‹ Traité clinique des maladies du cœurChapitre 36 sur 107 · RÉSUMÉ DES FAITS RELATIFS AU POIDS DU COEUR · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES FAITS RELATIFS AU POIDS DU COEUR

haut et de droite à gauche , tend à croiser le gauche sous un angle assez aigu.

Bien yjdé et layé de ses caillots, le cœur, séparé des gros vaisseaux, coupés près de leur insertion, pèse : 31-12 onc.=l,884 gmes Circonférence à la base. 18 p. =486“‘UUm.

Hauteur (de l’origine de Taorte à la pointe du cœur). 7 p. 6 1. =203 Largeur (étendue d’un bord à l’autre). 8 p. 6 1. =230

La cavité du ventricule droit contient presque mcu poing. Celle du ventricule gauche plus longue, mais bien moins large, est sensiblement moins ample. Les oreillettes sont rétractées, ce qui fait que leur cavité est d’un quart environ moins grande que celles des ventricules.

Circonférence de l’orifice auriculo -ventriculaire

droit. 7 p. 6 1. =203

Circonférence de l’orifice auriculo - ventriculaire gauche. 5 p, :^136

Circonférence de l’orifice ventriculp-pulmonaire. bp. 61. ^149

— — ventriçulo-aortique. 4 p. =108

Épaisseur des parois du ventricule droit. 5à6 1. =llàl4

— — — gauche. 1 p. 8 1. = 45

— — de l’oreillette droite. 31. =7

— — gauche, non mesurée.

Hauteur des valvules pulmonaires et aortiques. I p. =27

— des lames de la valvule tricuspide. 1 p. = 27

Épaisseur. 1/4 1. = 1

Hauteur de la lame antérieure droite de la valvule bicuspide. 1 p. 2 1. = 32

Deux grosses colonnes charnues , nées profondément de la pointe du ventricule droit, placées, l’une à la face antérieure , l’autre à la face postérieure de la cavité ventriculaire , se terminent vers le milieu de la hauteur de cette cavité, par un gros mamelon, un pour chacune d’elles. De ce mamelon partent de nombreux tendons qui, après s’étre subdivisés, vont s’insérer aux lames antérieure et postérieure de la valvule tricuspide, n’envoyant que quelques filets à la troisième lame de cette valvule. Cette dernière lame reçoit ses principaux tendons de la région ventricu-

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laire qui l’avoisine , sans l’intermédiaire de colonnes charnues.

La cavité du ventricule droit se partage en deux parties, dont l’une s’ouvre directement dans l’oreillette correspondante, au moyen de l’orifice auriculo-ventriculaire droit, et dont l’autre s’embouche avec l’artère pulmonaire , au moyen de l’orifice ventricule -pulmonaire. Cette seconde portion se réunit à l’autre en formant une espèce de coude, de telle sorte que leurs axes prolongés se couperaient à angle obtus. La portion pulmonaire se distingue de la portion auriculaire t en ce qu’elle n’est pas hérissée, comme celle-ci , de colonnes charnues.

La cavité du ventricule gauche se partage également en deux régions , l’une qui a son embouchure dans l’aorte, et l’autre qui a la sienne dans l’oreillette. Ces deux divisions de la cavité ventriculaire ont pour cloison intermédiaire la lame droite de la valvule bicuspide , ses tendons et les colonnes charnues qui leur donnent naissance. Celle qui répond à l’orifice aortique est plus vaste que l’autre. C’est dans cette dernière et à la partie inférieure de l’autre, que l’on trouve les diverses colonnes charnues de ce ventricule, la moitié supérieure de la portion aortique en étant complètement dépourvue.

De ces diverses colonnes charnues , deux sont beaucoup plus voluminepses que les autres (elles ont le volume du doigt indicateur) : nées de la partie inférieure de la portion auriculaire du ventricule, elles montent parallèlement l’une à l’autre jusque vers le milieu de sa hauteur, où elles sont détachées de la paroi qui leur a donné naissance ; et de leur sommet arrondi ainsi que de leurs côtés partent cinq ou six gros tendons (d’une demi-ligne ou d’un millimètre de diamètre) qui vont, après des subdivisions multipliées, s’insérer, en divergeant à la manière d’un éventail, au bord libre et à la face ventriculaire des deux lames de la valvule bicuspide. Ainsi subdivisés , les tendons forment un cône

RÉSUMÉ DES FAITS RELATIFS AU POIDS DU COEUR. creux, une sorte de cornet dont la base est à l’orifice auriculo -ventriculaire gauche , et le sommet à l’endroit où ils s’insèrent aux colonnes charnues.

