ARTICLE CINQUIÈME
ËOîisfBWSTIOîfS ÔENÉiiAtÉ's SUR LA MARCHE, Le's TERMINAISONS ET LA DUREE DjS MAtADlÉS ifu CbÉüg.
Le point de vue sous lequel nous étudions ioi les maladies du cœur diffère beaucoup suivant les diverses classes de ees maladies. Quelle différenée n’existe pas , par exemple, entre la marche , la terminaison , là durée d’une pérb cardite ou d’une endocardite i et la marchn , la terrainaisoa et la durée d’une solution dé continuité de quelqu’une des parties du cœur, d’une affection purement nerveuse, teffè que les palpitations , la syncopé , etc. ! Une rupture des parois dji cœur n’a, pour ainsi dire ^ aucune durée ; elle înEff*
DURÉE ET TERMIÎfAISOIS-S DES MALADIES DU CCffiUR. SüS
che avec la rapidité de la foudre , et se termine par la mort la plus subite qu’on puisse imaginer; tandis que des palpitations nerveuses peuvent durer des années entières eii présentant ordinairement utiemarcbe intermittente, régulière ou irrégulière, et se terminent, tant qu’elles Sont purement nerveuses i sans laisser à leur suite àueuUë altéra-^ tion dans la structure du coeur.
I. Au reste, les maladies phjsicà ou ëkimüiti-viiàlë^ (i) du coeur sont lés seules dont il importe réëllèmèfit de faire connaître la marche , la durée et les terminaisons variables. Or^ eès maladies; en cela semblables à leurs analogues dans tous les organes ëri général; alFèctetit une marcbé tantôt rapide et tantôt lente ; parcourent â pas prêéîpités les divers degrés, les phases réglées de iéùr èèïHpîèté évolution, et ne durent que quelques jours, OU âéérlvéSt j aU contraire; lentement le eerclèdeleur ubtîer développement ; et leur durée occupe plusieurs sefnaiueS , plusieurs mob, même plusieurs années. Gelles qüi aiTeëtent la pfemièrê rnarche portent le nom à'üigüës i ét l’on désigne SOUS le nonâ de ehmniqiieg célks qui suivent la sècunde î ces dernières sont très souvent cdnsécütives aux premières; dont elles constituent une des terminaisons qü’ilirbporte lëplüs au vrai praticien de bien connaître. Parmi les différentes espèces dont se compose la classe dé Maladies rjde nous ésaminons , toutes n’afFectéat pas avée la taêMë fâëiiitê la marche aiguë ou chronii|Ue.
ii’hyperirophiè et ^atrophie du cœuf (augmentation ou ditainution de la nutrition des divèrs tissus de cet organe et spécialement de sa substance Musculaire), en prenant ces
(1) Jè" lèem^ia^je a« Jeïileur la pexiBissien de me servir de cette èxpressioo abréviative, pour désigner les maladies qui cnnslsienl dans «ne perturbation Quelconque des actes phÿsique"s, chimiques ou physico-chimiques par léSqüèl's sé fëvêlè à nôiis la vie ihteriëdré ou organique , ét qui , comme tout lë âonàe lésait,- sont là fcirctfiàtiën , l’éxliâtatîori èt î’aèsürpllon , la sécrétion et la iiatritioa;étc; .
dénominations dans leur rigoureuse acception , ne se développent jamais d’une manière aiguë, et restent ainsi fidèles à cette marche mesurée , è ce mouvement lent et en quelque sorte chronique , qui constitue l’allure de l’acte nutritif à l’état normal. La diminution ou l’augmentation de sécrétion obéit quelquefois à la même loi. Néanmoins il est des cas hydropéricarde qui se font distinguer par une marche rapide et réellement aiguë.
Les ramollissements du cœur qui se manifestent , indépendamment de toute inflammation actuelle ou antécédente , pendant le cours de certaines affections générales, constitutionnelles (scorbut , scrofules, diathèse ou infection purulente , etc.), sont asservis à la marche que suivent ces dernières affections , et s’ils sont quelquefois aigus, ils sont bien plus souvent encore chroniques.
