‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource] (volume 2)Chapitre 68 sur 80 · PREMIÈRE SÉRIE D'OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SÉRIE D'OBSERVATIONS

COHCHKTIONS RÉCENTES, AMORPHES, OU SANS TRACE ÉVID8RTE d'oRG ANISATION.

Parmi celles de nos précédentes observations qui se rapportent à cette catégorie de concrétions, nous citerons spécialement les observations 117' et i32% dont les sojetséprouvèrent des accès de suffocation, des accidens ortbopneiques périodiques. Nous avons, dans un assez bon nombre de cas, annoncé la formation de ces concrétions , d'après un ap-

(i) A la page 5i6, j'ai rapporté un cas de complète organisation d'une concrétion pol) piforme de l'oreillette droite et de la veine cave supérieure.

("aJCes concrétions ne diffèrent guère de celles qui se développent après la mort . et que l'on rencontre chez presque tous les cadavres. Nous n'avons pas ciu devoir affecter une série particulière à ces concrétions postlnimes, dont nos précédentes observations fournissent , d'iiilieurs , un nombre suflj^anl d'exemples. Nous ne devon.i réellement nous occuper ici que des coucrélions formées pendant la vie.

CONCRÉTIONS POLYPIFORMËS DU COÉtft. SgS pareil symptomatique sur lequel nous reviendrons dans la seconde section de cet appendice. Nous emprunterons à l'excellenle dissertation de M. le docteur Legroux (i) les deux observations suivantes dans lesquelles la maladie fut diagnostiquée par cet habile'observateur.

OBSEUVATIOIV 163e.

Homme de ans. Maladie du eieur avec accès nrlhopnéiqites. — Mort presque subite. — Concrétions sanguines récentes dans les cavités du cœur, et spécialement dans f oreillct le droite.

Un sculpteur en bois, âgé de 5^ ans, affecté d'une maladie du cœur, éprouvait fréquemment , pendant plusieurs jours de suite , des paroxysmes orthopnéiques très aigus. Durant ces paroxysmes , les battemens du cœur étaient forts , irrégidiers et mats , tandis que, dans les momens de calme, ils étaient très sonores. — Les saignées abondantes soulageaient presque sur-le-champ (2).

La mort arriva pendant un paroxysme, au milieu des angoisses de la suffocation.

Autopsie cadavérique.

Les cavités du cœur contenaient des caillots énormes, noirs et fibrineux dans quelques points (le plus volumineux était dans l'oreillette droite).

OBSERVATION 16/ie.

Bronchite nig lie chez un enfmt. — Obscurité, mntilc (tes bruits du cœur, sur tout vers Us rauitcs droites. — Mort rapide. — Ci^ncrètions polypiformes dans les cavités dit cœur et surtout dans les droites.

Un enfant était traité, depuis quelques jours, d'une ironchite aiguë, sans autre phénomène morbide, lorsqu'il

(1) Recherches sur les concrétions sanguines, dites polypiformes, développées pendant la vie; parC.-J. Legroux. Pans, 1827.

(a) Ces symptômes firent soupçonner à M. Legi'oux une réplétion sanguine du cœur.

MALADIES DU COEUH en TAllTrCrLIERj fut pris tout-à-coup d'une dyspnée extrême ( orthopnée ; teinte yioletle des lèvres et des pommettes, jactiiation, angoisse inexprimable j/acve* effrayé). Les baltemens du cœur étaient précipités, irréguliers, peu sonores, surtout derrière le sternum, où l'oreille percevait un choc mat; pouls faible. Mort quelques heures après ces accidens. Autopsie cadavérique.

Cœur dilaté par des caillots sanguins ; quelques uns peu volumineux existent dans lescavités gauches; les cavités droites étaient remplies par un caillot Jîbrineux de couleur cilrine^ semi-transparent, entrelacé avec les colonnes charnues du cœur et les tfndons valvulaires, et se prolongeant dans l'artère pulmonaire; ainsi que dans les veines -caves supérieure et inférieure. Ce caillot paraissait Jormé d'un tissu arèolaire assez semblable à celui des polypes dits muqueux (i).

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