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Peu de changement ; le malade se trouve assez bien

1 2 sangsues à la région du cœur.

4. — Le malade se trouve de mieux eu mieux; il éprouve cependant encore quelques douleurs dans les articulations et dort peu ; pouls à 82 , respiration à 19.

8 sangsues sur la région précordiale.

Jusqu’au 1 1 , les symptômes sont à peu près stationnaires, si ce n’est que les battements du cœur deviennent plus sensibles au toucher. Le malade ne peut rester couché quelque temps sur les côtés sans éprouver de nouveau une douleur qu’il rapporte au cœur.

11. Le bruit de souffle et de roucoulement de la région précordiale persiste ; il existe a son maximum, à un pouce au-dessous et en dehors du téton ; il est ma-

(1) On (hagnoslitjucuue endo-pcricanUlc.

OBSERV. DE rÉRIC. TERMINÉE PAR L’A GUÉRISON. 5o3

nifestemeiit isochrone aux batlemenls du cœur et ne s’entend pas à la partie postérieure de la poitrine. Les artères carotides et sous-clavières n’oirrent aucun bruit anormaL

Les mernbres ne sont nullement douloureux ; l’état général est bon et le malade mange le quart.

2 0 sangsues sur la région précordiale ; cataplasme ; bouillons.

12. Les sangsues étaient fort petites et ont peu saigné. Le bruit de souffle continue , mais le roucoulement ou cri plantif par lequel il semble se terminer, a notablement diminué ; il reste encore un sentiment de malaise et de tiraillement dans la région du cœur. Le pouls est régulier, sans fréquence.

20 nouvelles sangsues sur la région précordiale.

1 3. Soulagement ; battements du cœur plus distincts^ le bruit de souffle a diminué et le sifflement musical surtout.

Vésicatoire sur la région précordiale y eau de Seltz; le quart.

Du i4 au 2Ô, le malade va de mieux en mieux chaque jour 5 ce n’est que par intervalles , et après un certain nombre de pulsations, qu’on entend le cri de roucoulement, et le bruit de souffle diminue sensiblement; la matité est presque rentrée dans les limites de l’état normal; le malade ne souffre nulle part , et peut se coucher des deux côtés ; il se lève , se promène, sans épi'ouver d essoufflement ; le pouls est régulier, assez développé.

Le malade mange la demie.

2'j. Il ne reste qu’un léger bruit de souffle en dehors du téton. Je fais marcher le malade pendant un certain temps dans la salle ; il descend et remonte l’escalier, et nous l’examinons ensuite. Il était médiocrement essoufflé, et l’on entendait alors un bruit de sifflement à la région précordiale.

Cet homme est sorti de l’hôpital se trouvant 'parfaitement guéri 5 ses forces étaient revenues j sa respiration était complètement libre ; il n’existait ni enflure, ni état violacé de la face, ni palpitations, ni irrégularité du pouls. Il ne restait rien autre chose qu’un léger bruit de souffle dans la région précordiale , et spécialement vers l’orifice auriculo-vôntriculaire gauche (i).

Eufaat de 1 2 ans. — Rhumatisme articulaire aigu j péricardite. Usage

prolongé du tartre stibié à haute dose, après l’administration d’un purgatif ordinaire. — Le malade se rétablit très lentement et sort dans un état de santé mal assurée.

Leroy, âgé de 12 ans, d’une constitution délicate, nerveuse, né d’un père rhumatisant ( son aïeul paternel était également tourmenté par les douleurs rhumatismales ) , travaillait comme apprentîf argenteur, dans un atelier vaste, bien aéré, mais était fréquemment exposé à des alternatives de chaud et de froid par suite des nombreuses courses qu’il faisait en ville. Souvent , après avoir quitté ses fourneaux , le corps baigné de sueur, il a eu ses vêtements ti’cmpés par la pluie; couchant d’ailleurs dans une sous-pente humide et mal aérée , il éprouvait

(1) Je n’ai pas revu le malade depuis deux ans qu’il est sorti, bien que je lui eusse recommandé de venir nous voir , s’il éprouvait quelqac accident nouveau.