Les inflammations des divers tissus du cœur peuvent revêtir la marche aiguë ou la marche chronique. Si l’on réfléchit [à la haute importance des fonctions du cœur, on comprendra sans peine pourquoi , lorsque les inflammations aiguës de cet organe sont très violentes à la fois et très étendues, elles peuvent entraîner la mort après une durée de quelques jours seulement. Le Démosthènes français, Mirabeau, fut emporté de cette manière par une péricardite suraiguë. Faisons toutefois remarquer ici que la péricardite ne devient presque jamais si soudainement mortelle que dans les cas où elle se trouve compliquée d’une grave inflammation de la membrane interne du cœur [endocardite] ou de la plèvre et des poumons , dernièrecomplication qui existait chez Mirabeau.
Corvisart s’est trouvé fort embarrassé lorsque, après avoir dit que, rigoureusement parlant , il serait possible de distinguer les maladies même organiques du cœur, en aiguës t en chroniques, il a fallu appliquer cette division. La raison de cet embarras, c’est que le célèbre auteur avait cru devoir placer les inflammations du cœur dans deux catégories
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essentiellement différentes, selon qu’elles étaient aiguës ou chi'oniques : je veux dire que Corvisart enseignait quon ne peut pas , a (a 'vérité, nommer organiques la péricardite et V inflammation du cœur a l’état aigu, et qu’on devait, au contraire , appliquer cette dénomination aux mêmes maladies à l’état chronique. En effet, si la péricardite et la cardite aiguës ne méritent pas d’être rangées dans la classe des maladies organiques aiguës du cœur, à quelles autres maladies Corvisart réservera-t-il cette place ? « à quelques » ruptures partielles , semblables à celle dont il a donné un » exemple, ou d’autres analogues.» [Ouv. cit., pag. 4o6.) Voilà pourtant la singulière conclusion à laquelle ce grand médecin a été logiquement réduit , pour avoir classé et défini comme il l’a fait les inflammations du cœur.
Un esprit de celte trempe ne pouvait manquer de s’apercevoir qu’il y avait quelque chose de choquant à ne placer dans la classe des maladies organiques aiguës du cœur que quelques ruptures partielles de cet organe, telles que celle dont il a rapporté une observation, ou d’autres analogues. Aussi s’est-il empressé de citer deux cas de maladie organique du cœur, autres qu’une rupture , dans lesquels les symptômes ont affecté une marche aiguë. Malheureusement, Corvisart ne s’explique point sur l’espèce ou la nature de ces maladies, ainsi que le prouvera la citation du passage suivant de son ouvrage : « J’ai vu dernièrement, dit-il, un «homme d’environ 76 ans, succomber en quatorze jours à «tous les signes et à tous les symptômes d’une véritable n maladie organique du cœur (1), sans le moindre indice » antécédent de cette affection.
« J’ai vu encore , poursuit-il , un homme âgé de 55 ans, «qui avait toujours joui d’une bonne, santé...... éprouver
«l’invasion subite d’une affection organique du cœur (2) ,
(t) Laquelle?
(2) Laquelle encore ?
MALADIES DU CCEUR EN G^KÉIIAL.
» aceêîupagnée Sur-lè-champ des symptômes les plus ma^ s nifesles et les plus graves : il y succomba au bout de cinq »mois. 9 (ûu(^.cié.ipag,^o6.)
Gorvisart n’ayant poipt exposé les symptômês observés dans les deux cas qu’il a cités, poür montrer des exemples de la marché aiguë des maladies organiques du cœur autres que les inflammations dé cet organe , il est tout-à*fait im^ possible ( il n’est pas fait mention de l’puverture des corps) de savoir positivement à quèlle catégorie de maladies il faut rapporter ces deux casi Mais les faits nomfjreux que j’ai recueillis, depuis huit, années, sur les maladies vraiinent aiguës du cœur^ me portent à croire qu’il existait chez les deux sujets observés par Gorvisart, soit une péricardite ou unecardite> maladies dont lé diagnostic, de l’aveu de cet illustré auteur, était encore alors eqvelôppé d’épajsses ténèbres , soit plutôt une endoeardite , paaladie qui n’était pas alors Goqnue , même de Corvisarh
D’un autre côté , en plaçant là péricardite et la eardite chroniques parmi les xaalaàïeê ^rganiqïiès dù çCéur, et en excluant de cette catégorie les mêmes màlaâièS à l’état aigu, Gorvisart frappai^ d’un Coup imprévu sa division deâ organiques eœUr en aiguës èt eïi chroniques. Car cotnment la péricardite et là cardiië, qui, pour avoir en quelque sorte le droit de siéger parmi les maladies organiquès -, doivent être Wàc'es-sà.ir'einént hkrbmq'tà'&s , auraient* elles pu revêtir leS' deux formes assigfâéeis par Gorvisart aux maladies ©rgàniqü'es du Cœur (i) ?
