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IX- - PARALYSIES CAUSÉES PAR L'ARSENIC

L'existence des paralysies causées par l'arsenic est connue depuis assez longtemps. DéjàZacchias, en 1600, dit que l'arsenic amène « membrorum paralysias et debilitatem <^). » Hahnemann*^) indique comme conséquences de l'empoisonne-j ment par l'arsenic: douleurs dans les membres, tremblements, convulsions, contractures et paralysies. Raoul Leroy d'Etiolles (^) a publié des observations de paralysies causées par l'arsenic et le phosphore, paralysies qui, dit-il, ne sont connues que depuis peu d'années (^>.

Ordinairement la paralysie due à l'arsenic porte sur les membres inférieurs; il y a en même temps des douleurs, de l'insensibilité et de la faiblesse musculaire. Quelquefois il y a aussi paralysie des membres supérieurs et on a noté égalememt une paralysie exclusive de ces derniers. D'après Leroy d'Etiolles, la paralysie arsenicale débute toujours par l'extrémité inférieure du membre et elle peut rester!, limitée à la main, au pied et même à quelques doigts; mais le plus souvent elle s'étend plus loin, intéressant à la fois la motilitéetla sensibilité; plus rarement il y a de l'anesthésie. La paralysie se développe généralement dans les cas d'intoxication chronique par l'arsenic, cependant on l'a vue après une action peu prolongée du poison, notamment lorsque l'on s'en était servi comme caustique. La durée >le cette paralysie est de quatre à dix mois.

La paralysie est généralement accompagnée de douleurs dans les membres, elles'

(1) Zacchias, Quiestiones mcdieo-legalesi, 1630. ^^) Hahiiemann, Veber die Arsenilieprgif'tu.ng, Leipzig, 1876. — Voyez aussi Schapperj Beilràge zut Li-hre von drr Arsenikv erg l fl Mig , Berliu, 13'i6.

(3) U. Leroy d'Etiolles, G'iz. hehd. de médecine, 1S57, 27 février, p.l4L

(4) Parmi les travaux ultérieurs nous noinniprons enrore : Imbert-Goiirheyre, Etudes aur la paralysii (ir.'<eii.!>-ale (G'»-, mcd. de l'cns, 183S, p. i, 2, 5, 6, 19, 59, 94. — Voir aussi bililiograpliie dans Jaccoud, Traite de paihoi. i.Uer.ie, appiiidice, p. 341.

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sont brûlantes et quelquefois très-vives : rarement elles se continuent le long de la colonne vertébrale.

On a noté souvent du tremblement général ou partiel et des contractures passagères des membres; quelquefois les mouvements musculaires mal cooi donnés ou convulsifs ;ou bien encore des attaques épileptiformes. M. Rosenthalet Smoler ont trouvé la contractilité ,et la sensibilité <'lectro musculaires très diminuées.

Quoique ïexanien anafomo-pat/ioioc/ique n'ait pas encore fourni des ré.<ultats bien positifs, on peut cependant, grâce à leurs s vmpfimes, leur extension et leur marche, considérer ces paralysies comme de nature périphérique, probablement même névritique. Les expériences sur les animaux montrent que l'arsenic amène aisément des inflammations des troncs nerveux et que celles-ci se propagent facilement aux méninges rachidiennes ''*.

Le pronostic, d'après les observations que nous possédons, est assez favorable lorsque la cause toxique peut être écartée et que d'ailleurs il n'existe pas d'autres sympt'mes dangereux. Le plus souvent laguérison a lieu.

Traitement. On a recommandé l'emploi des bains chauds, des bains sulfureuœ de Vopiuni. du ferei de ï électricité.

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