‹ Traité clinique et practique des maladies mentalesChapitre 4 sur 286 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

avec les incitations ambiantes et s'accommode avec elles. — Dans les sphères périphériques du système nerveux, cette sensibilité est accompagnée d'une réaction spéciale d'acquiescement ou de répulsion, suivant que le tissu est agréablement ou désagréablement surpris dans sa sensibilité histologique incidemment excitée.

Dans les sphères de l'activité psychique, ce conflit est accompagné d'une réaction plus intense et d'une sorte d'éréthisme de la cellule en action. — C'est l'émotivité qui se développe, phénomène involontaire passivement subi, et qui est l'origine première de bien des phénomènes obscurs de la pathologie mentale, ceux, par exemple, dans lesquels on voit les malades rester continuellement émus, dans un état d'anxiété extrême, et incapables de comprendre les paroles destinées à les rassurer.

2° L'automatisme est cette seconde propriété histologique en vertu de laquelle la cellule nerveuse saisie, commotionnée par l'impression extérieure, soit dans un sens agréable, soit dans un sens désagréable, réagit à la suite et exprime son émotivité latente. — C'est la réaction spontanée du tissu vivant analogue à celle des organismes unicellulaires que l'on voit se crisper sous l'influence de substances irritantes, ou se dérober aux excitations qui leur sont désagréables.

3° Nous avons encore décrit sous le nom de phosphorescence organique cette curieuse propriété fondamentale des éléments nerveux, en vertu de laquelle ils gardent emmagasinée en euxmêmes, comme des corps inorganiques phosphorescents, la trace des vibrations qui les ont primitivement mis en mouvement. —

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