‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 28 sur 88 · ANALYSE DES MOUVEMENTS DL COEUK · texte numérisé non relu

ANALYSE DES MOUVEMENTS DL COEUK

Cette coatractiou est suivie d’ua relâchement qui constitue un véritable état de repos pour les ventricules , et c’est pendant ce repos que recooiinenccnt les contractions des oreillettes, et ainsi de suite.

On donne le nom de systole au phénomène de contraction des diverses cavités du cœur, et, celui de au

phénomène de dilatation.

(f Si le cœur d’un animal vivant est mis à découvert , ditM. Magendie, on reconnaît aisément que les oreillettes, elles ventricules se resserrent et se dilatent al lernalivemeut. Ces mouvements sont tellement combinés , que le resserrement des oreillettes ai'rive concurremment avec la dilatation des ventricules, e$ vice -versa , que la contraction des ventricules coïncide avec la dilatation des oreillettes.)- /

M. le docteur Hope a fait récemmeat de belles expériences sur les mouvements que nous analysons. Je vais en présenter ici les résullats. Elles ont été pratiquées sur des grenouilles, des lapins et des ânes. Noiis parlerons particulièrement de celles qui ont été faites sur les ânes ,(i), . .

. Cf Le premier mouvement du cœur qui interrompt l’intcrvalle de repos , c’est la systole de l’oreillette. Cette systole consiste eu un mouvCmenj. de contraction très léger et bref, plus considérable dans l’appendice qu'ailleurs, et se propageant Vers le ventricule par une sorte de mouvement vermicùlalre , dont la lin semble se continuer avec la systole de ce ventricule.

La systole ventidculaire commence subitement et est suivie de la diastole. On reconnaît k la vue et au toucher,

(i) Voyez l’ouvrage de M. Ilope sur les rnaladies du cœur. Voyez aussi daus le Journal hebdomadaire de médecine (t. Il, aunee i834)j la Iraduclion de ceUe partie de l’ouyragc de M. Hopc, par M. le docteur Sureau.

PIIVSIOLOGIE DU COEUll.

que la contraction du ventricule consiste en une secousse cneigique et soudaine, accompagnée de la dépression du centre ou corps du ventricule. Le choc de la pointe du cœur contre les cotes et le pouls des artères les plus voisines du cœur 3 sont isochrones à la systole ventriculaire ; le pouls des artères éloignées du cœur, comme la radiale-, suit la contraction ventriculaire à un intervalle à peine appréciable. > • ^ ■'

A la systole des ventricules succède leur diastole, pendant laquelle ils reviennent-, par une expansion instantanée, sensible au toucher et à la vue, au même état ou ils étaient pendant le repos. -Le mouvement de diastole est accompagné d’üne légère rétraction des oreillettes et dé l’éloignement de la pointe du cœur des parois de la poitrine.

Vient ensuite l’intervalle de repos, pendant lequel le ventricule demeure dans un état de plénitude sans distension. Après ce repos , recommence 'avec la régularité la plus parfaite , la série des mouvements indiqués cidessus (i)- M

L’ensemble de ces mouvements et le repos qui les suit constituent un battement complet, et, si j’osais le dire, une révolution du cœur. Le nombre des contractions ventriculaires, et partant de chacun des autres temps [dont se compose l’action totale du cœur, est de 60 à .72 par minute, chez l’homme sain, par conséquent de 3, 600 à 4>320 par heure, et de 86,'4oo à io3,68o par jour.

( 1 ) Les phénomènes que j ’ai observés sur le cœur mis à nu de deux lapins et d’un coqne diffèrent guèrede ceux déorilspar M. Hope. Dans deux expériences sur des chiens, M. Marcd’Espinc n’a pu^Vôir lesorcilletlcs ni se contracter, ni se dilater. Les appendices seuls baltaicnt pendant la dilatation brusque des ventricules. Ce même observateur dit aussi avoir trouve que la contraction ventriculaire précédait le' pouls et que la diastole le suivait.

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