même état ( 20 sangs, ventre, décoct. bî. eau de riz
28 et 29 : fièvre très vive, langue rouge et séché , coloration des pommettes ( 20 sangs, ventre ).
5o : dévoiement moindre, abattement, réponses brusques , fièvre toujours très vive.
ier et 2 octobre : langue très sèche et rouge , fièvre considérable, céphalalgie, pas de dévoiement.
5 et 4 • point d’amélioration.
5 : assoupissement , langue lisse et rouge , ballonnement du ventre ; pouls développé, vibrant ( foment. ; org. éd. gom. ; vésicat. aux jambes, lav. émoi. ).
qucuse est rouge et très injectée: dans le reste, elle est seulement rosée ; elle est ramollie et n’offre d’ailleurs ni érosions ni ulcères.
Les intestins et surtout l’arc du colon sont distendus par des gaz. Les intestins grêles contiennent une matière liquide , verdâtre , assez abondante , et les gros intestins des matières fécales, plus consistantes à mesure qu’on approche du rectum, plus abondantes dans le cæcum et le commencement du colon. La membrane muqueuse du duodénum ne présente rien de remarquable. Celle delà fin du jéjunum et de tout l’iléon est généralement injectée ; en certains points , elle est d’un rouge foncé , brune ou violette: elle se déchire facilement et présente d’admirables arborisations dans les dernières anses de l’iléon , où l’on remarque de plus un grand nombre d’ulcères , d’étendue variable , et confluents vers la valvule iléo-cæcale : ces ulcères , noirâtres , à bords relevés, intéressent toute l’épaisseur de la membrane muqueuse , qui se détache très aisément à leur pourtour , où elle est en même temps très épaissie. La membrane muqueuse du gros intestin est universellement injectée , rosée; mais l’injection s’affaiblit à mesure qu’on avance vers le rectum : elle n’est point ulcérée.
Les ganglions mésentériques sont développés , * surtout au voisinage des circonvolutions les plus enflammées : les uns sont rouges et ramollis ; les autres plus consistants, blancs ou bruns.
5" L érysipèle , qui avait commencé au côté
5to
droit du ventre, occupe le scrotum et le tiers supérieur de la cuisse , d’où il s’étend jusqu’aux dernières côtes asternales : transversalement, son étendue est de sept à huit pouces. La peau est livide et noire, l’épiderme détaché dans toute l’étendue de la surface érysipélateuse ; en quelques points existent des phlyctènes remplies d’une sérosité noirâtre et fétide. Le tissu cellulaire sous-cutané, enflammé, rouge et infiltré, est la limite de la phlegmasie extérieure.
Je ne ferai aucunes réflexions sur l’observation précédente. Comme toutes celles dont elle pourrait être le sujet se représenteront dans chacune des observations qui suivent, et qu’il serait fastidieux de les répéter si souvent, je ne les placerai qu’à la fin de la dernière de ces observations.