CHAPITRE II. — MALADIES DE L’IRIS
l’œil était le siège primitif de ces épanchements, pratiquaient 1 incision sur la portion de sclérotique répondant à la chambre postérieure.
Cette pratique a été justement blâmée, et aujourd’hui la paracentèse oculaire se lait en incisant la cornée à sa partie inférieure, puis 1 on favorise la sortie du pus en exerçant sur le globe de l’œil quelques pressions modérées.
Un praticien bavarois, le docteur Adelman, a imaginé d’opérer la succion de l’hypopyon. Il conseille, dans ce but, de pratiquer une petite incision de 1 millimètre et demi à 2 millimètres près du bord de la cornée,
sa partie inférieure et externe et dans un point non ulcéré de cette membrane, d’introduire dans la plaie un instrument essentiellement composé d’un tube de verre terminé par une petite canule que l’on dirige vers le plancher de la chambre antérieure, puis de faire avec la bouche la succion que l’on peut répéter après dix ou douze heures en utilisant la môme incision.
Pour les épanchements sanguins l’utilité de la paracentèse oculaire est fort contestable. Cette opération est, en effet, presque toujours inutile, attendu que le sang finit à la longue par se résorber plus ou moins complètement; elle est dangereuse parce que la plaie de la cornée peut provoquer la suppuration de cette membrane et celle de l’œil tout entier.
Quant aux épanchements purulents, la paracentèse ne nous paraît indiquée que dans les cas où ils donnent lieu à des douleurs excessives résultant de la distension forcée du globe de l’œil parle liquide épanché.