LIVRE QUATRIÈME (i
DE l'augmentation ET DE LA DIMINUTION d'ABSORPTION DES TISSUS SiIrEUX ET CELLULAIRE DU COEUR.
CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
Nous avons vu, au commencement du Livre IP, que la diminution de sécrétion des tissus séreux et cellulaire du cœur constituait un état morbide sur lequel on ne possédait encore que fort peu de données positives, 11 n'en est pas de même de la diminution du pouvoir absorbant de ces mêmes tissus. Des faits très nombreux démontrent , en effet, la réalité de cet état morbide. Mais on peut appliquer à l'augmentation d'absorption des tissus séreux et cellulaire du cœur, ce que nous avons avons dit de la diminution de la sécrétion de ces mêmes tissus , savoir, que c'est un état morbide jusqu'ici peu étudié. Toutefois, on aurait tort de révoquer en doute, je ne dis pas seulement sa possibilité , mais son existence; car, dans les cas fort communs où l'on voit disparaître des épanchemens séreux ou autres , il est de toute évidence que cela n'a lieu qu'à la faveur d'une augmentation dans le travail normal de l'absorption. Tout ce qu'on peut dire, c'est que, dans les cas dont il s'agit, l'augmentation de l'acte de l'absorption mérite moins d'être
(i) Ce livre devait être le troisième et non le quatrième. Il était naturel, en effet, de traiter de l'augmentation et de la diminution de l'absorption des tissus (Séreux et cellulaire du cœur après avoir étudié l'augmentation et la diminution de sécrétion de ces mêmes tissus. Le lecteur voudra bien nous pardonner cette légère erreur de lieu.
h-jk Maladies dtî ccœun en particulier.''
considéré comme un état morbide que comme une sorte opération médicatrice. JNolre intention n'est pas, au reste, de disputer ici sur le nom qui convient à l'acte que nous signalons, mais bien d'en prouver la réalité.
Nous ne consacrerons point un chapitre particulier à l'étude de l'augmentation d'absorption des tissus séreux et cellulaire du cœur. Content d'avoir signalé ici ce phénomène, nous allons entrer en matière par l'histoire de l'hydropéricarde passif, à laquelle nous joindrons celle de l'œdème passif du tissu cellulaire du cœur.
On trouve quelquefois dans le péricarde , un liquide séreux ou aqueux qui, au lieu de provenir d'une augmentation de la sécrétion ou d'une diminution de l'absorption de cette membrane séreuse, s'y est introduit à la faveur de la rupture d'un kyste séreux ou hydatique (|ans la cavité du péricarde. D'autres ibis, on rencontre dans celte même cavité une certaine quantité de sang ou de gaz (i). Nous avons cru convenable de parler decesdiversesaffections, à la suites des épanchemens dans le péricarde produits par un défaut d'équilibre entre la sécrétion et l'absorption, qui s'exercent à la surface de cette membrane séreuse. Elles seront l'objet du Chapitre ii" de ce JV^ |-,ivre.
(i) Un abcès enkysté ou non enkysté, développé dans le tissu cellulaire qui avoisine le péricarde; un épancheinent pleuréliqué circonscrit, un abcès du pbuiio'n, pourraient aussi s'ouvrir ilahs le péricarde, et donner lieu à une coUectîon jitiruiente, dont une péricai-diie n'aurait pas été la source. On a écrit dans plusieurs ouvrages, par exemple, que le fils de J.-L. Ptlit avait succombé à un abcès du in^diastin qui s'était fait jour dans le péricarde.
DE t'iIYDROPÉRICARDE.
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