‹ Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentiellesChapitre 111 sur 113 · DÉFINITIVES · texte numérisé non relu

DÉFINITIVES

42 1 . Dans le chapitre premier, j’ai rapporté des faits qui démontrent que la fièvre essentielle inflammatoire ou angio-ténigue des auteurs consiste essentiellement en une plilogose plus ou moins Vive de l’appareil circulatoire.

RÉCAPITULATION GÉNÉRALE. 5/j9>

422. Dans le chapitre second, consacré à la hêtre bilieuse ou méningo- gastrique, j ai prouvé, par de nombreuses observations, que cette maladie û’était autre chose qu’une irritation générale du système sanguin, consécutive à une phlegmasie des organes digestifs.

423. Dans le chapitre troisième, j’ai fait voir que la fièvre muqueuse ou adéno-méningée était une forme , ou une simple nuance de la fièvre précédente ; par conséquent, ce que je viens de dire de celle-ci est entièrement applicable à l’autre.

Dans le chapitre quatrième , je me suis appliqué à prouver, i° que la fièvre putride ou adynamique est également une phlogose du système sanguin , tantôt simple et primitive , tantôt compliquée d’une phlegmasie locale à laquelle elle est consécutive; 2° que les phénomènes putrides sont le produit d’une décomposition putride du sang.

Par Conséquent, il existe dans la fièvre dite putride un élément qui ne se rencontre jamais dans les autres, qu’autant qu’elles se transforment en celle-ci, transformation funeste que nous présente trop souvent la fièvre bilieuse ou méningogastrique.

Par conséquent encore , les phénomènes putrides sont une complication de la fièvre , et ils n’en font pas essentiellement partie.

424* Dans le chapitre cinquième , j’ai prouvé que la fièvre maligne ou ataxique dépendait d’une irritation du système sanguin , consécutive à une phlegmasie de l’appareil encéphalique^

55o récapitulation générale.

426. Dans le chapitre sixième , j’ai rassemblé des considérations propres à démontrer que les typhus se rattachent à la fièvre putride; par conséquent , ce que j’ai dit un peu plus haut de celleci leur est parfaitement applicable.

426. Dans le chapitre septième > je crois avoir prouvé que la fièvre lente (hectique) ne différait point essentiellement de la fièvre aiguë.-

427. Dans le chapitre huitième, je n’ai fait qu’appliquer à la^fi^vre intermittente , soit simple , soit compliqué^, les principes qui découlent de l’analyse sévère des phénomènes propres aux fièvres continues. En cela , je 11e me suis point écarté des règles d’une saine logique , car l’intermittence d’une maladie ne fait rien à sa nature intime. Que si, d’ailleurs, les maladies dites fièvres intermittentes ne sont pas de véritables fièvres, on aurait tort de chercher à réfuter notre manière de voir sur les fièvres continues , par des arguments tirés de l’histoire des maladies faussement désignées sous le nom de fièvres intermittentes.

4^8. Voici maintenant les principes qui dérivent , comme autant de corollaires , des propositions contenues dans cette récapitulation , et des faits rapportés dans le cours de cet ouvrage.

Premier corollaire . La division des fièvres en deux classes distinctes est essentiellement vicieuse, puisqu’elle repose sur un principe faux, savoir , que les fièvres dites essentielles ne sont pas de la même nature que les fièvres symptomatiques.

Page 1