-pulmonaires; généralisation consécutive à ces accidents. — Paralysie cardio-pulmonaire d'emblée et isolée. — Guérison possible. — Faits à l'appui. — Marche continue ou par crises. — Durée très variable. — Essai de statistique. — Nature de la paralysie diphthérique. — Théories diverses.
— Anatomie pathologique. — Forme limitée et généralisée. — Théorie de Gubler. — Opinion de Trousseau. — Premières découvertes anatomo-pathologiques (Charcot et Vulpian). — Théorie de la paralysie périphérique. —
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Travaux de Hulil, Roger, Daniaschino : lésions des racines antérieures et postérieures. — Pierrel, méningite. — Vulpian, altération des cornes antérieures grises. — Déjerine, altération des racines nerveuses antérieures et de la substance grise de la moelle. — Théorie de la névrite ascendante. — Théorie de la paralysie d'origine centrale. — Forme cardio-pulmonaire. — Théorie de l'endocardite, de la myocurdite. — Thrombose. — Théorie de la paralysie du pneumo-gastrique; de la paralysie bulbaire. — Recherches anatomo-pathologiques. — Traitement de la paralysie diphthérique 388
SEIZIÈME LEÇON. — Méningite tuberculeuse. — Extrême gravité de la maladie. — Elle a un double aspect, un double processus. — Etude de ce double processus dans trois observations de méningite, qui diffèrent les unes des autres par des phénomènes apparents, mais qui se ressemblent par l'évolution réelle. — La méningite tuberculeuse est une maladie à évolution continue et régulièrement progressive, au cours de laquelle se montrent des phénomènes d'allure violente et capricieuse. — Ce double aspect de la maladie, méconnu par les anciens observateurs, a été indiqué surtout par Rilliet, qui a le premier rattaché à la tuberculose les prodromes de la méningite. — L'histoire de la méningite tuberculeuse n'est donc qu'un chapitre détaché de celle de la tuberculose. — La maladie est constituée par deux facteurs : 1° la tuberculose: 2° la môningo-encéphalite. — Dans la période prodromique, les symptômes de la tuberculose existent seuls. — Dans la période méningitique, les symptômes de la tuberculose et ceux de la méningo-encéphalite s'enchevêtrent les uns dans les autres. — Début brusque. — Début lent. — Discussion. — Fréquence. — Trois formes de méningite tuberculeuse : 1° Tuberculose latente à localisation méningée secondaire. — 2° Tuberculose confirmée à localisation méningée secondaire. — 3° Tuberculose à localisation méningée primitive 427
DIX-SEPTIÈME LEÇON. — Méningite tuberculeuse (suite). — 1" Tuberculose latente à localisation méningée secondaire. — Description de la période de tuberculose latente, ou période prodromique. — Ce sont les symptômes communs à toutes les tuberculoses. — Amaigrissement progressif, nausées, vomissements. — Inappétence. — Poussées de tuberculose suivies de guérison apparente, prises pour des embarras gastriques ou de fièvres typhoïdes. 2° Tuberculose confirmée à localisation méningée secondaire. — Elle
peut suivre deux modes différents d'évolution : A. La méningite se développe plus ou moins longtemps après la première manifestation tuberculeuse. La première manifestation tuberculeuse peut être une méningite,
une phlhisio aiguë, une péritonite tuberculeuse, une adénopathie pôri-bronchique tuberculeuse, etc.; plus souvent encore, une tuberculose osseuse ou articulaire : spiua-ventosa, tumeur blanche, mal de Pott, etc. — B. La méningite se développe pendant le cours de la première manifestation tuberculeuse. — Son évolution n'est pas modifiée quand elle apparaît pendant le cours d'une tuberculose chronique. — Sa durée peut être abrégée par l'apparition d'une tuberculose pulmonaire aiguë; ou, au contraire, son apparition peut abréger la durée d'une tuberculose pulmonaire aiguë. — Les symptômes de la méningite sont moins distincts lorsqu'elle se développe dans le cours d'une tuberculose aiguë en voie d'évolution. — Ils peuvent disparaître tout à fait lorsqu'elle se développe au milieu d'une tuberculose généralisée 447
DIX-HUITIÈME LEÇON. — Méningite tuberculeuse. — 3° Tuberculose à localisation méningée primitive. — L'existence de cette forme a été niée par un
