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PREMIÈRE CATÉGORIE

OBSERVATIONS DE CARDlTE TERMINEE PAR RAMOLLISSEMENT ET SUPPURATION.

OBSERVATION 44“ (î).

Homme de 67 ans. — Douleur jdans le côté gauche de la poitrine , dyspnée, pouls faible, irrégulier, intermittent; délire. — Mort le septième jour après le début de la douleur de côté. — Épanchement purulent dans la plèvre gauche et dans le péricarde. — Cœur mou, flasque, se réduisant facilement en bouillie à la moindre pression , avec infiltration d’une matière grasse entre les fibres charnues , et développement d’un réseau vasculaire très apparent.

« Un décrotteur, âgé d.e 67 ans , d’un tempérament san- Dguia, éprouva, le 24 avril i8o3, une douleur assez faible

(l) J’emprunte cette observation à Corvisart (elle est la 37« de l’JSssai sur les maladies du cœur).

58o MALADIES DU COEUR EN PARTICULIER

B dans le côté gauche de la poitrine , avec augmentation » d’une gêne delà respiration à laquelle il était sujet depuis » 5o ans. Deux jours après, il cracha du sang , et le 29, cin- » quième jour de la maladie , il fut admis k la clinique in- » terne , avec mal à la tête , figure animée ; œil brillant ,

« respiration un peu gênée, poitrine vaguement douloureuse,

» point de palpitations, pouls faible, irrégulier, intermittent, «inégal sur les deux bras. Le lendemain, la respiration » était plus difiicile, bruyante, râleuse; il sentait beaucoup I) plus de douleur dans la poitrine ; il y avait du délire , ac- B compagné d’une grande loquacité. Dans la matinée de ce » jour, il se leva de nouveau à midi , il se recoucha , et ex- » pira inopinément le septième jour de la maladie.

» La douleur de la poitrine , la gêne de la respiration , «l’examen extérieur du malade, m’avaient, dès le second a joui’, donné la certitude de l’existence d’uné péripneumoanie. L’œil brillant, la loquacité, le délire, le siège delà » douleur, les caractères du pouls , m’indiquaient que l’in- >) flammation s’était étendue sur le çœur (1), sans que je «pusse soupçonner la dégénérescence particulière du tissu » de cet organe.

» A l’ouverture du cadavre, la figure était inégalement B livide et violette ; les veines sous-cutanées étaient gorgées » de sang.

» Le poumon gauche était recouvert, dans une grande par- » tie de son étendue, surtout près du péricarde, d’une couche «pseudo-membraneuse de plusieurs lignes d’épaisseur.

» La cavité du péricarde contenait environ une livre de «liquide purulent, floconneux. Sa face interne était en- » duite d’une fausse membrane dont la superficie était ma- « melonnée.

T) Le cœur t de -volume naturel , était mou et flasque. Les pa-

(1) Pour reconnaître avec certitude une péripneumonie et une inflammation du cœur, il nous faut aujourd’hui dés signes moins vagues, moins équivoques , que ceux exposés dans le récit de cette observation.

PREM. CA.TÉGOB.IE d’oBSERVATIOÜîS DE C4RDITE. 58 l

» rx)is charnues des ventricules et des oreillettes étaient pâles ,

I jaunâtres ; on aurait dit qu’une substance grasse s’était dés posée entre les fibres charnues qui paraissaient écartées les > unes des autres. On voyait à la surface de ces parois blan- » châtres , ainsi que dans l'intérieur même de leur substance T. charnue, unréseau vasculaire bien développé et très apparent.

» En pressant légèrement entre les doigts la substance charnue ,

•a on la réduisait facilement en une espèce de bouillie dont la D couleur était pâle et terne.

» Toutes les cavités du cœur contenaient des concrétions » polypiformes qui se continuaient dans la cavité même des » gros vaisseaux. »

Réflexions. — Corvisart ne craint point d’ affirmer que Y état pathologique du cœur ci-dessus décrit dénote certainement un état inflammatoire antérieur. Or, cet état pathologique est un véritable ramollissement du cœur. La coexistence d’une péricardite est un nouvel argument en faveur de l’opinion de Corvisart. Les deux autres observations de cardite , rapportées à la suite de celle-ci dans Y Essai sur les maladies du cœur, sont également des exemples d’un ramollissement de la substance charnue du cœur coïncidant avec un épanchement purulent dans le péricarde. Corvisart dit qu’il ne se souvient point d’avoir eu occasion d’observer la cardite aiguë non compliquée.

