SUTURE DES TENDONS
hn«c^ Sutm®^es tendons n’est pas chose neuve : sans parler de Galien oui ' SSG P0U;T , W conn«e, Guy de Ghauliac aurait « vmi oto^dire q^n
plusieurs les nerls et tendons couppez ont été si bien restaurez par cousturc et autres remèdes que depuis on ne pouvait croire qu’ils eussent été couppez.» [pdit. de Joubert , p. 263, Rouen, 1649.)
Paré (liv. XXV, chap. x\n, p. 773) a rapporté un cas de suture ; des deux tendons du jarret, pratiquée avec un succès complet par Tessier.
M. A. Séverin a conseillé la suture des tendons divisés (Chir. efficace, v. II, chap. cxx).
Verduc la préconise également en décrivant le procédé du chirurgien Bienaise [Opérât, de ch., p. 256.)
Des exemples de suture des tendons sont cités par Heister, Gauthier, de ] la Motte, Balthasar.
Plusieurs cas de guérison sont cités par Barthélemy ( Joum . hebdornad., % t. II, p. 222.)
La suture des tendons est une opération qui compte aujourd’hui beaucoup de partisans ; nous l’avons nous-même pratiquée un certain nombre de l'ois et toujours avec succès.
Les principes qui doivent guider le chirurgien dans ce genre d’opération, sont très-simples. Deux cas peuvent se présenter. Ou la plaie est ré- : cente, ou elle est ancienne.
Dans le premier cas, il suffira d’agrandir la plaie des téguments pour mettre à découvert les deux bouts du tendon divisé. Le bout inférieur se] trouve en général facilement, parce qu’il n’a aucune tendance à se déplacer. Il n’en est pas de même du bout supérieur qui, rétracté par le fait de l’action musculaire, se retire à une hauteur plus ou moins grande en s’éloignant de la plaie primitive.
Loisqu’on a retrouvé les deux bouts du tendon, on les place au contact l’un de l’autre sans avivement préalable et on les réunit par un point de suture.
Si la division du tendon datait de quelques jours, ou si elle s’accompagnait d’écrasement, de contusion, il serait utile de réséquer les deux bouts du tendon pour faciliter leur réunion.
Soit maintenant le cas où la plaie des téguments est complètement cicatrisée.
Je mets à découvert par une incision curviligne le tendon divisé, je procède par une dissection attentive à la recherche de ses deux bouts et surtout du bout supérieur, je détruis, s’il y a lieu, les adhérences qu’ils au- n raient pu contracter avec les parties voisines, j’avive ensuite leurs extré- I mités, et je les affronte en les réunissant par un point de suture comme ; dans le cas précédent.
Ne pouvant reproduire ici in extenso, tous les cas dans lesquels j ai eu à pratiquer cette opération, je me bornerai à citer une seule de mes observations et à donner le sommaire de quelques autres.