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Battements du cœur obscurs , profonds, difficiles h sen

(1) Lb malade s’est refroidi en se levant pour aller à la garde-robe, et il se plaint de ce qu’on ne lui donne que des boissons froides.

OBSERV. DE RÉRIC. TERlUIînéE PAR LA GTTÉRISON. 67 1

tir; léger bruit de frôlement dans la région précordiale , surtout dans la région des cavités droites ; matité dans V étendue de 2 pouces (54 mill.) en travers et de haut en bas.

On ajoute à la feuille de diagnostic : péricardite légère, Peesceiption. Vent.scarîf, rég. précord.y ‘i.palett. Le reste, ut supra.

24. Persistance d’un bruit obscur de froissement ; les bruits 'i'a/fr’M/airê.ÿ sont si sourds, qu’on les distingue à peine.

— Le malade dit se trouver mieux. Le pouls , toujours régulier, est à 92 , la respiration à 28 ; le sang des ventouses offre une légère couenne; la peau est chaude et moite; un peu de sommeil.

20 et 26. Le visage est plus épanoui ; le pouls se relève et s’élargit ; les bruits du cœur sont un peu moins sourds. (0« commence a donner du houill, et de lég. potag.)

Les jours suivants , le malade va de mieux en mieux et entre décidément en convalescence. {On augmente les aliments.-^ On continue le kermès).

7 et 8 décembre. La respiration vésiculaire est en grande partie revenue dans les deux côtés de la poitrine, mêlée seulement de râle muqueux. Les battements et les bruits du cœur reviennent à l’état normal; la matité de la région précordiale disparait.

Dans les derniers jours de décembre , il survient une bronchite, que quelques jours de régime ont bientôt dissipée.

Le janvier, le malade est parfaitement rétabli et mange les trois quarts (1).

(1) Lorsque ce malade fut admis â l’hôpital, les crachats jus de pruneaux, l’affaissement, la prostration, la fétidité de l’haleine, la sécheresse extrême de la peau, le dévoiement , semblaient contre-indiquer les saignées en général , et les saignées suivant la nouvelle formule en particulier. Nous pensâmes cependant que c’était dans leur emploi qu’il fallait .cheFcher lé salut du malade , et, contre l’attente de quelques assistants , le succès le plus coniplel ne tarda pas â côürôiînér hos efforts.

Post-scriptu‘m de la première édition. — Depuis que ce chapitre a été livré à l’impression, j’ai eu occasion de rencontrer de nouveaux cas de péricardite , qui ont été heureusement combattus par les émissions sanguines pratiquées suivant la nouvelle formule. Voici l’extrait de trois de ces nouveaux cas, qui ont été recueillis avec la plus grande exactitude.

CAS. iV“ 17, salle Saint~Jean-de-Dieu.. — Homme de Sa ans, sanguin, fortement constitué, entré le Si janvier iS55, et malade depuis 5 jours.

Pleuro-pneumonie gauche des plus violentes, compliquée de péricardite. — D’abord , léger bruit de Jroissement dans la région précordiale , sans matité anormale ; plus tard, matité de 4 pouces 1 ligne (110 mill.) en travers, et de 3 pouces 1/2 (95 mill.) verticalement.

Bruits du cœur éloignés, obscurs, comme étouffés; battements du même organe insensibles au toucher et à la vue, etc. En cinq jours, 6 saig. de ^ pal., 3 applic. de /vent, scarif. de 3 palet. — A la suite des saignées un vésicat., et en trois jours, 20 grains (10 r/ec/^r.) d’émétique.

Le lé® jour après l’entrée, il n’existait plus de matité anormale dans la région précordiale ; les battements et les bruits du cœur reviennent graduellement à l’état naturel : le malade commence à manger.

2® CAS. iVo 10, salle Saint- Jean-de-Dieu. Jeune homme d’une vingtaine d’années , pâle , d’une faible complexion , entré le 29 janvier i835, atteint depuis 4 jours d’une pleurésie gauche , compliquée de péricardite. Cœur refoulé en haut et à droite par l’épanchement pleurétique. Matité d^e la région précordiale , de 3 pouc. 7 lig. (97 mill.) Iransvers. et de 3 p. 4 üg- (90 mill.) vertical. ; léger bruit de froissement péricardique; bruits du cœur lointains, obscurs, comme étouffés.

