OBSERVATION LXXIV
Le 19 décembre 1839 , je fus consulté par un instituteur d'une trentaine d'années, qui se plaignait de divers symptômes propres aux maladies du cœur. Après avoir bien constaté chez lui les signes caractéristiques d'une lésion organique des valvules gauches du cœur, lequel était en même temps hypertrophié, je lui annonçai qu'il avait eu, sans doute, un rhumatisme articulaire aigu. Il me déclara qu'il avait été, en effet, atteint de celte maladie, et qu'il en avait été traité par M. le docteur C .....:...
Il existait chez lui un beau bruit de soufflet double, plus fort au premier temps, etc(l).
Les cas que je viens de consigner ici sont plus que suffisans pour prouver que , dans la ville comme dans les hôpitaux, le nombre des rhumatisans chez lesquels ou constate la coïncidence d'une inflammation du cœur pendant l'existence du rhumatisme, ou chez lesquels on voit survenir une «rave lésion organique du cœur, par suite d'une endocardite simple ou d'une endo-péricardite non guérie, est vraiment | effrayant. Ces cas ne sont pas néanmoins les seuls que j'aie | rencontrés , et je citerai parmi les médecins avec lesquels j'en i ai observé d'autres, MM. les docteurs Alquié, Roche, Sar- ! razin, Fossati, Baumetz, Magistel, Chamberet et Dhéré , ' Durnerin , etc.