Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentielles
CHEZ J.-B. BAILLIÈRE, LIBRAIRE-ÉDITEUR, rue de l’école de médecine, n. i4; LONDRES, MÊME MAISON,
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PRÉFACE
Une ère vraiment nouvelle a commencé pour la pyrétologie, depuis que H. Broussais a déchiré d’une main hardie les voiles mystérieux répandus sur le siège et sur la nature des fièvres dites essentielles.
Les idées fondamentales de la nouvelle doctrine pyrétologique , appuyées sur d’imposantes masses de faits, sanctionnées par l’observation la plus
saine, sont à l’épreuve de toutes les objections et résisteront à toutes les attaques. Il n’en est pas de même de quelques unes des idées accessoires de cette doctrine. Adoptons franchement les unes et corrigeons , s’il se peut , les autres.
La doctrine pyrétologique de M. Broussais a trouvé des interprètes et des défenseurs dignes d’elle. MM. Boisseau (i) , Roche , Bégin , Rayer et
(1) Le brillant succès que la Pyrétologie physiologique a obtenu est le plus bel éloge qu’on en puisse faire. La sagacité avec laquelle M. Boisseau a fait ressortir les vérités de la nouvelle doctrine pyrétologique, la clarté et la solidité des arguments dont il les a entourées, l’associent en quelque sorte à la gloire de l’auteur meme de cette doctrine.