‹ Traité clinique et expérimental des fièvres dites essentiellesChapitre 96 sur 113 · Gérente (Jean-Baptiste), âgé de trente-huit · texte numérisé non relu

Gérente (Jean-Baptiste), âgé de trente-huit

ans , blond, d’une faible complexion , d’une petite stature, poitrine étroite, était enrhumé depuis deux ans et demi, lorsqu’il fut admis à l’hôpital C o eh in le 1 4 novembre 1822. A cette époque il était parvenu au dernier degré delà phthisie pulmonaire. Fièvre hectique avec redoublement le soir et après les repas, marasme extrême, yeux caves, tempes enfoncées, pommettes saillantes, visage ridé, pâle, excepté' aux joues qui sont légèrement rosées ; toux très fréquente , oppression considérable, crachats muqueux mêlés de matière tuberculeuse , contenant une plus ou moins grande quantité de sang; légères douleurs dans la poitrine , pectoriloquie et brait de soufflet dans la région sous claviculaire , dévoiement extrêmement abondant avec coliques violentes. Mort, le 5 décembre à de ux heures du matin.

Jutopsie cadavérique , dix heures après la mort.

Le péricarde contient environ six onces de sérosité jaunâtre un peu trouble, il est injecté; le cœur, plus petit que le poing du sujet, est d’ailleurs bien conformé: sa membrane interne, surtout autour des valvules, offre une rougeur très marquée. Il en est de même , mais à un moindre degré , de la membrane interne de ! aorte; poumons farcis de tubercules , creusés de cavernes; traces de pleurésie chronique, phlegmasie chronique de la membrane muqueuse digeslive avec ulcérations très nombreuses dans les intestins grêle et gros , etc.

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