La 28® observation du Traité de M. Hope , offre plusieurs points de contact avec la précédente. (Elle a pour titre péricardite aiguë, adhérence du péricarde.') Le sujet de cette observation, âgé de 2a ans, était atteint d’un rhumatisme articulaire. Le premier bruit du cœur était un bruit de soufflet prolongé , le second ressemblait à un souffle fait auec les lèvres presque fermées. M. Hope sc demande si la cause de ce second bruit était le rétrécissement inflammatoire des valvules.

(2) Lancette Française ( n. du 4 janvier i834 )•

obsbrv. de péric. terminée par la guérison. 5o5

depuis trois jours des frissons irréguliers suivis de bouffées de chaleur, de malaise et d’inappélence , loi’sque dans la nuit du 9 au lo octobx’e , il fut pris d’une douleur vive, intolérable, de l’articulation tibio- tarsienne gauche, et de fièvre.

Le lendemain, cette articulation offre du gonflement , de la chaleur et de la rougeur : le malade est contraint de garder le lit.

Dans la nuit du lo au ii, le pied et le genou droits deviennent simultanément douloureux ; la fièvre est intense. On le transporte h l’hôpital dans la journée du 11, et il offre le lendemain l’état suivant: face pâle, portant l’empreinte de la souflrauce ; rougeur, douleur et tuméfaction considérables des deux pieds,* douleur sans tuméfaction apparente des deux genoux.

Le malade est couché sur le dos ; il est immobile dans son lit ; le plus léger mouvement des membres inférieurs lui arrache des cris; la peaiî est chaude, sans moiteur; le pouls plein, dur , à j 12 par minute; toux légère par intervalles ; respiration pure en avant ,* pas de dyspnée ; pas de douleurs thoraciques.

Oxymel, deux pots- bouillon aux herbes; lavement purgatif) bain chaud; cataplasmes recouverts de taffetas gommé sur les articulations malades ; diète.

i3. La face est très altérée, la parole est haletante, la respiration courte et accélérée , les ailes du nez se dilatent à chaque inspiration ; lorsqu’on approche de son lit il crie: V estomac'. V estomac'. Il semble, dit-il , qu’on lui arrache cet organe, et il montre la région épigastrique et précordiale. La percussion du côté gauche du thorax est tellement douloureuse , qu’il est difficile de constater la sonoréité de cette portion de la poitrine ; l’auscultation fait entendre un bruit respiratoire pur sans aucun mélange de râle ,* le pouls est petit, accéléré, et offre quelques irrégularités ( 96 pulsations et 4o inspirations iné-

5o6 MALADIES DU COEUR EN PARTICULIER.

gales). La rougeur des pieds a disparu, le gonflement et la douleur sont beaucoup moins ])rononcés. Les membres supérieurs sont toujours libres. ( Ipécacuanha i5 grains ; tartre stibié i grain en trois doses ; tilleul deux pots 5 embrocations avec le baume tranquille sur la poitrine et les articulations douloureuses. )

Cinq vomissements bilieux à la suite du vomitif ; même nombre de déjections liquides.

Le malade a été moins souffrant dans le reste de la journée, mais la nuit les douleurs se sont de nouveau exaspérées.

14. Douleur vive, déchirante de la l’égion précordiale; parole haletante; face légèrement violacée ; pouls petit, régulier, à 78 ; respiration à 48- Le côté gauche du thorax offre une saillie manifeste au niveau du cœur ; le son est mat sur le sternum et les parties qui P avoisinent à gauche dans une assez grande étendue; les battements du cœur sont tumultueux / la respira'tion est pure.

Les articulations des pieds sont presque entièrement libres. Les genoux donnent toujours des signes de souffrance; Tarticulatiou du poignet droit a été envahie. {Tilleul 2 pots ; 4 grains de tartre stibié dans 6 onces d'infusion de tilleul i avec addition d'une once de sii'op simple; i. once de sirop de pavot; 1 gros d'eau de fleurs d’oranger^ à prendre par cuillerée d'heure en heure.)

15. La potion a été prise tout entière : un seul vomissement et sept évacuations alvines ont eu lieu.

La langue reste humide et conserve son enduit y la soif est très vive, le ventre douloureux, mais la douleur paraît résider dans les muscles qui sont très tendus et forment une espèce de plan solide.

Tuméfaction douloureuse du poignet droit ; sentiment de gêne dans les articulations des genoux et du coudepied. La dyspnée est moins intense , la parole n’est plus entre-coupée, la face est naturelle; le malade a dormi

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