‹ Traité clinique du rhumatisme articulaireChapitre 62 sur 109 · Le malade se trouve de mieux en mieux · texte numérisé non relu

Le malade se trouve de mieux en mieux

Deux bouillons, un potage; une tasse de lait; continuation de la digitale.

Les jours suivans, on augmente graduellement la dose des alimens, on prescrit quelques bains, et le malade, bien rétabli, respirant librement, n'éprouvant point de palpitations, demande sa sortie le 1er octobre.

A cette époque, les bruits du cœur étaient clairs , mais un

peu secs et parcheminés; dans la région précordiale on entendait aussi une sorte de râpement qui nous parut dépendre d'un glissement péricardique s'opérant sur des surfaces inégales (1).

OBSERVATION LXXVH. — Rhumatisme articulaire aigu généralisé, avec endocardite légère occupant les cavités gauches.— Cas assez grave. — En trois jours 6 saignées, générales (4) et locales (2), qui ont fourni 11 palettes ou 5 livres 4 onces de sang. — Convalescence commençante le sixième jour après l'entrée. — Légère récidive qui oblige à pratiquer une nouvelle saignée générale , ce qui porte à 6 livres la dose totale du sang enlevé.

Salle Saint-Jean-de-Dieu , 1. Le nommé Jean Courtiol, âgé de 22 ans , charbonnier , demeurant rue Guérin-Bois-

(i) Quinze jours après sa sorlie, il fut repris de douleurs qui l'obligèrent d'entrer à l'hôpital Saint-Louis où il resta pendant trois mois : il fut traité par les bains de vapeur principalement, et n'était pas complètement guéri à sa sortie.

Il est rentré à la Clinique le 12 novembre 18 3g, c'est-à-dire plus de quatre ans après sa première entrée, et nous avons noté le lendemain ce qui suit. Point de voussure notable daus la région du cœur ; l'étendue de la matité est de deux pouces dix. lignes verticalement et transversalement. — Le premier bruit est accompagué d'un souffle un peu rude, ayant son maximum d'intensité vers l'orifice aortique , où il tend à imiter de temps eu temps une sorte de piaulement étouffé, qui n'absorbe pas complètement le premier claquement valvulaire; le second bruit est sec, fort, parebeminé; les battemens du cœur offrent des intermittences après six ou huit battemens réguliers; pouls tendu, développé, vibrant, intermittent comme les battemens du cœur.

Dans l'état de repos, le malade n'éprouve ni oppression ni palpitations, niais il en ressent lorsqu'il marche vite ou qu'il monte ; point d'infiltration, visage bon; embonpoint conservé.

Le malade est venu à l'hôpital pour une légère affection catharrale, dnnt il a été pris depuis quelques jours.

On lui a administré quelques pilules de digitale qui ont régularisé le pouls, et il est sorti quinze jours après son entrée dans un état satisfaisant.

Les signes indiqués plus haut nous avaient fait porter le diagnostic suivant : Hypertrophie médiocre du cœur, épaisissement et Induration des valvules gauches, sans rétrécissement notable des orifices correspondants , le tout suite d'une endocardite rhumatismale.

seau, U, malade depuis sept jours, entré le 28 mai 1838 , sorti le 13 juillet 1838.

Constitution forte, tempérament sanguin, cheveux châtains, à Paris depuis dix ans ; santé habituellement bonne ; il fait fréquemment des excès en vin.

Il y a neuf jours, il eut un léger coryza. Deux jours plus tard, il commença à ressentir quelques douleurs dans les articulations des membres supérieurs et inférieurs , surtout dans les genoux et les poignets. La marche devint très pénible. Le lendemain de ces douleurs, il se mit au lit, qu'il a gardé jusqu'à présent.

L'articulation du poignet gauche ne s'est tuméfiée que la veille de l'entrée du malade à l'hôpital.

Depuis le commencement de sa maladie , le malade a sué abondamment. Anorexie, soif vive; constipation depuis six jours. — Pas de toux ; pas d'élourdissemens , ni de palpitalions. — Il est venu en voiture à l'hôpital.

On lui a fait une saignée d'environ deux livres de sang , dit-il, il y a quatre jours; il n'en a ressenti aucun soulagement.

Il attribue sa maladie à des fraîcheurs qu'il aurait éprouvées après avoir eu chaud.

État du malade le 28 mai, à la visite du soir : Figure animée , couverte de sueur ; douleurs modérées dans les genoux, les coudes, et les épaules ; les articulations des poignets sont seules gonflées , surtout celle du côté gauche.

