‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 101 sur 286 · OBSERVATEURS · texte numérisé non relu

OBSERVATEURS

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rvés.

par alcoolisme.

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Bayle

par entraînement, par imitation, par désœuvrement, souvent même par une sorte d'impulsion irrésistible, que les populations ouvrières fréquentent les débits de boissons, et si elles n'y rencontrent pas toujours l'ivresse avec ses éclats, ses tumultes, qui attirent l'attention de l'autorité, elles y trouvent forcément le breuvage toxique qui altère peu à peu les fondions digestives, l'énergie de leurs forces intellectuelles, et les conduit fatalement à la démence, à l'abrutissement lent et progressif, en les rendant inaptes au travail quotidien; ce qui est le véritable prélude de toutes les misères 1 1 ).

L'intoxication alcoolique prélève donc un contingent considérable parmi tous ceux chez lesquels elle sévit, mais, encore, chose plus triste à noter! ses progrès sont incessants parmi les classes pauvres, et les entrées deviennent de plus en plus réitérées dans les asiles, ainsi que le prouvent les statistiques de Bicêtre.

D'après Contesse, en effet (i), sur un relevé de sept années, de lx.") à 1862, fait à cet établissement, on peut voir que la proportion des alcooliques a ('-té sans cesse en croissant, au point qu'elle a doublé, puisqu'elle s'est ''levée à 25, 24 pour 100, de 12,78 qu'elle était tout d'abord.

(1) Baer, De V alcoolisme et des crimes et des délits au'il occasionne. Revue des $79, p. 626.

fhèse, Paris 1862. Sur l'alcoolisme et la paralysie générale.

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