‹ Traité clinique des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 48 sur 88 · CAUSES DES MALADIES DU COEUE · texte numérisé non relu

CAUSES DES MALADIES DU COEUE

loin d’être usé , est, sous certains points de vue, l’un des plus neufs de la pathologie. ' ’

Sans doute, les causes des maladies du cœur, comme celles de tout organe chargé d’une fonction spéciale^ , offrent des particularités que ne présentent pas celles des autres organes; mais il n’en est pas moins vrai que plusièuVs des maladies du centre èirculaloiré , même les plus graves , se développent sous les mêmes influences que la plupart des maladies dés autres organes en général. Il est assez étonnant que cétte importante vérité ait été jusqu’ici, sinon entièrement niéconnué, au moins si peu cultivée étsi mal fécondée. Il n’est, à rigoureusement parler, aucun* de' ces modificateurs physiques et moraux , dont l’étude appartient à l’hygiène, qui ne puisse, dans un certain concours de cii’constances, êu*e considéré comme u'nè causé, soit prédisposante, soit déterminante, de quelque maladie du cœur. Gela Se comprend aisément quand o'n réfléchit au rôle multiple et Compliqué que joue le cœur , ainsi qu’a ses étroites relations avec les autres organes de la vie intérieure ou extérieure, et , par suite, avec les objets extérieui’S eux-mêmes (i). Plusieurs coridi-

(i)Parmi lesjcauses de quelques maladies du cœur, il faut réellement ranger l’exercice même des fonctions dont cet organe. est charge. Après avoir dit que l’action du cœur est l’une des principales causes'de la fréquence de ses maladies, Corvisart poursuit ainsi ; « Quel est le viscère dont la conti- « nuité d’action soit comparable à celle du cœur? Il n’y en a pas (le poumon » excepté ). Bichat a dit avec ve'ritc que les organes de la vie animale ont (t leur intermitlence d’action; il a également bien vu que ceux delà vie orga- « nique n’agissaient pas toujours avec la même intensité , et il aurait très (f bien pu appeler cette diminution rémittence d’action. Mais le cœur lui « seul dans le corps n’a, absolument parlant , ni intermittence, ni rémit- « ténce^, il a rigoureusement pérennité d’action {il y a quelque exagération « dans celte assertion de Confisai t, comme le prouve ce que nous avons dit « d l'article physiologie du coeur : si le coeur se repose peu de temps, il se ren poseirès fréquemment ).... Du moins , si le cœ.ur accomplissait l’énorrne « série de ses pulsations , depuis le moment où ü commence à battre

lions des circumfusa et des applicata , les exercices violents, les imprudences de régime, les affections morales vives, etc, etc.; voilà une première catégorie de causes plus ou moins puissantes de maladies du cœur. Mais ce n’est pas tout } par une sorte de fâcheux privilège, le cœur étant un desorganes les plus éminemment trouve dans quelques affections aiguës ou chroniques des autres organes, dans les maladies fébriles particulièrement, une nouvelle source d’états morbides , malheureusement encore trop peu étudiée avant nous.

Diverses maladies du cœur peuvent devenir causes déterminantes d’autres maladies de cet organe. C’estainsi, par exemple , qu’un rétrécissement de quelqu’un des orifices finit par déterminer une dilatation de la cavité du cœur située derrière lui; que de woXentus palpitations peuvent donner lieu à la rupture d’une colonne charnue ou d’un tendon valvulaire , ou des parois du cœur ellesmêmes, etc. , etc.

Sous le point de vue de leur nature, les causes des maladies du cœur peuvent être réduites à trois grandes classes, savoir : 1° les causes mécaniques et traumatiques ;

« jusqu'à la mort , sans que rien tendît à la troubler , sans qu’aucun obs- K taele le contraignît à des efforts et nombreux et puissants !.... Mais les « cris, les vagissements de l’enfance, les ris, les pleurs, la danse, la course, « le saut, la lutte, l’escrime, l’usage des iuslrumeuts à vent , la lec- « ture, la déclamation, léchant, l’acte et les excès vénériens , les efforts « de tous les genres , les attitudes de toutes les espèces , la toux et toutes « les autres affections morbifiques des organes de la respiration , l’action « musculaire, les influences atmosphériques; voilà, certes, une immensité « effrayante de causes dont les effets sont inévitablement ressentis par le « cœur, et qui sont autant d’entraves plus ou moins fortes à la facibté , a « la liberté et à la régularité Ue sou action.... Oserai-je grossir le ubleau K de ces entraves, en y ajoutant celles produites par la nature ou labus « de mille aliments ou assaisonnements divers, des boissons Jermeutées, « des âcres , des wuj , des émanations , des métiers?.,. »( Essai sur les maladies thi cœur, dise, prél., p. xxviii et suiv, )

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