A la suite des trois observations qu’il possédait , pour sa part , sur l’inflammation du cœur, Corvisart rapporte celles de Meckel , de Storck et de Fabrice de Hilden , sur le même sujet. Les observations de ces derniers auteurs sont au nombre de six et dans toutes il existait une péricardite en même temps qu’une cardite. Les caractères de cette dernière maladie n’y sont malheureusement pas exposés avec tout le soin et toute la précision nécessaires en pareille matière.

Parmi les observations que renferment le précédent chapitre et le chapitre troisième, on trouve quelques cas dans lesquels la péricardite ou l’endocardite étaient compliquées

d’un ramollissement inflammatoire du tissu charnu du cœur. Je me contenterai donc de rapporter ici le fait suivant, dans lequel le ramollissement du cœur se trouve encore combiné avec une péricardite. Ce cas aurait été plus détaillé , si le malade eût été soumis à notre observation dès l’origine de l’affection à laquelle il finit par succomber.

Jeune homme de 27 ans. — Fluxion de ^oUfine incomplètement guérig, fièvre lente, marasme, (lyspnée , infiltration des membres inférieurs, — Mort deux ou trois mois après le début de la fluxion de poitrine. — Adhérences dans les deux côtés de là poitrine. — Exsudation albumineuse dans le péricarde. — Ramollissement brunâtre du tissu du cœur.

lin jeune bomme d’environ 27 ans fut admis à l’bôpital Gocbin, dans le cours du mois de septembre 1825. Il était sorti depuis quelques jours de l’bôpital de la Charité , où il avait été traité d’une fluxion de poitrine , dont il n’était pas entièrenjent rétabli au moment de sa sortie. Autrefois fort et bien constitué , il était , au moment de son entrée à Cocbin , d’une maigreur extrême et d’une faiblesse considérable. Son teint était sale et comme terreux, sa peau sèche, son pouls petit et fréquent. Il conservait de la dyspnée, et ses membres inférieurs étaient infiltrés.

N’étant plus attaché alors au service de rbôpital Cocbin, je n’examinai pas assez attentivement la poitrine etla région précordiale , pour pouvoir porter un diagnostic précis. / On essaya les apéritifs pour combattre l’infiltration. On fut bientôt obligé de suspendre ces moyens , en raison du développement d’une irritation du tube digestif. Cependant l’infiltraiion disparut peu à peu, ainsi que la gêne de la respiration. Mais il existait toujours une petite fièvre , et le malade, d’un appétit vorace, se consumait au milieu d’un dévoiement continuel , accompagné de coliques assez violentes. Il mourut le 20 octobre , environ six semaines après son entrée.

PREM. CATÉGOME d’ OBSERVATIONS DE CARDITE. 683

Autopsie cadaoériquBt environ 24 heures après la mort.

1° Habit, extérieure. — Marasme ; point de traces de décomposition putride.

2° Organ. respirât, et circulât. — Les poumons , rosés , crépitants, parfaitement sains, adhéraient de toutes parts aux parois pectorales, ainsi qu’au péricarde. Ce dernier adhérait au cœur dans tous les points. Il existait entre le feuillet pariétal et le feuillet viscéral une exsudation albumineuse , jaunâtre , de la consistance de blanc d’œuf à demi cuit , faiblement unie à la surface du cœur , dont on la détachait à l’instar d’une fausse membrane de formation récente , bien qu’elle fût évidemment déjà assez ancienne. Cette exsudation teriait, au contraire, au feuillet pariétal par des filaments celluleux assez serrés. Enseveli, pour ainsi dire, au centre de cette masse albumineuse, dont l’épaisseur était de plus de 5 lignes (7 mil!.), le cœur avait un très petit volume, comme s’il eût été atrophié par la compression. Sa surface extérieure était d’un rouge foncé , nuancé de quelques points noirâtres. Son tissu charnu était brun , ramolli et très facile a déchirer.

Introduit dans le ventricule gauche , le doigt en remplissait étroitement toute la capacité.

OBSERVATION 46^ (i).

