‹ Traité clinique des maladies du cœurChapitre 20 sur 107 · BECHERCHES SUR LE POIDS DU CŒUR · texte numérisé non relu

BECHERCHES SUR LE POIDS DU CŒUR

répandent sur toute la surface des ventricules , de la base au sommet, tandis que de petits rameaux seulement remontent vers les oreillettes.

Les veines du cœur sont à peu près ramifiées comme les artères, mais elles se réunissent ensuite en un tronc commun , connu sous le nom de grande veine coronaire , laquelle se dégorge dans l’oreillette droite. Plusieurs des branches veineuses du cœur s’ouvrent isolément dans l’oreillette indiquée, et constituent autant de petites veines coronaires ou cardiaques.

Les vaisseaux lymphatiques du cœur, très nombreux, suivent le trajet des vaisseaux sanguins , et se réunissent ensuite en deux troncs, dont l’un passe devant et l’autre derrière l’aorte.

, Les nerfs du cœur viennent d’un plexus formé par des rameaux que fournissent les ganglions cervicaux du nerf trisplancbnique ou grand sympathique, auxquels se réunissent quelques filets du pneumo-gastrique. Ils ont été exactement décrits par Scarpa , qui a démontré , de la manière la plus éclatante, que ces nerfs envoyaient de nombreux rameaux dans le tissu propre du cœur , ce que Behrends et d’autres anatomistes avaient nié.

SECONDE SECTION

RECHERCHES NOUVELLES SUR LE POIDS ET EE VOLUME DU COEUR EN GÉNÉRAL, SUR LES DIMENSIONS ABSOLUES ET RELATIVES DE SES PAROIS , DE SES DIVERSES CAVITÉS , DE SES ORIFICES ET DES VALVULES QUI LEUR SONT ADAPTÉES.

On a vu plus haut que Corvisart , Laënnec et M. Cruveilhier déclaraient qu’il était impossible d’appliquer à la détermination du volume du cœur les procédés rigoureux du système métrique employé pour l’appréciation du volume et de la capacité des corps en général. Nous avons

ANATOMIE DU CŒUR

promis de réfuter, au moins jusqu’à un certain point, cette décourageante assertion. Mais avant d’exposer les recherches que nous avons tentées sur cette matière , nous devons faire connaître les essais de quelques uns de nos devanciers.

Après avoir affirmé qu’il serait impossible d’indiquer géométriquement les proportions du cœur chez un homme sain, Laënnec ajoute : « Mais je crois, d’après les dissecs lions que j’ai faites, pouvoir déterminer les proportions » naturelles du cœur de la manière suivante , qui , quoique » approximative , a cependant une exactitude suffisante.

» Le cœur, y compris les oreillettes, doit avoir un vo- » lume un peu inférieur , égal ou de très peu supérieur au » volume du poing du sujet. Les parois du ventricule gauj> che doivent avoir une épaisseur un peu plus que double ide celle des parois du ventricule droit (i) : leur tissu, «plus ferme et plus compacte que celui des muscles, doit »les empêcher de s’affaisser lorsqu’on ouvre lé ventricule.

» Le ventricule droit , un peu plus ample que le gauche , «présentant des colonnes charnues plus volumineuses, «malgré la moindre épaisseur dé ses parois, doit s’affaisser » après l’incision (2) . »

« La raison indique , et l’observation prouve que , chez

(1) Oa va voir plus bas, que Laënnec ne détermine pas l’épaisseur des parois du ventricule droit, de sorte que le terme de comparaison dont il se sert ici n’en èst point un , à rigoürèusemènt parler.

(2) Laënnec ne dit rien de précis sur l’épaisseur réelle des parois dés ventricules, sur leur capacité; il ne s’occupe nullement des dimensions des oreillettes, ni de celles des orifices artériels ou auriculo-ventriculaires ■ if ne parle ni de l’étendue des valvules, ni de la circonférence générale du cœur, ni de ses divers diamètres , etc. En résumé, hors sa comparaison , d’aillèurs assez heureuse , du volume du cœur avec celui du poing du sujet, Laënnec nous laisse dans la même incertitude que Corvisart , sur les conditions de poids et de volume du centre circulatoire à l’état normal.

C’est j)ar erreur que , dans le passage cité, Laënnec dit que lés colonnes charnues du ventricule droit sont plus volumineuses que celles du gauche.

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