Pouls à 88, plein, développé, résistant.

Matité du cœur trois pouces six lignes verticalement; trois pouces neuf lignes transversalement; l'impulsion du cœur est sensible à la main , sans frémissement vibratoire; le premier bruit est accompagné d'un léger souffle.

Résonnance et respiration bonnes des deux côtés en avant et en arrière. — Langue blanche à la base ; un peu de soif.

Saignée, U palettes.

29 mai. Un peu de soulagement depuis hier; sommeil pendant la nuit.

Le poignet gauche est moins enflé qu'hier; les mouvemens de la main correspondante sont libres ; les douleurs des ge-

noux et des pieds ont augmenté cette nuit: la douleur est surtout prononcée dans l'articulation du coude-pied droit; le malade fléchit assez facilement les jambes, et la pression n'occasionne que peu de douleur dans le genou et le pied gauches.

Sueur abondante pendant la nuit ; éruption de sudamina et de miliaire à la partie antérieure et postérieure du tronc ; la peau ce matin est encore chaude et moite.

Pouls à 68-72, plein, fort, développé, résistant. Matité du cœur comme la veille ; pas de voussure notable de la région précordiale ; impulsion du cœur sensible à la main ; le premier bruit est accompagné d'un souffle bien sensible au niveau des cavités gauches.

Respiration à 22-2Ù; résonnance et respiration bonnes en avant et en arrière des deux côtés.

Langue blanche à la base, humide; soif vive; pas de perte complète de l'appétit.

Sérosité de la saignée , claire, jaune ; caillot rétracté, couvert d'une couenne de deux lignes d'épaisseur , bien organisée, dense.

Saig. h -pal. ce matin; saig. 3 pal. ce soir; vent, scarif. reg. précord. h pal.; cat.; lav. huileux.— Viol, bourr., sir. gom. 1p.; Uni. cit. gom. 1 p.; diète.

30 mai. Le malade se trouve bien mieux. Les mouvemens des pieds et des mains plus libres ; les poignets sont presque entièrement dégonflés, mais encore un peu douloureux.

La nuit assez bonne ; un peu de sommeil ; il a été cependant encore troublé par quelques douleurs; peau chaude ce malin, moite ; l'éruption miliaire a un peu pâli ; persistance des sudamina.

Pouls à 68, moins tendu, moins fort que la veille. Le premier bruit du cœur est encore un peu obscur ; le souffle a disparu.

Caillots des deux saignées rétractés, recouverts d'une belle couenne générale de deux lignes au moins d'épaisseur; sérosité claire, jaunâtre, plus abondante que la veille.

Rondelles des ventouses réunies en une masse glulineuse , sans traces de couenne ; sérosité limpide, non rougie.

3V2 RELAT10JN UJS THEISTE- SIX CAS

Urines claires, ambrées, acides. Un léger nuage au centre. Saign. 3 pal.; vent, scarif. poignets et mains ', 3 pal.; cat.; guim. bourr., s. gom. 2 pots,- Uni. cit. 1 p.; lav.; diète.

31 mai. Le malade n'accuse qu'un peu de douleur dans l'articulation scapulo-humérale droite; sudamina nombreux, surtout aux aines et aux aisselles, de chaque côté ; nuit assez bonne.

Pouls à 64-68 ; les bruits du cœur sont bien dégagés : le premier a repris son timbre normal.

Sérosité de la saignée fort abondante ; caillot rétracté , glutineux, couvert de parcelles de couenne.

Sérosité des ventouses claire, limpide; rondelles réunies en une seule masse.

2 pil. ext. opium 1/4 gr. chacune; cat. articulations; mêmes boissons,- compresses alumine'es; diète.

1er juin. Douleurs vagues dans toute l'étendue des membres thoraciques ; peau chaude, un peu sèche.

Pouls à 64; le premier bruit du cœur est un peu âpre. Saig. 3 pal.; mêmes boissons; cat.; diète.

2 juin. Le malade se trouve bien; quelques douleurs passagères dans les épaules; peau chaude, sèche.

Pouls à 68-72.

Caillot en champignon; couenne dense, analogue à une peau préparée ; sérosité fort abondante autour du caillot.

Convalescence commençante.

Guim., bourr. s. gom. Ipots; sol. s. gom. 1 p.; 2 pil. op.; demirlav.; un bouillon coupé.