Ces colonnes constituent réellement les muscles moteurs ou releveurs de la valvule bicuspide. Il résulte , en effet, de leur position au centre de la portion auriculaire du ventricule gauche , que , lorsqu’elles viennent à se contracter au moment de la systole , elles tendent à ramener et ramènent à une direction perpendiculaire les rayons tendineux devenus obliques à l’axe de la cavité; or, par ce mouvement, les lames de la valvule se redressent de manière à fermer l’orifice auriculo-ventriculaire gauche.

La membrane interne du cœur (endocarde) est plus épaisse , plus opaque dans l’oreillette gauche que dans l’oreillette droite, plus mince dans les ventricules que dans les oreillettes : on la détache par de larges lambeaux dans celles-ci (dans la gauche surtout) , tandis que dans les ventricules on ne peut en enlever que de très petites portions.

Dans la duplicature que forme cette membrane autour des valvules, on ne rencontre pas seulement du tissu fibreux , mais aussi quelques fibres rouges , musculaires, qui vont se continuer, à la base des valvules, avec le tissu charnu du cœur. Ces fibres sont surtout très évidentes dans les valvules gauches.

Toutes les valvules du cœur sont plus ou moins élastiques , rétractiles t en sorte que, après avoir été allongées, elles reviennent sur elles-mêmes, à l’instar des parois artérielles, mais à un moindre degré. Lorsqu’on les a enlevées par l’incision de leur bord adhérent, elles se chiffonnent , se pelotonnent pour ainsi dire , ce qui tient évidemment à leur rétractilité. Les fibres charnues qui entrent dans leur composition sont probablement pour quelque chose dans ce phénomène.

Les zones tendineuses des orifices sont très prononcées : elles crient sous l’instrument qui les liivise. Dans chaque

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moitié du cœur, elles sont plus apparentes à l’orifice artériel qu’à l’orifice auriculo-ventriculaire.

Au point de jonction de l’oreillette et du ventricule gauctie , là où la lame droite de la valvule bieuspide semble presque se continuer avec les valvules de l’aorte, fait saillie au-dessous de la membrane interne ou de l’endocarde, une sorte de corne osseuse dont la base paraît s’enfoncer profondément dans la substance charnue du cœur, en s’y élargissant. Dégagée de la profondeur de cette substance qui lui adhère intimement par un tissu fibreux très serré, cette production ressemble parfaitement à un os de forme irrégulière, d’un peu plus d’un pouce (27 millim.) de longueur sur 4 à 5 lignes (9 à 11 millim.) de largeur, et 1 ligne à 1 ligne 1/2 (2 à 5 millim.) d’épaisseur. Au centre de cette masse osseuse, on observe un tissu aréolaire, spongieux , analogue à celui d’un os plat, enveloppé de toutes parts d’un fibro-cartilage , ou d’un vrai cartilage, qui contraste avec l’enveloppe osseuse par son aspect homogène, corné, d’un blanc grisâtre, nuancé d’une teinte légèrement azurée.

Cette production ne pouvait gêner le jeu des valvules, ne rétrécissait point les ouvertures du cœur , et le tissu musculaire qui l’entourait était parfaitement sain. Elle est, d’après les recherches de M. Leblanc , que nous allons bientôt citer, un des éléments normaux de la structure du cœur chez le bœuf.

Dans un travail intitulé : Résumé de quelques recherches relatives à V étude des maladies du cœur chez les principaux animaux domestiques^ récemment publié (i84o), l’un de nos plus savants et plus laborieux médecins vétérinaires, M. Leblanc, que nous avons nommé déjà tout-à-l’heure , a bien senti l’importance de la connaissance des dimensions du cœur en général et de chacune de ses diverses parties, chez les animaux. Ainsi que nous, il a fait des recherches sur ce sujet, *et il en considère les résultats

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