(1) Au reste, je suis obligé de relever ici ùïié côhlradlclibh qùé là ràpldîté âv4c lâquéilé Cèévisai-t à dù tomg^osèi- son oüvrà'ge nè lui a sans doute pas peraiis d’àpercevoir. Après avoir formeUement étabji, comme nous ver nous dçJç yoir, que jfsmaigdiçs opgq piques ylu peqyent êU:f distiqgnées en aiguës et chroniquès, J1 pose en principe, un peu plus loin , « que lesma- » ladiés aiguës dii cœiir ne 'péiwentp 'às être rigoureusement placées dans le rang » des maladies organiques n ( p. 4l7 ). Il ajoute que les maladies qn’ii àppèlle aiguës , sont la péricardite aiguë et la eardite, et, dans «ne note pVéçédênte, il
DURÉE ET TERMIÎTÂISOS^S DES MALADIES DU COEUR. 827 Les faits particuliers que nous rapporterons <ians le cours de cet ouvrage pourront seuls nous fournir quelques données approximatives sur la durée des maladies aiguës et chroniques du cœur. Nous verrons alors que, pour le calcul de cette durée, il faut prendre en sérieuse considération les moyens employés contre la maladie , Fâge jle tempérament du sujet, les complications , etc., etc.
Je ne puis trop insister sur lanécessitéde tenir le compte le plus sérieux du mode de traitement quand il s’agit d’apprécier la durée des inflammations en général et de celles du cœur en particulier. En effet, depuis huit ans que nous avons mis en pratique une nouvelle formule des émissions sanguines, plus de 2,000 faits sont venus démontrer que nous avions abrégé de plus de moitié la durée de ces maladies, prévenu leur passage à l’état chronique , en même temps que i-éduit la mortalité presque à zéro.
II. Les différentes terminaisons que peuvent présenter les diverses espèces de maladies comprises dans la catégorie dont nous nous occupons , et spécialement les inflammations, constituent, à n’en point douter, l’une des questions les plus délicates, les plus intéressantes et malheureusement les plus controversées de la médecine clinique. Depuis plusieurs années , nous n’avons cessé de la discuter, pour notre part, avec toute la bonne foi et toute rindépendanee dont nous sommes capable, et nops avons la satisfaction de croire que ces discussions n’ont pas été complètement inutiles au succès de la bonne cause. Toutefois , la conviction n’a pas encore pénétré dans tous les esprits, et Ton. ns saurait trop redoubler d’efforts pour le triomphe plein et entier de la vérité,.
Nous avons dit , et tout le monde en convient , que les
déclare que « ce mot aigu ne doit s'entendre que par rapport à la rapidité de * l’invasion ou de la marche , et non par rapport à la nature inflammatoire » (p. 406). On voit que Corvisart s’est un peu écarté ici de cet esprit de précision et de clarté qu’il possédait à un si haut degré.
inflammations aiguës du cœur , comme celles de tous les organes en général, pouvaient , dans certaines circonstances, se transformer en inflammations chroniques. Pour avoir une idée large et complète de toutes les terminaisons des inflammations aiguës des divers tissus du cœur, considérées sous le point de vue de l’anatomie pathologique , il est indispensable de suivre d’un œil attentif les altérations ou transformations variables dont sont susceptibles , et les tissus frappés d’inflammation, etles produits sécrétés anormalement sous l’influence de cette sorte d’opération morbide. C’est en suivant cette méthode , à la fois pratique et philosophique; c’est en se conformant aux lois les plus évidentes de la saine observation, en se dégageant de tout esprit de système, que l’on parvient, sans rapprochement forcé, à rattacher aux effets d’une inflamihation actuelle ou passée , certaines productions accidentelles ou organiques du cœur, qui , jusque là, avaient été regardées comme des maladies absolument indépendantes de tout travail inflammatoire , soit aigu, soit chronique (i). Certes, et cet ouvrage en fait foi , je n’ai point négligé l’étude des maladies qui ne sont nullement le résultat d’un processus inflammatoire quelconque ; je n’ai point dit ni écrit, ainsi que l’a prétendu Laënnec, que maladie et inflammation fussent deux mots synonymes , identiques ; je crois même avoir multiplié autant et plus que Laënnec les classes et espèces
(1) Je dis certaines productions accidentelles, et non pas toutes les productions accidentelles. Sans cette réserve expresse que j’ai faite en tout temps, on pourrait m’imputer l’absurde pensée de placer aussi au rang des productions consécutives à l’inflammation , non seulement les calculs urinaires, mais les vers, mais les insectes divers, qui se développent accidentellement dans certaines régions du corps.