3 juin. Il est survenu dans les membres supérieurs quelques légères douleurs ; pouls à 60 ; chaleur modérée de la peau.

Id., id., 1 bouil.j soupe aux herbes.

Le malade s'élant plaint le soir de vives douleurs dans les coudes et le poignet gauche, une saignée de 3 pallettes a été pratiquée.

4 juin. Pouls à 64 ; le malade se trouve soulagé, quant aux douleurs du bras ; mais la nuit il a ressenti dans différentes parties des membres des douleurs non accompagnées de gonflement.

DE RHUMATISME ARTICULAIRE AiGU GEJNÉKALISÉ. 393

Le souffle au premier temps est extrêmement distinct, mais coïncide avec un sifflement musical dans la carotide droite.

Caillot petit ; couenne à bords renversés, formant une sorte de cupule; sérosité fort abondante.

Vësicat. région précordiale; diète.

6 juin. Le malade se trouve beaucoup mieux.

Pouls à 80 ; persistance et augmentation du souffle au premier temps; bruit de diable fort beau dans la carotide et la sous-clavière droites.

Peau chaude ; soif assez vive ; appétit.

2 pil. ext. opium, 1/2 gr.; 1 bouillon.

S juin. Pouls à 72.

2 pil. opium.; 2 bouil., 2 potages, pruneaux.

9 juin. Chaleur modérée de la peau ; pouls à 64-68 ; constipation depuis une vingtaine de jours.

B. veau herbes et sulfate soude lj.

10 juin. Pouls à 64-68; quinze selles dans la journée. Sol. sir. gom.ïp.; 2 pil. ext. opium; un huitième d'alim.

11 juin. Légère douleur à la partie interne du genou gauche ;

pouls à 64-68.

Compresses aluminées; un huitième d'alim.

13 juin. Pouls à 56-60. —Le malade va très bien.

2 pil. ext. op. — Quart.

30 juin. Douleur à l'épaule droite.

Vésicat. volant, loco dolenti.

Les jours suivans les forces reviennent; le malade se promène, et mange successivement la demie et les trois-quarts. On lui fait prendre des bains.

13 juillet. Bien guéri déjà depuis trois semaines, le malade demande sa sortie.

OBSERVATION LXXVIII. — Rhumatisme articulaire et musculaire du bras gauche. — Cœur pris fortement. — ( Endocardite entretenant le mouvement fébrile assez long-temps après la disparition du rhumatisme articulaire ) ; artérite rhumatismale?— Cas grave.— En quatre jours 7 saignées , générales (5) et locales (2), qui ont fourni 5 livres 4 onces de sang. — Convalescence commençante vers le septième jour après l'entrée.

Salle sainte-madeleine , 5. La nommée Moujin , âgée de quarante-cinq ans , blanchisseuse, demeurant rue Pavée ,

SWl RELATION DE TREWTE-S1X CAS

14 ; malade depuis sept jours ; entrée le 13 novembre; sortie le U décembre 1837.

Constitution forte , cheveux châtains, à Paris depuis vingtdeux ans, habituellement bien régiée.

Il y a vingt ans , elle a été affectée d'un érysipèle facial ; depuis cette époque elle s'est Toujours assez bien portée ,' jusqu'à la maladie pour laquelle elle entre à l'hôpital.

Il y a actuellement sept jours qu'elle est malade. Elle a commencé par éprouver des douleurs dans le coude et l'épaule gauches, douleurs qui se sont étendues peu après à tout le bras. Elle a, pour tout traitement, fait, sur la partie malade , des fomentations d'extrait de saturne, et appliqué sur le bras des cataplasmes de farine de graine de lin et d'avoine grillée, arrosés de vinaigre.

Elle attribue sa maladie à la fatigue qu'elle a éprouvée dans le bras gauche dans les cinq jours qui ont précédé l'invasion de h maladie. De plus, elle déclare avoir lavé du linge à l'eau froide, ayant chaud.

Personne dans sa famille n'est sujet aux affections rhumatismales.

^ ïk novembre. Le coude et l'épaule gauches sont le siège de vives douleurs, qui se font sentir dans tout le reste du bras; peau sudorale et chaude ; pouls à 120.

Saig. 3 pal. matin et soir; vent, scarif. bras?, pal.,- cat.,- Bourr. miellée S p.,- lav. émoi.,- diète.

^ 15 novembre. Peau d'une température plus forte qu'à l'état normal, sudorale; la douleur des articulations et du bras gauche a un peu diminué ; pouls à 116, assez dur.

