La malade va bien ; elle peut s'appuyer sur sa jambe
nais elle éprouve de temps en temps des douleurs assez 3rtes dans l'articulation et autour du genou.
Du reste pas de fièvre; appétit fort bon ; sommeil normal. I Frict. avec ext. belladone sj; demie d'alim.
26. Les douleurs diminuent; la malade s'appuie très bien ur la jambe gauche, mais les mouvemens du genou sont 3ut-à-fait perdus.
L'état de la malade continue à être très satisfaisant , penanttoutle mois de novembre; elle marche sans béquilles t assez facilement. — Elle mange la demie.
6 décembre. L'articulation fémoro-tibi aie gauche exécute es mouvemens de flexion et d'extension extrêmement bornés ; 'est plutôt une sorte de mouvement de masse, et sans que îs surfaces articulaires changent sensiblement de rapport, ependant , par des mouvemens de va et vient transversaux , n déplace la rotule dans ce sens.
Le volume du genou gauche a considérablement diminué, andis que la circonférence du genou droit est de 12 pouces, elle du genou gauche , qui était de 13 pouces 5 lignes à l'en- *ée, est actuellement de 11 pouces 10 lignes seulement. Ce enou présente une forme arrondie, et l'on n'observe pas sur ;s côtés de la rotule les enfoncemens que présente l'articulaon saine. La rotule gauche paraît plus petite à l'œil que la roite. Mesurée d'un borda l'autre , elle a 2 pouces 2 lignes indis que la droite à 2 pouces k à 5 lignes. Ainsi , les parties ui étaient le siège d'une hypertrophie évidente, sont mainteant le siège d'une disposition toute contraire.
La malade , bien qu'elle ait repris un peu d'embonpoint , »t encore pâle, et l'on entend un bruit de diable intermittent ans la carotide gauche , mais bien moins fort qu'autrefois.
Les bruits du cœur, parfaitement purs , donnent la sensaon d'un double claquement.
Elle demande sa sortie.
OBSERVATION CXVIII. — Inflammation rhumatismale du genou droit et de veines du membre du même côté (p/ilegmasia alla dolens). — Rien au cœu
Qas grave. nue seule saignée locale de 3 palettes le lendemain de l'ei»
trée. Terminaison par lésion organique du genou (hypertrophie , turneu
blanche, puis ankylose de cette articulation).
Salle sainte-madeleine , n° 14. La nommée Thérèse Ger main, âgée de trente-deux ans, domestique, demeurant rai Saint-Denis, n. 31, malade depuis douze jours ; entrée le : décembre 1838, sortie le 9 mars 1839.
D'une constitution délicate , un peu anémique , tempéra ment lymphatique , cheveux blonds , réglée à quatorze ansi
Il y a douze jours , que les règles reparurent après un in tervalle de deux mois. Leur éruption fut accompagnée d violentes coliques.
La malade se mit au lit, et fit venir un médecin qui I trouva , dit-elle , trop couverte. Depuis ce moment, elle n garda qu'une seule couverture , et le même jour elle sentù dit-elle encore, un peu de froid; le genou droit,qui avait été m moment découvert et soumis à V impression du froid, devin le siège de vives douleurs et se gonfla. Le gonflement s'éten1 dit peu-à-peu jusqu'à l'aine; mais il ne dépassa pas le genou ex bas. Depuis lors , la malade est restée dans le même état. Ll moindre mouvement du membre malade exaspère la douleur Appétit bon; soif modérée; respiration libre; insomnie: cause des douleurs au commencement de la maladie, et ac tuellement à cause d'une écorchure douloureuse au sacrum
9 décembre. Persistance du gonflement inflammatoire d l'articulation du genou droit et de tout le membre. Cette der^ nière tuméfaction est principalement due à l'infiltration ; I; douleur est assez vive pour empêcher le sommeil ; amaigrissement considérable; visage anxié; pouls à 76, petit, asse résistant.
Vent, scarif. genou droit et partie inf. cuisse Zpal.; cat laud.,- lav.émol./bourr., guim. s. gom. 1p.; diète.
10. La malade s'est sentie très soulagée et a dormi biei tranquillement la nuit dernière. Elle se trouve un peu faibh1 ce matin.
Pouls à 72, mou; la cuisse est évidemment dégonflée; lapeai
moins tendue même un peu flasque à Ja pression • le oenou
r r^S: rportre,,ement ' »* ^s pe; doï,: :
reux, bruits du eœur parfaitement normaux Langue humide, un peu saburrale; un peu d'appétit- se
rosue desventousesen proportion eonsidérablejpdneein^
,de quelques gouttes de sang ; rondelles bien formées 1,
heuses, ce qui est d'autant plus remarquable que S dîné"
mie est plus considérable. ne~
I Vésicat. genou droit; cat. émoll. cuisse; viol., auim s
vgom.ïv.; diète. "ijgmm.s.