En trois jours, 3 saignées de 3 palett. à 3 pal. i /2 ; 2 applicat. de vent, scarif. de 3 palett. et un vésicatoire. —

OBSERV. DË PÉRIC. fERMlJSÉE PAR ÉA GPERISOÎT. b'~j% Convalescence , les 5® et 6' jours après l’entrée; le i2*jonri le malade mange déjà le quart; point de rechute.

5® CAS. N° 26, salle Saint-Jean-de-Ilieu. Jeune homme de 21 ans, pâle, lymphatique, mais largement constitué, entré le 9 février 1 855, atteint depuis huit jours d’une pleurésie droite, avec énorme épanchement, et compliquée d’une péricardite. Matité de la région précordiale , de 4 pouces (108 miil.) verticalement et transversalement. Battements du cœur profonds, insensibles à la vue et au toucher, accompagnés d’un bruit léger de frottement péricardique; bruits valvulaires obscurs, étouffés, et à peine distincts, etc.

5 saignées de 5 à 4 palettes; 4 applications de ventouses scarifiées de 3 palettes; large vésicatoire.

10 jours après l’entrée du malade, la convalescence se déclare (on permet du bouillon).

Aujourd’hui, 27 février, 18® jour, l’état du malade est on ne peut plus satisfaisant. Les bruits et les battements du cœur sont revenus à l’état normal ; la respiration se fait entendre dans le côté correspondant à l’épanchement pleurétique et les aliments qu’on permet en petite quantité sont très bien supportés.

En définitive, des 18 sujets affectés de péricardite aiguë, dont nous avons recueilli et rapporté les observations ( observ. !'■% 2*, 3% 5®, ii% i3®, 33®, 34% 35®, 37=, 39®, 4o%"4i% 4®% 43% plus, les 3 cas rapportés à la suite de cette dernière), 6 ont succombé (observ. 1"®, 2®, 3®, 5®, i3®),

et 12 ont été guéris. Parmi les 6 de ces 18 malades qui ont succombé, il en est 3 (observ. i''®, 2®, 11®) qui n’ont point été traités parla méthode des émissions sanguines, telle que nous l’avons formulée à l’article Traitement. Si l’on retranche ces 3 cas mortels de la somme totale indiquée ci-dessus, il nous restera i5 malades, parmi lesquels nous compterons 12 cas de guérison, et 3 cas de mort. Des 3 sujets qui ont succombé , il en est 1 (observ. 5®) qui était affecté d’un tétanos , et chez lequel la péricardite n’a réelle-

ment été pour rien dans la terminaison fatale. Restent donc i4 cas de péricardite, sur lesquels a seulement ont été mortels (observ. 5® et i3®). Qr, chez le malade qui fait le sujet de robservalion 5®, la péricardite était compliquée delà plus violente pleurésie qu’on puisse rencontrer, de pneumonie, de splénite et d’érysipèle naissant de la face. A l’ouverture du cadavre , il n’existait presque plus de trace de la péricardite , dont nous avions d’ailleurs annoncé la résolution avant la mort du malade. Par conséquent, c’est bien moins à la péricardite elle-même, qu’à ses complications, qu’il faut attribuer la mort de ce malade. C’est aussi, en grande partie, à une complication du même genre que nous devons rapporter la mort du sujet de la 1 3® observation.

Il résulte de ces réflexions sur les faits ci-dessus résumés , que , comme nous l’avons dit précédemment, la péricardite aiguë simple , convenablement traitée , ne se terminerait presque jamais d’une manière funeste , et que cette même maladie, quelque graves que soient ses diverses tions, n’est pas constamment et nécessairement mortelle , puisque nous n’avons perdu que 2 des ï4 sujets qui ont été traités conformément aux préceptes que nous avons exposés plus haut. Et comme les succès de cette méthode, loin de se démentir, semblent, au contraire, se confirmer chaque jour de plus en plus dans le service qui. nous est confié, peut-être le chiffre de la mortalité baissera-t-il encore (1)^

(1) Cette conjecture a été confirmée par une nouvelle pratique de cinq années. Dans ces cinq dernières années , j’ai donné à la nouvelle formule des émissions sanguines plus de précison encore , et elle a triomphé de tous les cas de péricardite auxquels elle a pu être appliquée , soit à l’hôpital , soit dans la ville.

DE DA. CARDITE.

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