Femme de 36 ans. — Syinptômes de lésion organique du cœur, à la suite de trois attaques de rhumatisme articulaire aigu. — Tout-à-coup, symptômes d’une maladie aiguë, avec dyspnée, lipothymies, etc. — Mort dix-sept jours après le début de ces accidents. — ^ Cœur volumineux, mou et flasque. — Trois ou quatre abcès dans la substance musculaire du cœur, avec rougeur noirâtre ; pus sanieux dans l’épaisseur de l’appendice auriculaire. — Épaississement cartilagineux de la valvule mitrale, avec rétrécissement de Torifiee auriculo-ventriculaire gauche.

<r Une domestique, âgée de 56 ans., fut atteinte, vers sa

(1) Celte observation est de M. Raikem. On la trouve dans les Bulletins de la Faculté pour l’année 1809, avec ce titre : Extrait’ d’une observation sur une

» treizième année , époque où elle travaillait dans des caves » humides et couchait dans des bât^ents neufs , d’ün rhu- »matisme goutteux aigu. A i6 ans, il survint une récidive » du rhumatisme , à la suite de laquelle les doigts et les » orteils restèrent toujours fixés dans une direction vicieuse, » avec impossibilité d’une extension complète. Au mois de «juillet 1808, après des fatigues multipliées, il survint une » troisième attaque de rhumatisme articulaire qui sévit » successivement sur toutes les articulations des membres , » et se dissipa , au bout d’une quinzaine de jours , en laisr » sant les jambes œdémateuses , surtout le soir, pendant deux » mois.

»Le 5 novembre de la même année, cette fille se cou- «cha bien portante, ne dormit pas,' et éprouva, après s des horripilations générales, des mouvements vifs et tu- » multueux du cœur, une douleur lancinante dans la région «précordiale, de la dyspnée et une lipothymie qui dura une » heure. — Les jours suivants, les mêmes symptômes persis- «tèrent, quoiqu’avec un peu de relâche (il survint plusieurs «lipothymies).

» On adnainistra des antispasmodiques , de l’étheb ; on ît appliqua de la moutarde aux pieds ^ des 'vésicatoires aux » jambes.

« Tous ces moyens n’apportèrent aucun soulagement, et «la malade fut admise à l’hôpital Saint- Antoine (c’était le a quatrième jour de la maladie).

«Face abattue, teint blafard, lèvres vermeilles , gonfle- «ment extrordinaire des veines du nez et des jugulaires ; «réveils en sursaut. — Nausées et vomissements fréquents; «langue rouge, lisse, humide; douleur à l’épigastre. — «Pasdetoux, respiration petite , fréquente, diaphragma- » tique. — Pedpitations du cœur véhémentes, intermitten-

cardite aiguë, compliquée d’inflammation d’une partie du poumon et de la membrane muqueuse de l’estomac.

PREM. CATÉGORIE d’ OBSERVA.TIOSS DE CARDITE. 685 stes, irrégulières, sensibles àla Yue; décubitus sur le dos, icrecta cer^’ice. Thorax résonnant bien. — Plusieurs lipo- » thymies dans la journée. {P otion fortifiante, infusion ^vineuse • de camomille.) ■

» 5 et 6. La potion paraît augmenter les palpitations et aies menaces de suffocation.

J) 7. Toux et crachats -visqueux et sanguinolents.

» 8. Le son de la poitrine devient obscur particulièrement » en bas. ( Émulsion , huit sangsues sur V épigastre.)

39 et 10. Vomissement des boissons , à l’exception de » l’eau sucrée.

» 12. Découragement, anxiétés extrêmes, lipothymies «incomplètes, palpitations toujours très vives; respiration «courte, fréquente, laborieuse , inégale , suspirieuse; froid fl des extrémités; délire pendant la nuit.

«Jusqu’au i8,peude changement; infiltration autour a des malléoles. {On pratique une saignée : le sang n’est pas » couenneux ).

a 19 et 20. Palpitations constantes, trouble extrême de B la circulation.Tous les symptômes d’une mort prochaine «existent... Cependant la malade n’expire que le 22 , con- » servant toute sa connaissance.

» Ouverture du cadavre.

a Le lobe inférieur des deux poumons est compacte. Les » plèvres n’offrent d’autre altération qu’une légère adhérence » de celle du côté gauche.