Je n’ignore pas que quelques personnes m’ont, en effet, accusé d’avoir soutenu que toutes les productions accidentelles indistinctement étaient un résultat de l’inflammation. Mais qu’est-ce que cela prouve, sinon que ces personnes m’ont fait dire en cette occasion ce que je n’avais jamais dit?
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de maladies. Mais de ce que le cœur, de même que tous les autres organes, n’est que trop susceptible de plusieurs modes morbides très différents, il ne s’ensuit pas nécessairement, je pense, que l’inflammation prolongée de la membrane interne de cet organe et du tissu fibreux sur lequel elle se déploie en certains points, ne puisse donner lieu à l’épaississement, à l’induration, aux végétations des valvules, ainsi que je me suis efforcé de le démontrer il y a plus de dix ans, et comme je le démontrerai plus amplement encore dans ce nouvel ouvrage. Ce rapprochement, d’ailleurs, ou si l’on veut cette théorie , n’a dû me coûter qu’un peu d’exercice du plus vulgaire esprit d’induction , et je suis loin de m’en glorifier. Mais j’ai du moins quelque droit d’être surpris de ' l’opposition qu’a fait éclater une doctrine si simple , si facile , et aussi claire en quelque sorte que la lumière du jour. Quoi ! ce rapport est si palpable, si évident, qu’il n’est point d’esprit assez dépourvu de pénétration pour ne le pas saisir immédiatement, et cependant ce n’est , au fond , que pour l’avoir signalé , que , de toutes parts , on s’est écrié que je voyais partout l’inflammation, et que je ne voyais rien autre chose ! Que la paix soit donc signée désormais , et qu’il me soit permis de ne plus craindre d’être accusé de vouloir substituer le mot inflammation à celui de maladie , lorsque je dirai qu’à la suite de l’inflammation du tissu séro-fibreux des cavités du cœur , il peut s’opérer diverses productions accidentelles , analogues à celles que déterminent si souvent la pleurésie et la péricardite. J’ajoute , pour bien faire comprendre ma pensée, que les productions dont il s’agit sont, jusqu’à un certain point, pour les maladies indiquées , ce qu’est la cicatrice pour une plaie et un ulcère ; et que conséquemment de même que la présence d’une cicatrice suppose l’existence antécédente d’une ulcération ou d’une plaie, de même aussi, quand on rencontre les productions auxquelles nous faisons actuellement allusion , on peut avancer qu’elles ont
été précédées d’une inflaramalioD , dont eiles ne sont que \es reliquats , et si j’ose m’exprimer ainsi, que la cicatrice.
Je ne puis entrer ici d%ns des détails qu’il faut réserver pour l’iiisloire spéciale des inflammations du cœur. Mais je ne yeux pas terminer ce sujet sans citer celte sentence de Gorvisart , que je conseille à nos adversaires de vouloir Lien méditer : « Les maladies du coeur auxquelles je donne D le nom de chroniques organiques sont presque toutes des pro^ » duits , des suites ou des dégénérescences des inflammations ■ÿçiiguës
Coryisart, il est vrai, et je m’empresse de le déclarer, n’a point placé parmi les lésions chroniques organiques, cesX-kdire parmi les suites des inflammations du cœur, les adhérences de la membrane interne de ce viscère , les végétations et l’induration des valvules; mais il ne faut pas oublier que Gorvisart ignorait complètement Finflammation aiguë de Fenveîoppe dont il s’agit (endocarde). S’il l’eût bien connue, s’U l’eût bien suivie comme la péricardite dans toutes ses périodes , s’il en eût observé toutes les terminaisons , les rapports par lesquels les lésions organiques ei-dessqs indiquées se rallaehent à l’endocardite n’eussent point écbappé à sa profonde Sagacité à son coup d’œil sûr et perçant, et il n’eût pas laissé à ses successeurs le facile accomplissement de ce nouveau progrès de clinique philosophique et rationnelle (2),
(1) Ouvrage cité, page 421.