Le premier bruit du cœur offre un souffle râpeux , bien distinct.

Les caillots des deux saignées sont recouverts d'une belle couenne , épaisse ; les rondelles des ventouses sont réunies en une masse glutineuse, sur laquelle on aperçoit quelques traces de couenne.

Saig. S pal.,- vent, scarif. rég. précord. 3 pal.,- cat.,- compresses aluminées sur le bras,- même boisson,- diète.

M novembre. Mieux; cessation des douleurs au bras.

Le pouls est à 120. petit.

Premier bruit du cœur , encore fortement enroué.

Le sang delà saignée offre une couenne ferme, retroussée, les rondelles des ventouses , glulineuses , présentent quelques vestiges de couenne.

Saig. 3 pal.; vesicat. rég. précord, h p. diamètre,- lav. digit. pulv. gr. vj.; hourr. miellée, 1p. ; diète.

17 novembre. Pouls toujours à 116; le premier bruit du cœur moins enroué , moins embarrassé que la veille ;

Bruit de diable musical dans les carotides.

Caillot de la saignée retroussé en champignon , recouvert d'une couenne épaisse et ferme.

Saig. 3 pal.; pans, du vesicat. digit. pulv. gr. iv.; lav. digit. gr.'iv.; même boisson; diète.

18 novembre. Caillot de la saignée glutineux, ferme, offrant des traces de couenne à sa surface.

Pouls à 120. .

Pansent . du vesicat. digit. gr. vj.; julep. teint, digit.

gouttes xij.

20 novembre. Pouls à 112-116 ; léger souffle au premier temps, dans la région des cavités gauches.

Sécher le vesicat.; 1 bouillon.

Du 20 au 24 , le pouls reste à 108-112, et le souffle est le même dans la région des cavités gauches.

ïknovembre. Chaleur modérée de la peau; pouls à 108-112, petit, plus développé à droite qu'à gauche; souffle intermittent dans la carotide gauche, continu dans la droite.

Boun\ sir. gom.; julep. digit.; un huitième dalim.

Du 26 novembre au h décembre , la malade est mise successivement au quart, à la demie, aux trois quarts; elle se lève et prend un peu d'exercice.

h décembre. On n'entend plus de souffle au premier bruit du cœur ; pas de souffle notable dans les carotides , ni les sous-clavières.

La malade parfaitement guérie, demande sa sortie.

OBSERVATION LXXIX. — Rhumatisme articulaire aigu généralisé. — Le cœur à-peu-près libre au moment de l'entrée. — Cas assez grave. — En trois jours six saignées, générales (4) et locales (2) qui ont fourni 19 palettes et demie, ou

4 livres 14 onces Le sixième jour, une nouvelle saignée locale pour

une légère recrudescence : en tout, 21 palettes ou 5 iivres 4 onces de sang. — Convalescence commençante le cinquième jour après l'entrée. — (La recrudescence cède en deux ou trois jours). — Yarioloïde après la guéris*m du rhumatisme.

Salle des femmes, n° 7. Dumilieu, âgée de 20 ans, cuisinière, à Passy; malade depuis six jours; entrée le 22 juin 1838; sortie le 2 août suivant.

D'une constitution forte et d'un tempérament sanguin ; cheveux châtains; bien réglée et d'une bonne santé habituelle. Il y a six jours , elle ressentit des douleurs dans les articulations des pieds ; le lendemain les genoux devinrent aussi douloureux et la malade fut obligée de cesser ses occupations et de garder le lit. Les douleurs envahirent ensuite les poignets et les coudes. Pendant les six jours qui ont précédé son entrée, elle a éprouvé des frissons alternant avec de la chaleur et des sueurs ; céphalalgie , insomnie ; un peu de gêne dans la respiration , pas de palpitations ; soif vive et inappétence.

La veille de son entrée, vingt sangsues furent appliquées à l'anus et firent disparaître la céphalalgie.

Lamalade attribue sa maladie aux alternatives de chaud et de froid auxquelles l'expose sa profession (Elle descend souvent à la cave étant en sueur ).

Etat au marnent de l'entrée. Les articulations des deux poignets , du coude droit et des deux pieds sont douloureu.es, gonflées, un peu rouges (le poignet gauche seul est douloureux sans être gonflé). — Visage rouge, exprimant la souffrance avec teinte jaune de son ovale inférieur ; langue blanche , humide , rouge à la pointe, anorexie; ventre souple et indolent; pouls à 108-112 , médiocrement développé et assez résistant ; respiration bonne partout.

