CHAPITRE PREMIER
DE l'hYDROPÉRICAEDE PASSIF, ET DE l'oEDÈMIÇ DU TISSU CELLULAIRE DU ÇCEUR.
§ I. Caractères analomiques.
L'hyclropdricarde passif ne différant point sensiblemeî>t de riiydropéricarde actif, sous le point de vue de^ çaraclères anatomiqiies , nous n'ajouterons rien ici à ce que nous ayons dit ailleurs (ypy. pa^. 33^- 35) de ces caractères.
Quant aux caractères anatomicjues de Voedème du cœur, lesvoici :Ie tissu cellulo-graisseux qui enveloppe cetorgane se présente sous forme d'une masse tremblotante, gélatiniforme, et la pression en fait sortir un liquide séreux, jiransparent , tantôt incolore, tantôt légèrement coloré en jaune ou en jaune-verdàtré. Ainsi pénétré, infiltré ët comme imbibé de sérosité, le tissu cèllulairé offre une teinte opaline ou d'un blanc mat, comme il arrive quand on le fait macérer dans l'eau pendant un certain temps.
§ II. Diagnostic.
Les signes physiques de l'hydropéricarde passif sont essentiellement les mêmes que ceux, de l'hydropéricarde actif (voy. pag. 336 et suiy.)- Ç'est surtout par la considération des causes différentes; sous j'influence desç^uelles i|s se développent l'un et l'autre, que l'on peut parvenir à les distinguer entre eux.
^l n'est aucun signe qui puisse nous faire reconnaître positivement l'œdème passif du cœur. On peut tout au
plus en soupronner l'existence chez les individus atteints d'une hydropisie générale passive.
% III. Causes,
La double hydropisie qui fait le sujet de ce chapitre reconnaît les mêmes causes que toutes les autres hydropisies passives en général, savoir les nombreux obstacles au cours du sang, qu'ils soient purement mécaniques et physiques, ou qu'ils soient, comme on le dit, vitaux.
L'oblitération des veines cardiaques serait, sans doute, une cause d'hydropéricarde passif et d' œdème passif du cœur, mais je ne sache pas qu'elle ait encore été constatée. J'ai souvent rencontré chez les individus atteints de cette double hydropisie , une dilatation considérable , une sorte d'état variqueux des principaux: rameaux et du tronc des veines coronaires , ce qui était un indice de la difficulté avec laquelle ces veines se dégorgeaient dans l'oreillette droite.
S IV. Traitement.
L'hydropéricarde passif réclame les mêmes moyens que toutes les hydropisies passives en général , tels que les saignées, les diurétiques, les purgatifs, etc. Tous ces moyens, en dégorgeant, chacun à leur manière, le système sanguin, favorisent la résorption de l'épanchement. Mais ce n'est pas assez que de combattre l'épanchement lui-même, il faut attaquer la. caufe sous l'influence de laquelle il s'est opéré. Si l'on ne parvient pas à faire disparaître celle-ci, l'épanchement ne manquera pas de se reproduire. Malheureusement, dans la plupart des cas, la lésion organique a. laquelle se rattache l'hydropisie qui nous occupe est au-dessus de toutes nos ressources.
DE L'HYDROrÉMC/lRDE.