La douleur des poignets a diminué
Panser les vèsicatoires avec un grain de chlorhydrate d morphine; le reste idem.
12 et 18. La main gauche présente un gonflement œdém^ teux conservant l'empreinte du doigt; la main droite est dés enflée et les mouvemens des doigts sont plus faciles.
Sous l'influence des moyens indiqués plus haut, et de bain» qui furent prescrits les jours suivans , le malade se rétabl I complètement, à part l'hypertrophie, déjà mentionnée, d certaines extrémités articulaires qui resta la même. Le ma lade demanda sa sortie le 2 juin. — De 84 qu'il présentait l'entrée, le pouls était tombé à 52.
OBSERVATION CXXV. — Rhumatisme articulaire chronique apyrétiqne, tei miné par hypertrophie de quelques extrémités osseuses articulaires. — . Rie au cœur.
Salle des hommes, n° 5. Bouvard (François), âgé de trente neuf ans, employé, malade depuis huit mois; entré le 15 avn 1839, sorti le 27 du même mois.
D'une constitution de force moyenne et d'un tempérament Dilioso-nerveux.
Il dit avoir eu, à l'âge de vingt ans, un rhumatisme du genou droit qui dura plusieurs mois (aucun traitement actif).
Il y a huit mois , il éprouva des douleurs dans les pieds le genou droit, les poignets, les coudes et les épaules ; cependant, malgré la gêne des mouvemens et surtout ceux de lu marche, il continua de vaquer à ses occupations Pour tout traitement, il prit quelques bains de vapeur.
// est très exposé par sa profession aux vicissitudes atmosphériques, et d'ailleurs né d'un père qui paraît avoir été Sujet au rhumatisme.
Etat du malade le 15 et le 16 avril :
Il accuse surtout des douleurs dans les genoux et dans la main gauche; il existe du gonflement autour de l'articulation tnétacarpo-phalangienne de l'index gauche, gonflement ancien et qui paraît affecter à-la-fois les parties [molles et les >arties dures; les parties molles des articulations des mem- )res inférieurs ne sont pas gonflées ; mais les extrémités artimlaires des os qui concourent à former ces articulations sont wur la plupart très grosses et réellement hypertrophiées • le )ouls à 52-56; peau fraîche; respiration bonne, et rien' de lotable dans l'état du cœur.
Leslinimens opiacés, les pilules d'extrait gommeux d'o- )ium à la dose d'un grain par jour, les bains de vapeur les îompresses aluminées améliorèrent l'état du malade firent lisparaître les douleurs et le gonflement des parties molles nais l'hypertrophie des extrémités articulaires persistait orsque le malade sortit le 27 avril, douze jours après son ntrée.
)BSERVATION CXXVI. Rhumatisme articulaire chronique, terminé par hypertrophie des extrémités osseuses articulaires.
Salle des hommes, n° 13. Varié (Nicolas), âgé de trente us, journalier, rue de l'Hôtel-de-Ville, n. TsTmalade depuis un ans; entré le 1er mars 1839, sorti le 14 du même mois
D'une constitution forte, d'un tempérament lymphatico-
sanguin ; habituellement bien portant avant la maladie pour les suites de laquelle il entre à l'hôpital.
II y a un an , époque à laquelle il était en Afrique comme soldat il éprouva , immédiatement après avoir eu chaud et froid,' des, douleurs dans les épaules et les poignets. Il fut admis à l'hôpital, où il resta deux mois sans y subir aucun traitement actif. Au bout de ces deux mois , il essaya de reprendre son service; après l'avoir continué pendant quinze jours, s'étant encore exposé au froid après avoir eu chaud , il ressentit de nouveau des douleurs dans les articulations indiquées plus haut, ainsi que dans les pieds, les genoux et les hanches. Il passa deux nouveaux mois à l'hôpital, et fut traité par des bains et des cataplasmes.
Depuis cinq mois qu'il est en France, après avoir été obligé de quitter le service militaire, il n'a pu prendre aucune profession à cause des douleurs qu'il continue à ressentir dans diverses articulations.
Etat du malade, le lendemain de l'entrée (2 mai) :
Il se plaint de douleurs dans les poignets, les épauhes et lespieds ; mais il n'existe de gonflement que dans les poignets , , et le gonflement, de date très ancienne , sans chaleur, ni rougeur, tient évidemment à l'hypertrophie des extrémités articulaires des os.
Pouls à 80, sans chaleur anormale de la peau; langue bonne
et appétit bien conservé.
Etendue de la matité du cœur à-peu-près normale ; bruits du cœur sourds, sans souffle distinct.
Les cataplasmes laudanisés d'abord, puis résolutifs , les pilules d'extrait gommeux d'opium à la dose d'un grain par jour, et les bains firent disparaître les douleurs , et rendirent aux articulations la liberté à-peu-près complète de leurs mouvemens. Mais le malade conservait l'hypertrophie des extrémités articulaires déjà indiquées, lorsqu'il sortit de l'hôpital le \h mars 1839.
OBSERVATION CXXVII. - Rkumatisme chronique de l'articulation radiocarpienne, terminé par un engorgement hypertrophique des parties affectéei, chez une femme grosse de sept mois et demie.
Salle des femmes, n° 3. Martan, âgée de dix-huit ans, blanchisseuse, rue Saint-Martin, malade depuis trois mois; entrée le 27 octobre 1837, sortie le 25 janvier 1838.
D'une constitution lymphatique; peau fine, mince, blanche ; cheveux châtains.
Elle est affectée depuis trois mois d'un rhumatisme du poignet gauche, qui a résisté, s'il faut l'en croire, à sept saignées 3t à cent quarante-cinq sangsues employées dans l'espace de juinze jours ( des cataplasmes, des bains, des douches efe juatre vésicatoires volans furent aussi mis en usage).
L'articulation est gonflée, engorgée et les extrémités arti- :ulaires des os sont le siège d'une véritable hypertrophie.
Pendant tout le temps que la malade a passé dans notre ervice, nous avons eu recours aux frictions mercurielles, ux vésicatoires volans, aux compresses aluminées avec banage compressif Vains efforts ! rien n'a pu résoudre cet engorgement, ou si l'on veut cette espèce de tumeur blanche 'origine rhumatismale.
Le 10 décembre, la malade accouche heureusement et à îrme d'un enfant qui a vécu.
25 janvier 1838. Elle sort bien portante ainsi que son enut; mais l'engorgement de l'articulation persiste toujours.