‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 193 sur 286 · ÉTIOLOGIE DE L'ACCÈS DE LYPÉMANIE · texte numérisé non relu

ÉTIOLOGIE DE L'ACCÈS DE LYPÉMANIE

après, nouvel accès de lypémanie dépressive sans hallucinations ni stupeur qui guérit pareillement très bien, sans avoir été provoqué par une émotion extérieure.

Cette dame, qui vivait dans des conditions sociales très heureuses, à la suite de ces différentes secousses, était tombée dans un état profond d'anémie.

J'eus l'occasion de la voir au moment où elle commençait à être prise d'un quatrième accès. Dans ces conditions il n'y avait aucune influence morale sous-jacente apte à déterminer une nouvelle rechute; la malade était seulement arrivée à un degré d'anémie extrême, inconnue dans son origine et qui était caractérisée par un état de pâleur générale de la peau, par des plaques d'hyperhémie localisée, sur le visage, par une faiblesse de la contraction du cœur et une pulsation artérielle presque insensible — sans souffle vasculaire appréciable. — Dans ce cas, l'état lypémaniaque qui a été une fois jusqu'à la stupeur, n'était bien réellement que le reflet d'un état d'ischémie cérébrale, récidivant chez un sujet prédisposé et sans aucune provocation de la part des influences morales habituelles (1).

(1) L'influence du sexe paraît avoir une certaine importance dans le développement de la lypémanie. Car sur un relevé de 40 cas de lypémanies diverses, je trouve que les femmes figurent par le chiffre 30, et les hommes seulement par le chiffre 10.

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