Rien de bien notable pour la matilé de la région précordiale et les bruits du cœur.

Saignée de k palettes.

23. Pas de soulagement sensible : les douleurs occupent toutes les articulations des membres eu général , plus fortes à

gauche qu'à droite ; cependant la main , le poignet et le genou sont plus gonflés à droite qu'à gaucbe ( la circonférence du poignet droit est de six pouces six lignes, et celle du gauche de six pouces seulement ; la circonférence du genou droit est d$ quatorze pouces une ligne, et celle du genou gauche de treize pouces six lignes); le moindre mouvement Fait pousser des gémissemens et même des cris à la malade; peau chaude ( température à 34°) ; pouls à 108-112, résistant et médiocrement développé; insomnie; même étatdes organes digestifs et respiratoires.

Pas de douleurs dans la région précordiale ni de palpitalions; l'impulsion de la pointe du cœur, bien sensible ; matité dans' des limites à-peu-près normales ; bruits du cœur sans .souffle bien marqué.

Caillot de la saignée entouré d'une sérosité jaune - clair , et recouvert d'une couenne épaisse , ferme , jaunâtre.

Saignée de h palettes le matin et de 3 palettes le soir; ventouses scarifiées sur les articulations 3 à k palettes, et cataplasmes; violette-guimauve sirop de gomme et limonade citrique gomme cinq pots; diète.

24. Soulagement considérable. Les jointures du genou, du poignet et de la main du côté droit sur lesquels les ventouses ont été appliquées sont dégonflées et indolentes , tandis que la douleur persiste dans les articulations qui n'ont pas ete ventousées ( la circonférence du poignet droit est réduite à sixpouces troislignes, et celle du genou droit à treize pouces sept lignes; la circonférence du poignet gauche reste à six pouces, et celle du genou gauche à treize pouces six lignes comme la veille) ; peau moins chaude, à peine moite; pouls à 96 , souple et bien détaché ; nuit plus calme, mais peu de sommeil encore; expression et attitude du corps annonçant moins de douleur.

Les deux bruits du cœur sont plus purs que la veille et consistent en un claquement tout-à-fait dégagé de souffle.

Caillots des deux saignées recouverts d'une belle couenne; comme parsemée de stries vasculaires analogues à celles des fausses membranes; rondelles des ventouses réunies en une seule masse gtatineuse et offrant quelques plaques de couenne.

Saignée de 3 palettes; 20 sangsues sur le poignet et la main gauches; compresses aluininées et handage compressifsur les membres droits; le reste idem.

25. Elle va mieux encore qu'hier : les poignets , les mains , les genoux et les pieds sont dégagés; quelques douleurs assez légères dans les épaules et les coudes; chaleur douce de la peau.pouls à 92-96, un peu fluctuant à la pression; bruit de diable sibilant dans les carotides gauche et droite, la malade étant couchée; cependant les deux bruits du cœur restent bien clairs et sans vestige de souffle; l'impulsion de cet organe est modérée.

Caillot de la saignée recouvert d'une belle couenne épaisse, dense, plissée sur ses bords ; sérosité plus abondante que dans les précédentes saignées.

Ut suprà moins les saignées.

26. La malade va de mieux en mieux : le coude et l'épaulef droits sont seuls un peu douloureux; peau de chaleur douce,, à peine moite ; pouls à 92-96, médiocrement développé, moins; fluctuant à la pression; bruits du cœur toujours bien purs; soif très modérée, peu d'appétit; point de selles même aprèsle lavement donné la veille.

Presque commencement de convalescence.

Ut suprà.

27. L'épaule et le coude droits sont dégagés, mais le coude et l'épaule gauches sont douloureux à leur tour; pouls à 96- 100 ; rien au cœur.

30 sangsues à l'épaule gauche et au coude du même côté, , (quinze sangsues seulement ont pris); le reste idem .

28. Soulagement; pouls à 96; rien de notable au cœur. Une tasse de bouillon coupé et un peu de gelée de groseille; lavement huileux; bourrache miellée.

29. Légères douleurs dans les deux épaules; moiteur générale; pouls à 96.

Le premier bruit du cœur se termine par un léger souffle en même temps qu'il existe un beau bruit de diable dans les carotides et les sous-clavières.

Un bouillon et une tasse de lait coupé.

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