‹ Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentiellesChapitre 112 sur 113 · RÉCAPITULATION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION GÉNÉRALE

Second corollaire. La division des fièvres essentielles en plusieurs ordres est également vicieuse, en ce qu’elle est fondée sur une différence de nature entre chacun de ces divers ordres , différence qui n’existe pas.

Troisième corollaire. La fièvre est une maladie dont la nature est toujours la même(i).

Quatrième corollaire. La nature de la fièvre est la même que celle de l’inflammation , ou plutôt la fièvre est elle-même une véritable phlogose du système sanguin , une angio-cardile.

Cinquième corollaire . La fièvre , ou l’angio-cardite , ainsi que les phlegmasies locales, est susceptible de plusieurs degrés : lorsqu’elle est très violente, et quelle a duré assez long-temps, elle laisse sur le cadavre des traces sensibles de son existence , comme l’attestent les nombreuses observations que nous avons citées dans les divers chapitres de cet ouvrage. Au contraire , si la fièvre ou l’angio-cardite a été peu intense, et quelle n’ait eu qu’une très courte durée, elle ne laisse après elle aucune altération appréciable à nos moyens actuels d’observation.

Sixième corollaire. Le sang est lui-même altéré dans la fièvre ; mais les modifications qu’il éprouve

(i) Cette importante vérité' n’avait point échappé' au génie pénétrant d’Hippocrate, le plus grand observateur de Y antiquité > et elle était proclamée par plusieurs observateurs modernes , à l’époque même où commençait à régner la classification de la Nosographie philosophique. ( Voy. la thèse de M. Laenncc. Paris, 1804.

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dans ses propriétés physiques et chimiques n’ont pas encore été suffisamment étudiées.

Septième corollaire . La fièvre ou l’irritation angio-carditique est presque constamment consécu^ tive à une phlegmasie locale. Quelquefois cepen^ dant elle est primitive.

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