« Le viscère essentiellement malade est le cœur. Il a un «volume double de l’état naturel , il est mou et flasque ; le «ventricule gauche surtout est fort augmenté de volume, >> et ses parois sont amincies. — La valvule mitrale présente » de l’épaississement et un état cartilagineux. L’ouverture » auriculo-ventriculaire est rétrécie au point de n’avoir que » 6 lignes au plus de diamètre.

«A la face postérieure et supérieure de l’oreillette gau- » che , k travers le péricarde qui est parfaitement sain , on

» voit le tissu musculeux du cœur recouvert de petits points » blanchâtres , injectés d’une couleur rouge noirâtre, of- T)frant trois ou quatre petites tumeurs sphéroïdes , de deux a T) trois lignes de diamètre et soulevant le péricarde. Enlesincisant » il en coule un 'vépitahle pus sanieux et opaque. L’appendice » auriculaire de ce côté est dur, compacte , 'volumineux, et con- » tient un pus sanieux. • — Dans les autres parties du cœur la » fibre musculeuse n’o.ffre point d’altération . »

Réflexions. — C’est par des observations telles que celle-ci qu’il faut répondre à ceux qui osent nier les immenses progrès qu’a faits , depuis une vingtaine d’années, la rnédecine vraiment pratique. On prescrit une potion fortifiante et une infusion 'vineuse de camomille , à une malheureuse femme, qui étouffe et tombe en défaillance sous la double atteinte d’une inflammation aiguë des poumons et du cœur !

Jé rappellerai aux lecteurs que l’observation présente vient encore confirmer tout ce que nous avons dit si souvent déjà sur la connexité qui existe entre les lésions organiques du tissu séro-fibreux du coeur et les affections rhumatismales antécédentes des articulations. La femme qui est le. sujet de cette observation avait, en effet, été affectée, à trois reprises différentes, d’un rhumatisme articulaire aigu (à la suite de la troisième aff^qui^» jambes restèrent œdémateuses pendant deux mois) . A l’ouverture du cadavre , outre les traces de la maladie aiguë qui a entraîné la mort, on trouve un état cartilagineux de la -valvule rnitrale’ avec rétrécissement de T orifice auriculo-'ventriculaire gauche. D’après les faits si nombreux que nous avons précédempaent rapportés, n’est-il pas à peu près certain que la. lésion dont il s’agit a été la conséquence d’une endocardite valvulaire coïncidant avec le rhumatisme articulaire aigu dont la malade a été atteinte ? Cependant l’auteur de l’observation ne dit rien des rapports qui peuvent exister entre les affections inflammatoires du cœur et les affections inflammatoires des

PIUESI. CATÉGORIE d’oBSERVATIONS DE CARDITE. Ô87 articulations connues sous le nom de rhumatismes articulaires.

OBSERVATIONS 4T et 48'.

Homme de 68 ans. — Rhumatisme compliqué de symptômes d’inflammation du cœur. — Mort rapide. — Foyers purulents dans les parois , les piliers et la cloison du cœur.

Dans sa dissertation inaugurale sur la cardite partielle et générale^ M. Simonet rapporte le cas suivant ;

Obs. 47®* — Un ancien chirurgien, âgé de 58 ans, sujet aux affections rhumatismales, en éprouvait une grave atteinte , lorsqu’il fut amené à l’hôpital Beau] on. 11 avait alors les extrémités froides , une faiblesse générale , le pouls roide , serré , assez fort et irrégulier. Le cœur battait largement et tumultueusement , la respiration paraissait étouffée.

Une saignée fut vainement pratiquée. Le malade mourut quelques heures après dans une syncope.

Autopsie cadav. , 2 4 heures après la mort.

Sous la couche graisseuse du cœur , il y avait une demidouzaine de petits foyers purulents. La membrane interne du cœur était rouge dans plusieurs endroits j à travers cette membrane on apercevait deux points blancs jaunâtres faisant relief sur le pilier de la. valvule mitrale : l’incision en fit écouler du pus. Un de ces foyers pénétrait dans l’épaisseur du pilier. Une exsudation très mince revêtait les portions enflanamées de la menibrane ; dans divers points de l’épaisseur de la cloison , on rencontrait des foyers de deux à trois lignes , tous pleins d’un fluide- blanc-jaunâtre. Les espaces de la substance qui n’offraient point de foyers étaient gris- jaunâtre , ramotlis, se déchirant sous le moindre effort. Réflexions. —Voici encore un nouvel exemple d’une inflammation du cœur coïncidant avec un rhumatisme. Mais M. Simonet indique cette circonstance d’un rhumatisme chez un individu atteint d’une cardite, sans y attacher aucune importance. Le temps n’était pas encore arrivé où l’on

formulérait en /o? ce qui n’était encore qu’un fait pour ainsi dire de hasard, une circonstance fortuite.

