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cause spécifique, virus, diatlùse , étal 'morbide, etc. (peu importe le nom). Au demeurant, la fièvre rhumatismale sans rhumatisme n'est , disent-ils, ni plus ni moins mystérieuse que les cas de variole, de scarlatine ou de rougeole sans exanthème. »
Nous enseignons , au contraire , que la fièvre rhumatismale sans rhumatisme, pour nous servir de cette expression abréviative, se rattache, en effet, le plus souvent, à l'existence d'une endocardite ou d'une endo-péricardite rhumatismale , annoncée par des signes positifs et réels, bien connus aujourd'hui des observateurs familiarisés avec l'étude du sujet qui nous occupe. Nous tenons compte aussi de quelques autres accompagnemens du rhumatisme articulaire, moins fréquens il est vrai, que le précédent , qui peuvent exister en son absence ou bien exister en même temps que lui. Nous n'admettons, d'ailleurs, ces accompagnemens du rhumatisme articulaire , qu'autant que nous en constatons les signes par l'application attentive des méthodes exactes d'exploration.
Que s'il existait une fièvre rhumatismale sans rhumatisme, en l'absence de signes positifs et réels de quelque phlegmasie interne, comme nous ne sommes rien moins que partisans des affirmations aventureuses et téméraires , nous nous garderions bien d'affirmer l'existence d'une chose qui manquerait de signes positifs et réels, et nous confesserions tout simplement notre ignorance de la cause de cette fièvre rhumatismale sans rhumatisme. Mais nous ne croirions pas avoir donné une explication satisfaisante d'un tel cas , en le rapprochant de celui de la variole sans variole, delà scarlatine sans scarlatine, de la rougeole sans rougeole, dans la crainte qu'on ne nous accusât, en cette circonstance, de faire usage de ce mode S argumentation ou d'explication connu sous le nom d'obscurum per ohseurius,
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6° Selon nos adversaires, la durée du rhumatisme articulaire aigu général est fort incertaine , et il n'y a aucun moyen sûr déjuger d'avance si tel rhumatisme durera un ou deux, ou trois septénaires, ou davantage. Nul pronostic là-dessus à établir d'après la plus ou moins grande intensité de l'invasion (pag. 242-64). Voici d'ailleurs ce qu'ils disent sur cette durée : « Nous avons vu quelquefois le rhumatisme articulaire « général ne se terminer qu'au bout de trois mois. Mais « l'opiniâtre persistance du mal pendant deux à trois mois est « hors de la règle ordinaire, ni plus ni moins qu'une rapide « terminaison au bout de huit jours... La terminaison après « deux septénaires s'observe plus souvent, mais elle n'est pas « encore la plus commune. C'est, en général, du vingtième « au trentième jour que la lièvre rhumatismale accomplit « son cours. Pour durée moyenne et ordinaire, il faut comp- « ter environ vingt jours, ou trois septénaires : M. Chomel « l'avait dit, il y a vingt-trois ans, dans sa thèse inaugu- ■ raie, et d'après les auteurs et d'après sa propre obser- « vation (1). »
(x) Il esl vrai que cette fixation de la durée du rhumatisme aigu en général, et non du rhumatisme articulaire aigu en particulier, se trouve dans la dissertation indiquée. Mais cette évaluation ne repose sur aucun résumé, sur aucune analyse, sur aucune statistique d'un nombre déterminé d'observations recueillies avec les détails convenables. De plus, on ne pose pas nettement les ternies de celte durée. On ne dit point, par exemple, à quelle époque précise on fixe la terminaison de la maladie, la convalescence ou la guérison complète. Or, comment s'entendre , quand on néglige de bien formuler tous les élémens de la question que l'on se propose d'étudier et de discuter?
D'ailleurs, chose bien singulière! dans les Leçons sur le rhumatisme, on a pris soin de ne rapporter que la moitié du passage de la dissertation où M. Chomel avait indiqué son opinion relativement à la durée du ihumatisme. Voici la partie du passage que l'on rapporte seule : « Dans le rhumatisme aigu , la
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Nous démontrons , de notre côté , que la durée du rhumatisme articulaire , essentiellement subordonnée à la médication employée, n'est telle qu'elle est indiquée vaguement par nos adversaires que dans les conditions du traitement mis par eux en usage ; et nous appuyant sur plus de deux cents observations recueillies par nous avec les détails nécessaires, nous prouvons que , sous l'influence de la nouvelle méthode au moyen de laquelle nous combattons le rhumatisme articulaire aigu, des cas de cette maladie sem-
durée s'étend rarement au— delà du deuxième ou troisième septénaire, quand il est intense. » Mais voici maintenant le passage en entier : « Dans le rhumatisme aigu, la du>ée s'étend rarement au-delà du deuxième ou troisième septénaire, quand iLest intense, et du sixième, quand il est léger.» Pourquoi a-t-on supprimé celte dernière partie de la phrase ? Je l'ignore. Pourquoi, d'une autre part, M. Chomel admet-il que la durée du rhumatisme léger est double au moins de celle du rhumatisme intense? Je l'ignore encore bien davantage. Est-ce l'inverse qu'on a voulu dire? Dans tous les cas, il eût été bon, ce me semble, de rapporter tout entier et non à moitié le passage dans lequel M. Chomel s'était expliqué sur la durée du rhumatisme aigu, passage qui n'était pas fort long , puisqu'il se réduit à une phrase assez courte.
Au reste, à la suite de ce passage , nous en lisons quelques autres qui ne sont rien moins que favorables à cette assertion des leçons sur le rhumatisme, savoir : que pour durée moyenne et ordinaire de la fièvre rhumatismale , il faut compter environ vingt jours. Voici textuellement les passages dont il s'agit :
« J'ai cherché à connaître, dit l'auteur, quelle influence les âges et les saisons exercent sur la durée de la maladie. De quinze à trente ans , elle s'est terminée ordinairement avant le quarantième jour; de trente à quarante-cinq ans , plus communément après le quarantième jour , dans le rapport de deux à un ; après quarante-cioq ans , j'ai observé la même chose , mais dans le rapport de quatre à un.
« Les rhumatismes que j'ai vus ont été beaucoup moins longs (ceci est bien vague) dans le printemps que dans toute autre saison ; pendant l'automne , un nombre à-peu-près égal s'est terminé avant et après le quarantième jour ;