DE LA PREMIÈRE ÈDITIOW. XXXV
net , avec quelques légères modifications que nous lui avons fait subir, est réellement le seul qui satisfasse aux principales conditions du problème.
Je terminerai cette préface par l’exposition rapidé du plan que j’ai suivi dans ce traité.
Les prolégomènes ci-dessus indiqués ayant été exposés, j’ai enfin abordé la pathologie du cœur, et jé l’ai divisée en deux parties.
Dans la première partie se trouvent des considérations générales : x"" sur les caractères anatomiques el lesiège précis des maladies du cœur ; sur leurs carac-^ tères physiologiques et leur diagnostic ; 3® sur leurs causes ; 4® sur leur nature et leur classification ; 5o sur leur marche^ leurs terminaisons , et leur durée ; sur leur pronostic ; 7® sur leur traitement ; 8® sur la complication des maladies^ du cœur ^ soit entre elles , soit avec les maladies des autres organes.
Dans la seconde partie , on a étudié chaque maladie du cœur en particulier, cohforméhient à la classificà^ tion présentée dans le tableau placé à la fin de cetté préface. A l’époque actuelle de la science , il est bien difficile de soumettre les maladies à une classification qui ne laisse rien à désirer. Je demande quelque indulgence pour celle que j’ai adoptée , bien résolu à la changer pour une meilleure que d’autres médecins pourraient proposer.
Én général, dans la monographie consacrée à chaque maladie , j’ai suivi l’ordre suivant. Après quelques considérations préliminaires sur l’état actuel de la science relativement aux points les plus saillants du
PRÉFACE
sujet à traiter, je rapporte et je catégorise , dans une première section , les observations particulières sur la maladie qu’il s’agit de décrire ; et dans une seconde section , j’en trace l’iiistoire générale.
Le nombre des observations contenues dans cet ouvrage est considérabie(il s’élève à 200 environ), et quelques unes d’entre elles sont très étendues. Plus l’art d’observer fait des progrès, plus les observations particulières deviennent longues. Une observation n’est jamais trop détaillée , lorsqu’elle n’est que le tableau fidèle de tout ce qui s’est passé d’inaportant pendant le cours de la maladie , et de tout ce qui a été rencontré d’anormal , à l’ouverture du cadavre , dans les cas malheureux. Sans doute , la plupart des observations que contient ce traité sont bien plus longues que celles consignées dans les ouvrages que nous avons indiqués plus haut , et cependant , si j’ai quelque inquiétude , ce n’est pas quelles paraissent trop détaillées aux vrms observaîçars (i). Le temps n’est peut-être pas éloigné où elles paraîtront incomplètes , comme le sont évidemment celles que nos prédécesseurs ont recueillies. C’est ainsi que les faits particuliers vieillissent, et avec eux les systèmes auxquels ils servaient
(1.) MM. les.docteurs Jates Pélletan, Montaalt, Raciborski, Andry, chefs de clinique attachés au service dont Je suis chargé , m’ont secondé avec un zèle dont je ne saurais trop les remercier dans les travaux nécessaires .à la collection d’un bon nombre d’observations partienlières. Je me fais aussi un devoir de témoigner ma reconnaissance à tous ceux de mes jeunes confrères qui, après avoir assisté à ma clinique, ont publié, soit dans leurs dissertations Inaugurales , soit dans les journaux de médecine , etc. , des faits et des {Uscassions .propres à soutenir les doctrines qui sont enseignées ici.