‹ Traité clinique des maladies du cœurChapitre 21 sur 107 · RECHERCHES SUR UE POIDS DU COEUR · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR UE POIDS DU COEUR

J un süjét sâîn èt bien constitué , les qüatfè cavités du cœur s sont, à très pèu de ehosè près, égales entré elles. Mais, ï comme les parois dès oreillettes sont très minces , et que » celles des ventrieulès ont beaucoup d’épaisseur , il en ré- • sulté que les oreiÜettès né forînènt guère que le tiers du ïvolumè total dé l’organe , oü la moitié dé célui des vénstricules. »

Là couaparaison du volumè du cceür avec Celui du poing du sujet, est un ternaè d’évàîüation quelquefois assez voisin de Fèxàctitude. Néanmoins, lés cas ne naanquènt pas où le cœür serait hypertrophié Où dilaté , s’il avait, le volume du poing du sujet ; lés cas invérsés, c’est-à-diré ceux où lé cœur serait soit atrophié, soit rétréci, s’il n’avait que lé volume du poing du sujet, he soht pas très rares non plus, bien que moins conamuns que lés précédents.

Il n’ést pas d’aillèürs rigoUreùséinent exact de dire qué les quatre cavités du cœur sont sensiblement égales entre elles. En effet, le plus ordinairement sur le cadavre , les cavités droites l’emportent en câpàOitê sur lës gauches, et les oreillettes sont plus amples que les ventricules. Il est bien vrai que* dans certains cas, l’excès d’amplitude des cavités droites sur les gauches peut être 4 en partie du moins, le résultât de la distension qüé lés premières ont éprouvée , lorsque , péndant les angoisses de l’agonie, le sang s’y accumulé et les engorge. ïoutefois, ce n’est pas la l’unique ni même la principale cause de la différence que nous signalons. Les expériences de Legâllois démontrent, pàr eXémple, qué, Ohèz lés âhimaUx tués pàr hémorrhagie, on observé la différence dé capacité qué nous Signalons ici. Orj dans ce cas , les cavités droites ne sont pas engorgées par suite de l’embarras de la respiration , comme il arrive chez les animaux asphyxiés. Cependant, il est bon de noter que la disproportion entre la capacité des cavités droites et celle des cavités gauches paraît être moindre chez les animaux tués par hémorrhagie que chez les autres.

A^riLTOSTEE DU CCEUR.

M. le professeur Cruveilhier , tout en soutenant que la détermination précise de la limite qui sépare l’état normal de l’état hypertrophique du cœur lui parait impossible , admet implicitement le contraire, quand il ajoute : «Je » n’admets donc d’hypertrophies pour lè ventricule gauche » que lorsque les parois de ce ventricule atteignent 7 à 8

• lignes d’épaisseur ( 16 à 18 mill. ) (1) ; pour le ventri- » cule droit , que lorsque ses parois ont 4^5 lignes ( 9 à 1 1 mill.) (2) ; pour le cœur en général , que lorsque le

Page 1