‹ Traité clinique des maladies du cœur et de l'aorte [electronic resource] (volume 3)Chapitre 14 sur 62 · II. HucHARD. — Maladies du cœur. 3» édition. — m · texte numérisé non relu

II. HucHARD. — Maladies du cœur. 3» édition. — m

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décrirons plus loin? En tout cas, le passage suivant mérite d'èlrecité : « J'ai observé plusieurs fois ces rétrécissements, parvenus à un point tel qu'on pourrait s'étonner que le filet de sang auquel donnait passage l'espèce de l'ente qui tenait lieu d'orifice fût suffisant pour fournir une circulation capable d'entretenir une vie même languissante. Quelquefois le bourrelet, qui cause le rétrécissement est lisse, poli et cartilagineux comme on peut en voir un exemple sur une pièce modelée qui est déposée dans les cabinets de l'École de Médecine de Paris. »

Après Vieussens et Corvisart il faut citer Laënnec, Briquet [Arch. de méd., l.SoG). Gendrin (184:2) qui a désigné et décrit le souffle présystolique, Bouillaud ( I cS'i I ) (pii a insisté sur le bruit d'enciunie et de rappel, Fauvel et Ilérard i.l/'c//. lie Jiiril., 1843 et 18u3) qui ont fixé la valeur des souifles diastolique et prrsysluli(|ue, Duroziez {Arch. de viéd., 18Gij qui par de multiples travaux a contribué à faire connaître le « rétrécissement niitral pur », très probablement congénital.

Notions anatomiques et physiologiques.

L'orifice auriculo-ventriculaire gauche régulièrement ovalaire, a une circonférence dilférente suivant l'âge, le sexe, l'état d'intégrité du myocarde. Aussi les dimensions fournies par les divers auteurs sont-elles très variables : 90 millimètres en moyenne (Bouillauil) ; 110"'"', 37 chez l'homme et 9S2'"'",68 chez la femme (Bigot); 102 chez l'homme, 90 chez la femme (Testut) ; 110 chez l'homme et 92 chez la femme (Poirier).

Constitué par un tissu fibreux dense, entremêlé de fibres élastiques très fines, l'anneau auriculo-ventriculaire est situé sur le mémeplanque l'anneau aortique, il se fusionne avec l'anneau artériel, et au point de réunion, le tissu fibreux plus épais renferme quelques cellules cartilagineuses, pouvant |)arfois s'incruster de sels calcaires.

L'axe de cet orifice se dirige en avant, en bas et à gauche; il est situé à gauche de l orifice tricuspidien, en arrière et à gauche de l'orifice aortique. La valvule mitrale a la forme d'un entonnoir membraneux dont l'extrémité supérieure est fixée au pourtour de l'orifice et l'extrémité inférieure s'avance dans le ventricule; elle est constituée par deux valves, l'interne la plus étendue qu'on désigne généralement sous le nom de grande valve ou droite, l'externe ou petite valve. Ces deux valves sont séparées par deux languettes accessoires.

La grande valve d'une hauteur moyenne de 20 à 25 millimètres se fixe par son bord supérieur à la moitié droite de l'orifice auriculo-ventriculaire ; son bord inférieur libre est occupé par une arcade réunissant les cordages venus du pilier antérieur à ceux venus du pilier postérieur. Ses bords antérieur et [)Oslérieur reçoivent les cordages tendineux venus des piliers.

La face de la grande valve qui regarde la cloison interventriculaire est lisse et se continue en haut avec la paroi aortique, d'où son nom de valve

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mitro-aorlique. La face qui regarde l'oreillelLe est lisse également et se continue avec la cavité de l'oreillette gauche. La grande valve forme avéc l'anneau sigmoïdien et la cloison interventriculaire l'espace ou sinus mitrosigmoïdien^ région mitro-aorlique.

La petite valve, en rapport avec l'angle gauche du cœur, se fixe à la moitié de l'orifice mitral. Son bord antérieur reçoit lés cordages du pilier antérieur ; son bord postérieur, les cordages du pilier postérieur.

Les piliers de la valvule mitrale sont deux saillies mamelonnées en forme (le cône tronqué et s'emboîtant réciproquement. En effet, le pilier postérieur |)résente en général une concavité destinée à recevoir le pilier antérieur. Les cordages tendineux émanés des piliers se distribuent aux deux valves de la mitrale. Il est fréquent de constater une sorte (le tendon aberrant né du pilier postérieur et qui, de là, gagne la cloison interventriculaire al ou 2 centimètres du pédicule droit de la mitrale. Ce tendon est parfois si long et placé si transversalement qu'il devient la cause d'un bruit particulier, bruit de guimbarde, comme nous enavons publié un exemple'.

Les dimensions des orifices du cœur étudiées d'après les sexes, montrent que c'est l'orifice auriculo-venlriculaire gauche qui ofTre à ce point de vue les plus grandes différences chez l'homme ou chez la femme ; après lui, vient l'orifice auriculo-ventriculaire droit (fait qui tendrait à expliquer la plus grande fréquence des rétrécissement mitral et tricuspidien chez la femme). Voici les mensurations obtenues à ce sujet par Bizot :

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