‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 258 sur 286 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Le diagnostic de l'idiotie ne peut se faire que quelques mois après la naissance.

La difformité du crâne est déjà un élément qui attire l'attention, suivant qu'il est irrégulier, qu'il est distendu par du liquide et que la tète est trop grosse ou trop petite. — Les enfants sont chétifs ; ils ont de la somnolence, ils ne portent pas la tète droite, ils préfèrent rester couchés. Ils tettent mal, ne prennent le sein qu'avec peine; ils ne se fortifient pas. Leurs yeux deviennent lentement sensibles à la lumière, qu'ils ne suivent que d'une façon vague. Ils sont en même temps atteints souvent de strabisme. Ils ne marchent pas avant l'âge de cinq à sept ans et souvent pas avant la puberté. Ils ne peuvent apprendre à parler, ou bien ils ne retiennent que quelques mots et quelques syllabes.

A mesure que les années s'écoulent, l'enfant se développe difficilement. Il reste silencieux, taciturne, indifférent, sans témoigner aucune satisfaction spontanée, et peu à peu il arrive à une période d'hébétude permanente qui laisse percer çà et là quelques lueurs d'intelligence qu'il s'agit de reconnaître à temps pour pouvoir en tirer quelque parti.

La mensuration des différents diamètres du crâne comparée aux moyennes que nous avons précédemment indiquées, sera en même temps d'un grand secours pour reconnaître suivant les âges l'état de l'arrêt de développement plus ou moins prononcé de la masse encéphalique.

Il est encore bon d'avoir présente à l'esprit la série des conditions écologiques que nous avons précédemment passées en revue, afin de pouvoir reconnaître quel est le véritable facteur pathogénique qui joue le rôle principal dans l'évolution morbide, il conviendra donc d'inspecter minu-

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