[ il. Le vésicatoire a donné lieu à uneabondante exsudation sereuse; la cuisse est encore plus souple que la ySS
! Sécher le ve'sicatoire; lav. e'moll.; un houil.; lait 1 12. La cuisse se dégage de plus en plus , et la malade lui mprime déjà des mouvemens assez étendus ; pou à 6 bommeil bon ; chaleur modérée de la peau '
j Un bouillon; soupe grasse; lait; ^pruneaux. I 13. Cuisse complètement dégonflée; genou encore un neu i louloureux , assez volumineux. peu
i 14. Même état.
Vésicat sur le genou droit; un huitième d'alimen s
15. Pas de fièvre; la jambe et la cuisse bien dégagées- le .non indolent quoique gonflé; sommeil bon; un p°eu de dvune et de cuisson en urinant. y
Entretenir le vésicat.; un huitième
16. La dysurie persiste; la vessie est distendue et rend un on mat au-dessus du pubis.
Org chiend un pot; cat. alcool camphré hypog astre- un Mttieme maigre. y«*"<f,un
17. La malade a été sondée deux fois hier dans la journée ■ b matin la région sus-pubienne est tout-à-fait souple • lé vécatoire du genou continue à rendre beaucoup.
Un huitième.
ie„8allearn'alade C°mmenCe Ù "ri"er Se,lle; elle **■*»* hlif'*' 'J0"1' "Kl""; qmH! ^^tavdege „„„-
24 Le çenou droit! présente un aspect sphéroïde; son volume est d'un bon tiers plus considérable que celui du genou opposé. Pas d'épanchement; mais la rotule et les extrémités articulaires sont gonflées-, les parties molles qui environ-rent ces extrémités osseuses sont très légèrement tuméfiées } les mouvemens de la rotule accompagnés d'un craquement sourd ; pas de douleurs; circonférence du genou malade, 12 pouces 3 lignes; circonférence du genou sain, 10 pouces 6
lignes. ' '■•■ ; . , »„
Deux moxas genou droit, un de chaque cote; eau de
seltz; quart. . .
Du %k décembre au 7 février, la malade va de mieux en mieux ; mais cette amélioration est lente ; le volume du genou a considérablement diminué; pas de douleur dans 1 état de repos; l'articulation est raide , ne peut exécuter aucun mouvement de flexion ni d'extension ; la malade s'est levée le 6 février, et a pu faire quelques pas sans souffrir. Orq. chiendent; trois quarts.
9 mars Le genou ne peut se fléchir; il est généralement arrondi et hypertrophié, avec développement du réseau vei, neux sous-cutané; la jambe est parfaitement étendue sur a cuisse, et la malade peut marcher en fauchant; la rotule Glisse assez facilement sur les condyles du fémur, quand on lui imprime des mouvemens latéraux; pas de craquemeni notable; pas de douleur en marchant; la circonférence di genou droit est de 12 pouces 6 lignes ; celle du genou gauche
de 12 pouces.
La malade , se sentant très bien , demande sa sortie.
Seconde série. — Neuf cas de rhumatisme articulaire chronique. 6 Ier. Quelques remarques préliminaires.
Celte seconde série ne comprend que neuf cas. I Les deux derniers cas du second groupe de la première série peuvent être considérés comme servant de transmet naturelle entre les cas de rhumatisme articulaire aigu , el ceux de rhumatisme articulaire chronique. Il est même vrai de dire que mieux, peut-être, que les trois premiers cas |
cette série, ils mériteraient le titre de chroniques, attendu qu'ils ont entraîné à leur suite une lésion dite organique des articulations , tandis qu'il n'en a pas été ainsi dans les trois autres. Nous abandonnons aux lecteurs éclairés la solution de cette petite difficulté, ajoutant seulement que dans les trois premiers cas de cette série , nous avons noté que la maladie tendait à l'état chronique , sans dire précisément qu'elle fût encore décidément chronique.
II. Aucun de ces neuf cas n'a été traité dans notre service dans la véritable période d'acuité , et nous ne devons pas hésiter à déclarer que s'ils y eussent été effectivement traités entemps opportun, ils ne se seraient pas terminés d'une manière aussi fâcheuse. Huit années de succès non interrompus sont des gai-ans suffisans de cette assertion.
III. Les cinq premiers cas de cette série déposent malheureusement en faveur de la loi de coïncidence des inflammations du cœur avec le rhumatisme articulaire aigu généralisé intense , et ne prouvent que trop combien sont graves les suites de cette coïncidence , quand un traitement suffisamment énergique n'en a pas fait une assez prompte [justice Dans ces cinq cas , en effet, il existait des signes non équivoques d'une lésion organique plus ou moins prononcée du cœur et surtout de ses valvules. S'il nous est donné de prévenir ces tristes reliquats d'une endocardite ou d'une endopéricardite négligées, il faut en convenir avec douleur, ils sont au-dessus de toutes nos ressources lorsqu'ils sont une fois bien établis. Alors, Gorvisart ne l'a dit qu'avec trop de vérité : Hœret lateri lethalis arundo.
