‹ Traité clinique des maladies du cœur et de l'aorte [electronic resource] (volume 3)Chapitre 1 sur 62 · OCTAVE DOIN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

OCTAVE DOIN, ÉDITEUR

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Paris, 25 octobre 1902.

Le troisième et dernier volume du Traité des maladies du cœur et de l'aorte devait paraître dans le courant de l'année 1900. Je dois au lecteur l'explication de ce retard un peu volontaire.

En terminant cette étude des maladies du cœur que je poursuis depuis l'année 1870, date de mon premier travail sur la myocardite varioleuse, j'ai vu que de graves erreurs avaient cours dans la pathologie cardiaque et par conséquent dans la thérapeutique. Or, il faut p.arfois plus de temps pour détruire une erreur que pour édifier des vérités. C'est pour cette raison que, recommençant par la longue observation des faits, à« écouter la nature », comme je disais dans la préface du premier volume, je suis arrivé à rectifier d'une façon que j'espère et souhaite définitive, certaines allégations erronées sur les cardiopathies.

Le premier fascicule du tome III qui parait aujourd'hui, comprend l'étude des maladies du péricarde, des endocardites aiguës et subaiguës. Dans le second et dernier fascicule qui paraîtra au cours du premier semestre de 1903, seront étudiées les endocardites chroniques et les diverses affections valvulaires, les cardiopathies congénitales, etc.

J'ai le devoir agréable de remercier mes chers internes du concours précieux qu'ils m'ont toujours prêté, et parmi eux MM. Baillet, Piatot, Weber : le premier dont les recherches consciencieuses sur l'anatomie, la physiologie et la sémiologie du cœur seront plus tard utihsées ; le second dont les études sur les cardiopathies rhumatismales, leur traitement par les agents physiques et les eaux minérales ont bien mérité de la science; le troisième, A. Weber

dont la thèse en 1887 sur l'anatomie pathologique de l'artério-sclérose du cœur fut si remarquée et qui doit garder la responsabilité, c'est-à-dire l'honneur de la description anatomique des endocardites.

Quant aux figures relatives aux maladies du péricarde, j'ai eu soin d'en indiquer la provenance.

A mes chers élèves et internes, à ceux qui me sont restés fidèles, à mes jeunes collaborateurs de tous les ans et de tous les jours, à ceux qui ont uni leurs efforts aux miens, je suis heureux d'adresser mes sincères remerciements en terminant l'œuvre de tant d'années.

Henri Huchard.

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