I. — INFLUENCES HYnr. O-TELLURIOUE S
Il est à remarquer que l'éléphantiasis est surtout répandu dans les régions basses de la zone intertropicale, sur le littoral des grands fleuves et à leurs deltas, sur les côtes maritimes alluvionnaires ou sablonneuses. A Cochin et dans le Travancore, où la maladie atteint un degré de fréquence inouï (à tel point qu'en certains districts, un habitant sur vingt et un présenterait la dégénérescence hypertrophique de Tun ou des deux membres inférieurs), elle semble localisée sur une bande étroite de sable, accumulée par la mousson, resserrée entre la mer et les eaux pluviales et de filtralion marine que relient cette barrière (lagon). A la côte occidenliile trAIVique. on rcncoiili-c de s<'inl»lalilos CdiKliliims t()|)OL;i"i|)lii-
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ques; mais, en même temps, le sol est ordinairement très marécageux. Souvenl l'état palustre est le caractère dominant des centres endémiques, comme en divers points du Brésil et des Antilles, aux Guyanes, en Indo-Chine, etc L'on a fondé sur ces faits une étiologie malarienne, sans réfléchir que Féléphantiasis était commun en des îles océaniennes indemnes de la malaria (Nouvelle-Calédonie, Taïti) et en certaines localités de l'Inde ovi les fièvres telluriques sont rares (Pondichéry, D'' A. Collas); que la maladie se montrait à l'état d'exception pathologique, en des foyers palustres de haute intensité ; qu'elle semblait même quelquefois en opposition de développement avec les fièvres malariennes (à Cochin, une rangée de 46 cottages, sur lesquels sévissaient ces fièvres , était précisément à l'abri des atteintes éléphantiasiques, D'' Day). Sans doute, le paludisme joue un rôle important dans l'évolution de la lymphangite et de la pachydermie qui en dérive. Mais il n'est pas tout dans cette évolution, puisque l'affection locale peut naître en dehors de toute imprégnation palustre. Nous avons dit ce que nous pensions de l'intervention du tellurisme dans la lymphathexie ; l'influence désignée sous ce nom est complexe; elle doit s'entendre de conditions malariennes, qui aident puissamment au développement de Féléphantiasis, par la répétition des poussées lymphangitiques, sous les coups d'accès fébriles dérivés; — et de conditions hydrologiques, elles-mêmes susceptibles d'être interprétées comme favorisant certaines irritations et en particulier l'action parasitaire. Au Brésil, les personnes qui se baignent dans les lagunes seraient parLiculièrement atteintes et l'on incrimine même quelques eaux, où l'on aurait trouvé des filaires.