Obs. 48*. — A l’ouverture du corps d’un individu qui succomba en deux jours à une inflammation très aiguë du cœur, M. le docteur Latham rencontra l’altération suivante : «Tout » le cœur offrait une teinte d’un rouge bran ; la substance » était ramollie , et çàet là , quand on incisait les ventricules, son voyait sourdre d’innombrables gouttelettes de pus à s travers les fibres musculaires. » {Lond. med. Gaz., vol. III, pag. 118.)

OBSERVATIONS 49% SO® et 34*.

Obs. 49*. — Jeune homme de 19 ans. — Variole, suivie d’abcès , et probablement de phlébite. — Mort le cinquante-cinquième jour. — Abcès enkysté, de la grosseur d’une aveline dans le tissu même du cœur.

Un soldat , âgé de 19 ans, était au 4® jour d’une variole, loi'squ’il fut admis à l’hôpital du Gros-Caillou, le 7 décembre i83i. Dans le cours de cette maladie, il survint des abcès, des escarres et une énorme infiltration du membre supérieur gauche, suite probable d’une phlébite. Le malade était tombé dans un marasme extrême, quand il mourut, le 55* jour de la maladie. La fièvre avait persisté jusqu’au dernier moment ; et bien que le malade n’accusât aucune douleur locale, son visage offrait l’expression de l’anxiété la plus profonde.

Voici ce que montra l’ouverture du cadavre. A la base du ventricule gauche, derrière la valvule mitrale, dans l’épaisseur même du tissu charnu du cœur, existait un abcès de la grosseur d’une aveline, contenant un pus blanc, bien lié , homogène , nullement caséeux , sans communication avec l’extérieur ni l’intérieur du cœur, renfermé dans un kyste assez consistant. Incisé dans toutes les directions, le cœur n’était le siège d’aucune autre suppuration... (Observ. publ. par M. Cas. Broussais dans le t. XXI des Annal, de la Méd. Physiol. — Paris , iSSa.)

SECONDE CATÉG, D’oESERVATIOiyS DE CARDITE. 689

Obs. ôo'. — Chez un enfant, âgé d’environ 12 ans, affecté de péricardite, Laënnec trouva dans l’épaisseur des parois du ventricule gauche, près de sa base, un abcès qui aurait pu contenir tout au plus une aveline.

Obs. 5i'. — Chez un homme de 60 ans, qui avait présenté les symptômes d’une inflammation aiguë de quelqu’un des viscères thoraciques, Laënnec trouva du pus concret , c’esta-dire, une exsvÂation albumineuse ^ de la consistance de blanc d’œuf cuit, interposé entre les faisceaux charnus du 'ventricule gauche.

M. Choisy a consigné dans sa dissertation inaugurale deux faits qui se rapportent à l’inflammation suppurative du cœur. Ces faits sont malheureusement indiqués , plutôt que décrits. Voici d’ailleurs le passage que nous signalons ici :

« L’inflammation aiguë des oreillettes du cœur est , si Sj’en dois juger par deux cas que j’ai pu vérifier par l’au- » lopsie . une maladie bien grave et promptement mortelle :

» dans l’un d’eux, l’oreillette gauche ramollie, suppurée.

» J’avais remarqué pendant la vie une dilatation extrême » des pupilles , leur immobilité, un état profond de stupeur. »Chez l’autre sujet, qui nous offrit les mêmes altérations ■» affectant le s mêmes parties, symptôme prédominant avait » consisté en des hémoptysies peu abondantes, mais pour » ainsi dire non interrompues. Chez tous deux , nous avions B observé une extrême irrégularité de la circulation. »

Si l’on en excepte l’irrégularité du pouls , les symptômes mentionnés par M. Choisy n’ont évidemment aucune relation nécessaire avec l’inflammation aiguë des oreillettes.

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