IV. Les cinq dernières observations sont des exemples de terminaison du rhumatisme articulaire chronique par hypertrophie des articulations, sans préjudice de lésions plus profondes, soit des synoviales, soit des cartilages articulaires , etc. Ces cinq cas concourent donc à prouver une des propositions établies dans le cours de ce traité, savoir : que au fond, les lésions organiques articulaires, consécutives au rhumatisme articulaire , ne diffèrent point essentiellement des lésions organiques du cœur, consécutives au rhumatisme de cet organe. Les différences qui peuvent exister entre ces
deux espèces de lésions chroniques -organique s, tiennent uniquement aux différences de structure et de configuration que présentent les parties affectées dans l'un et l'autre cas.
Du reste, non moins que les lésions dont le rhumatisme du cœur et celui des articulations sont accompagnés à l'état aigu, celles qu'ils déterminent en affectant l'état chronique , démontrent, à leur manière, la nature inflammatoire de l'affection qui leur a donné naissance. Mais c'est ici le lieu de rappeler une vérité que nous avons déjà essayé de développer , il y a quinze ans, savoir : que filles de l'inflammation, certaines lésions dites organiques peuvent survivre à leur mère, et qu'alors elles constituent des maladies particulières dont l'étude est de la plus haute importance.
S II. Relation de neuf cas de rhumatisme articulaire prolongé ou chronique , avec diverses Usions organiques, soit du cœur, soit des articulations.
OBSERVATION XXIX. — Rhumatisme articulaire généralisé , tendant à devenir chronique faute d'un traitement assez énergique, accompagné d'endocardite évidente. — Anémie consécutive et dépendant évidemment de la prolongation delà maladie. — Cas grave. — On est obligé de s'abstenir d'émissions sanguines.— Après dix-huit jours de séjour à l'hôpital, la malade sort bien guérie de l'affection articulaire , mais le cœur West pas complètement revenu à son état normal.
Salle s ainxe- madeleine, n. h. La nommée Joséphine Onbart, âgée de vingt-six ans, blanchisseuse, demeurant à Vanves, née dans le département d'Eure-et-Loir; malade depuis deux mois; entrée le 6 mai 1839 ; sortie le 24 mai 1839.
Constitution actuellement chétive, tempérament lymphatique , cheveux châtains ; à Paris depuis trois ans , réglée à vingt ans , après avoir éprouvé pendant quelque temps des essoufflemens et des coliques assez fortes. Depuis , toujours bien réglée, excepté dans les cinq derniers mois qui ont suivi sa seconde grossesse.
Il y a deux mois, elle a commencé à éprouver tout-àcoup , des douleurs dans les articulations des pieds , des genoux, des coudes et des épaules; ces articulations étaient gonflées , et la malade n'a pu se servir de ses membres ; elle s'est immédiatement mise au lit, qu'elle a gardé pendant un mois.
Elle a été saignée une fois, et on lui a appliqué une fois vingt sangsues aux cuisses, une autre fois sept sangsues au genou gauche.
Au bout d'un mois, elle s'est levée deux ou trois heures pendant trois jours; elle a fait alors une rechute, et a gardé le ht de nouveau pendant quinze jours. Elle s'est encore levée après cette époque pendant quelques jours pour s'aliter de nouveau il y a huit jours. Les douleurs sont alors devenues beaucoup plus fortes.
On a fait une fois sur le genou des fumigations avec des bains de genièvre.
Depuis cette dernière rechute, la malade a pris chaque jour un bouillon, excepté depuis trois jours qu'elle est à la diète.
Etat à l'entrée (6 mai au soir).
Figure pâle ; la malade se plaint surtout de la douleur du genou droit qui est sensiblement gonflé ; on y distingue de la fluctuation ; le pied droit est également un peu gonflé et douloureux ; pas de douleurs notables dans les membres supérieurs; un peu de douleur à la partie postérieure du cou.
Pouls à 120 ; matité du cœur plus étendue qu'à l'état normal; le premier bruit accompagné d'un souffle râpeux, surtout au' niveau de l'orifice aortique.
Résonnance et respiration bonnes en avant des deux côtés.
Pas de bruit de diable dans les carotides.
7. Pouls à 116-120; même état du cœur,; chaleur de la peau à-peu-près normale.
Viol. guim. s. gom. 2 pal.,- catap. laud. artic. doulour.
8. Le poignet droit, le coude gauche, tendus, douloureux ; douleurs des articulations des membres inférieurs
:ns fortes, ïae état du cœur; pouls à 104-108.
Caîade demande à manger.
-potage; -ud.; 2 pil. ext. opium 1 gr.; un bouill; un