XIV PRÉFACE
substratum organique, — et combien il y avait de recherches nouvelles à faire, dans ce champ encore si peu exploré du développement physique et moral de l'être humain.
J'ai à dessein laissé de côté le chapitre isolé des intoxications en général et de l'intoxication alcoolique en particulier, me proposant de reprendre plus tard, au point de vue des troubles psychiques, l'étude de ce sujet si intéressant pour le traiter avec tous les développements qu'il mérite.
Je n'ignore pas les côtés faibles et les imperfections d'une (l 'livre de cette nature, qui embrasse tant d'éléments divers, qui touche à tant de sujets disparates, depuis les problèmes les plus élevés de la constitution et la personnalité psychique, jusqu'aux questions les plus humbles et les plus vulgaires de la vie matérielle des aliénés. Je ne demande qu'une chose à la critique, d'être jugé d'après l'ensemble du travail, d'après les efforts accomplis et le but réalisé.
J'ai en effet essayé de faire ce que personne n'avait tenté jusqu'ici, ce que beaucoup de bons esprits souhaitaient de voir réalisé dans la science, de donner à l'étude des maladies mentales un point de départ fixe et naturel, une base organique dérivant de la nature même des choses à étudier, en la mettant aussi de plain pied au même niveau que les autres branches de la pathologie interne, qui depuis longtemps sont pourvues de classifications nosologiques régulières.
J'ai pensé qu'en ces matières, et dans ce domaine spécial des connaissances humaines qui est si digne d'inspirer toutes