‹ Traité clinique du rhumatisme articulaireChapitre 4 sur 109 · VJ PRÉFACE · texte numérisé non relu

VJ PRÉFACE

chaque jour, de plus en plus, que je n'ai pas de temps à perdre. Je suis, en effet, de ceux qui pensent que les ouvrages de très longue haleine doivent être tentés et accomplis par des hommes encore jeunes; or, déjà je commence à ne plus compter parmi les hommes de cette heureuse et féconde époque de la vie.

Un autre motif m'a déterminé à ne pas différer plus long-temps la publication du présent ouvrage : c'est qu'il doit être regardé comme la suite naturelle , et en quelque sorte le complément obligé de mon Traité clinique des maladies du cœur, tant est grande l'affinité, tant est réellement étroite la liaison qui existent entre le rhumatisme articulaire et le rhumatisme du cœur. Sous ce dernier rapport, et sous quelques autres, je ne puis me défendre, je l'avoue , d'une certaine prédilection , j'ai presque dit d'un certain faible, pour le sujet dont je m'occupe dans cette monographie.

Au reste , s'il y avait une maladie dont l'étude réclamât impérieusement de nouvelles recherches, c'était, sans contredit, le Rhumatisme articulaire. Il était urgent de répandre sur cette grande maladie les vives clartés que le flambeau de la clinique exacte a déjà fait luire sur une foule d'autres affections morbides. La chose était d'autant plus urgente, que jusqu'ici, par une fatalité vraiment déplorable, en matière de rhumatisme en général et de rhumatisme articulaire en particulier , on avait laissé prévaloir les doctrines de quelques modernes classiques, auxquels leurs antécédens n'ont, peutêtre, pas mérité le premier rang parmi les bons et fidèles observateurs des phénomènes et des lois de l'homme malade.

C'était , d'une part , pour concourir, autant que me le permettaient mes faibles moyens, à faire justice des graves erreurs qu'on enseignait, avec une rare complaisance, au

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