(2j Ainsi que je l’ai dit métaphoriquemen); dans un antre ouvrage : p.lles de l’inflammation, eerlaines productions accidentelles peuvent survivre à leur tr/êre, et développer qaelqueCois, à l’instar de corps étrangers, une autre jfiflainm§tioq, En teptçgr, «pe fqis organisées, ces productions, abandonnées 4 pUesrtnptpps , vivent de leur propre vie sur l’er^ane où plies s§ trouvent greffées, et s’il m’est permjs de continuer |a métaphore dont je me suis servi plus haut, elles ressemblent, jusqu’à un certain point, au produit de la ctMiception qui, tout en empruntant à la mère les principes de sa vie ialra-uiériae, ne les convertit pas îaoins en sa propre substance en vertu
DTTBÉE ET TERMIS AlSOIfS DÈS MA.EAD1ÊS DÎT CXæUR. 33 l ill. La marche de la plupart des maladies du cœur, considérées sous le point de vue du Ij-pe, est le plus ordinairement continue. Quelques unes affectent le type intermittent : ce sont les névroses de cet organe. Gorvisart semble séaümoins porté à croire que les maladies organiques de cet organe elles^mêmes peuvent revêtir ce type. Après avoir tracé les différents degrés par lesquels passent , d’une manière continue , ces dernières maladies , il ajoute ; « Il est icépéndant dés cas où elles sont marquées par des païroxysnaes semblables entre eux, et qui se renouvellent javee une périodicité assez régulière pour qu’on puisse les » confondre avec certaines affections qui ont des accès pétriodiques, comme , par exemple , l’asthme. » Gorvisart rapporte â l’appui dé son opinion l’observation singulière ( je naè sers de son expression ) d’un anévrisme de l’aorte, dont les syniptômes avaient beaucoup d’analogie avec ceux de i’aslhme convulsif.
Je ne pense pas qu’on puisse rigouréusement admettre que les maladies essentiellement organiques du cœur soient susceptibles de marcher sous le type intermittent. Ce serait même une sorte de contradiction dans les termes que l’admission d’une telle possibilité (i). J’aime mieux croire
d’un pouvoir qui lui est inhérent. Lorsque la matière plastique et pour ainsi ûite aiâMe , séSrétée par l’effet dé l’inflammation et fécondée par les tissus sur lesquels elje s’est déposée , jouit décidémeul de la vie, elle constitue un popvel organe dppt la durée q’a le plus soqypnt d’autre terme que celui de la durée de l’individu lui-naêrne. Toutefois , ces. prganef ou productions parasites sont soumis, dans leur nutrition et leur développement, à quelques lois particulières qui peuvent, dans certains cas, en bâter la destruction et là piort, sans que les grandes fonctions en éprouvent un notable dommage.
(1^ Je dis que ce serait “fi® ÇOPtf'àdielion dans les terflaes, car, d'après la déûniliop de Çorvlsart, une uialadîe orgaP'AU® cpmrpe nous l’ayons vu, une dégénératian de la condition naturelle d’un organe ou d’une cle ses parties, 'suffisante pour que l’action facile , régulière et constante de cet organe , en soit lésée ou dérangée d’une 'manière sensible eï pertnanente , c’est-à-dire par conséquent SON iSlEiSMÏTÏÊSï®.
qu’elles peuvent , dans certains cas , coexister avec une névrose intermittente du cœur, et présenter ainsi , à la faveur de cette maladie surajoutée , la fausse apparence d’une périodicité , d’une intermittence qui leur soit propre. Mais si Tintermittence réelle est incompatible avec les véritables maladies organiques du cœur, dégagées de toute complication purement nerveuse, il n’en est pas de même de la rémittence , sous cette condition toutefois que la rémittence elle-même n’est point alors soumise à cette loi de régularité qui la distingue dans les fièvres, assez rare d’ailleurs , dont elle constitue le caractère typique. Il n’est aucun observateur, un peu versé dans l’étude clinique des maladies organiques du cœur, qui ne sache combien il est fréquent de voir les symptômes de ces maladies présenter des paroxysmes plus ou moins violents, soit sans cause connue et appréciable, soit à la suite d’un excès de régime, d’un exercice forcé , d’une vive affection morale , de certaines constitutions atmosphériques , etc., etc.
ARTICLE SIXIÈME