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certain nombre d'ailleurs. — Elle est, il est vrai, très rare. — Son début seul est spécial; son évolution ne l'est pas. — Elle représente seulement le type achevé de la méningite tuberculeuse confirmée. -- C'est donc elle qui se prête le mieux à l'étude complète du processus méningilique. — Division de la méningite en trois périodes. — Opinions des divers auteurs; caractères des périodes selon chacun d'eux. — Avantages et inconvénients de cette division. — Etude clinique de la méningite tuberculeuse. — Des diverses formes de début. — Début à symptômes caractéristiques. — Début à symptômes douteux : apparence d'embarras gastrique; apparence de fièvre typhoïde. — Des signes de la méningite. — Leur valeur diagnostique. — Paralysie des vaso-moteurs : tache méningitique ; rougeurs provoquées et spontanées. — Lésions rétiniennes : tubercules choroïdiens; névro-rétinite diffuse. — Rareté des tubercules choroïdiens; leur importance diagnostique. — La névro-rétinite diffuse est souvent tardive, et peut même manquer tout à fait. — Céphalalgie. Elle est constante. — Vomissements. Ils sont presque constants. — Constipation. Elle est moins constante. — Pouls. Ses caractères au début de la maladie, et dans ses diverses périodes.. 474
DIX-NEUVIÈME LEÇON. — Méningite tuberculeuse (suite). — Sijmptômes des périodes avancées de la méningite tuberculeuse. — Troubles respiratoires. — Lenteur et irrégularité de la respiration. — Troubles de la sensibilité. — ■ Hyperesthésie. — Anesthésie. — Etat de l'abdomen. — Aplatissement et rétraction. — Attitudes. Contractures. — Importance de la contracture de la nuque et du tronc. — Contractures des membres. — Convulsions. — Importance de l'époque de leur apparition. — Phénomènes oculaires : dilatation des pupilles; nystagmus; strabisme précoce et tardif; lésions de la cornée. — Paralysies musculaires. — ■ Leur fréquence relative. — Paralysies passagères et permanentes. — Toubles de l'intelligence. — Leur ordre d'apparition. — Somnolence; délire; coma. — Température. — Sa valeur diagnostique est médiocre. — Désaccord entre l'élévation médiocre de la température et la gravité des symptômes. — Les tracés de température de la méningite tuberculeuse n'ont pas une forme particulière. — Température au moment de la mort; ascension; état stationnaire : abaissement. — La marche de la température n'est réglée ni par les symptômes, ni par l'anatomie pathologique. — Marche de la méningite tuberculeuse. — Apparition des symptômes caractéristiques presque dès le début, à une époque tardive, dans les vingt-quatre ou trente-six dernières heures. — Accalmies. — Mort lente. — Traitement 503
VINGTIÈME LEÇON. — Méningite tuberculeuse (suite). — Anatomie pathologique. — Les lésions ne sont pas limitées aux méninges; elles atteignent les vaisseaux et la substance cérébrale. — Elles sont multiples. — Granulations tuberculeuses demi-transparentes, miliaires. — Masses tuberculeuses plus ou moins grosses. — Tubercules plus ou moins abondants. — Siège des granulations tuberculeuses. — Anatomie microscopique; oblitérations vasculaires. — Exsudats librino-purulents. — Altérations de la substance cérébrale. — Superficielles : lésions de la névroglie. — Profondes : foyers de ramollissement et d'apoplexie capillaire. — Epanchement ventriculaire limpide ou louche. — Son origine. — Ses conséquences. — Ramollissement de la substance cérébrale péri-ventriculaire. — Cause de ce ramollissement. — Physiologie pathologique. — Elle est très peu avancée. — Rôle attribué à l'épanchement ventriculaire. — Hypothèse de Landouzy sur les localisations corticales de la méningite 537
Cadet de Gass. 2e édit. m. — 39
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VINGT ET UNIÈME LEÇON. — De la gukmson de la méningite. — 1" Méningites clinii/uement identiques à la méningite tuberculeuse miliaire et suivies de guérison. Observations de Chcyne, d'Abcrcrombic, de Jahn, de Uœscr, de llahn, de Rilliet, de Trousseau, de Barth, de West, de Millard, de Landrieux et de moi. — 2° De la nature de ces méninr/itcs. — Ce ne sont pas des méningites cérébro-spinales, traumaliques, par insolation, par carie du "rocher, etc. Ce ne sont pas non plus des méningites simples idiopathiques, dont la réalité est, d'ailleurs, fort contestable. — Méningites développées autour de tumeurs tuberculeuses. — Observations avec autopsie. — Réflexions. — Différences d'évolution et de pronostic entre ces méningites et les méningites tuberculeuses miliaires. — Du processus de guérison. — •Méningites non tuberculeuses. — Quelques-unes d'entre elles peuvent être cliniquement identiques à la méningite tuberculeuse miliaire. — Méningites fibreuses, syphilitiques, sclérosiques, etc. — Observations de Dreyfous, de Fournier, de Jules Simon. — Observation personnelle. — Conclusions. — Résumé 556