‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 3 sur 286 · PRÉFACE. . V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. . V

exact et précis, et éviter les longueurs techniques qui seraient complètement hors de propos dans un traité spécial de pa-

thologie.

IL La partie physiologique comprend l'étude des appareils nerveux précédemment étudiés, dans leur rôle dynamique.

Ici, comme dans mes précédentes recherches, j'ai insisté sur ces données fondamentales : — que les manifestations vitales de l'activité nerveuse dans son ensemble n'étaient compréhensibles qu'à la condition d'admettre des propriétés fondamentales, inhérentes à leur constitution histologïque intime, — des propriétés mères dont les précédentes n'étaient que la totalisation et l'amplification.

De même que les appareils complexes du système nerveux se résolvent toujours, comme élément anatomique ultime, en une cellule nerveuse et une fibre nerveuse, — de même les manifestations les plus complexes de leur activité sont susceptibles de se résoudre en propriétés élémentaires de tissu qui sont l'apanage de toute cellule douée de vie. — Ces propriétés élémentaires, d'ordre essentiellement vital, combinées les unes avec les autres, sont toujours sous-jacentes aux manifestations de l'activité dynamique quelque compliquées qu'elles soient. — Elles sont au nombre de trois : — la sensibilité, — l'automatisme, et celle que j'ai appelée la phosphorescence organique.

1° La sensibilité est cette propriété histologïque en vertu de laquelle la cellule nerveuse (comme les organismes monocellulaires qui réagissent diversement en présence des milieux différents dans lesquels ils sont plongés) entre en conflit

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