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Cessation de l’écoulement putride

25 et 26. — Accès fébrile. Engorgement douloureux des ganglions de 1 aine

gauche. .

Du 2 au 7 mars. — Symptômes de phlcgmasie de la veine crurale.

20 avril.— Apparition des menstrues de la manière la plus régulière. Aucun

accident.

24 mai. — Deuxième apparition des règles depuis l’élimination de la tumeur. Retour complet à l’état normal.

(L’observation a été rapportée avec tous ses détails dans le Traite de l é-

crasement linéaire, p. 237 etsuiv.) . , . ,

Ce rail est éminemment propre à démontrer par quel mécanisme les hémorrhagies dues à la présence d’une tumeur fibreuse peuven.temener 1 epuisement et une mort imminente.Le plus habituellement ces hémorrhagies

TITRE XV. — ULCERATIONS DU COL UTÉRIN

n’ont pas des retours réguliers. Ici l’accident avait revêtu la forme d une exagération considérable du flux périodique.

Ce qui rend encore très-curieuse cette observation, c’est l’espèce de molimen fluxionnaire qui précédait chaque époque menstruelle, donnant lieu à un accroissement de volume de l’utérus, accroissement porté au point de représenter les proportions d’une grossesse de quatre mois, et cela avec tous les signes d’un état phlegmasique parfaitement caractérisé. Il résultait de là, qu’avant l’époque où le diagnostic de la tumeur fibreuse fut définitivement établi, on se trouvait en présence d’un fait à peu près inexplicable, celui d’une inflammation périodique aiguë de l’utérus acquérant une intensité que ne produit jamais au même degré la congestion prémenstruelle, et se résolvant d’une manière complète après une métrorrhagie abondante.

Les praticiens noteront, au point de vue des difficultés du diagnostic, le précieux secours que l’on trouva dans l’exploration de l’utérus au moment même du flux menstruel, qui permit l’introduction du doigt, à travers l’ol'ifice utérin, lequel, dans tout autre moment que celui des règles, était complètement infranchissable.

Il n’est pas douteux pour nous que les tentatives d’exploration intra-utérine qui ont été faites à plusieurs reprises, n’aient joué un rôle comme causes provocatrices du travail d’élimination spontanée qui, dans le cas particulier a présenté une terminaison si heureuse. C’est ici le lieu de se demander si, à part les opérations directes pour l’extirpation des corps fibreux intrapariétaux de l’utérus, il n’y a pas lieu, dans certains cas, de provoquer la

déhiscence inflammatoire des parois utérines et tics corps fibreux

utérins. C’est là une question de pratique extrêmement délicate, et nous n’admettrions pour notre part, la légitimité d’un pareil mode d’intervention thérapeutique, que dans des conditions aussi graves que celles où se trouvait la malade qui fait l’objet de l’observation ci-dessus.

Il faut bien se rappeler, en effet, que sous l’influence de l’état congestif et inflammatoire qui ne durait pas moins de douze jours chaque mois, sous l’influence de l’hémorrhagie foudroyante qui succédait à la période inflammatoire, les forces de la malade s’épuisaient visiblement, et malgré tout le soin qu’on apportait à rétablir la constitution par l’emploi des toniques, des ferrugineux, d’une excellente alimentation, il était facile de voir que l’équilibre entre les moyens réparateurs et les causes d’épuisement ne pouvait pas se maintenir, et que le terme fatal était prochain. Toutefois nous devons dire que le travail d’élimination ne fut point provoqué volontairement. Mais les conséquences heureuses dont il a été suivi donnent lieu de se demander s’il n’y a point là, l’origine d’une indication thérapeutique importante.

Comme dernier point à signaler dans cette observation, nous mentionnerons : 1° la permanence de dilatation du col pendant toute la durée de l’élimination ; 2° l’emploi, sur une grande échelle, des douches vaginales pouvant être évaluées, comme quantité de liquide, à la proportion de 30 à 60

litres d’eau par jour en trois fois, lancée avec force, de manière à prévenir les phénomènes de putridité.

Une circonstance qu’il ne faut pas perdre de vue et qui fait comprendre de combien de manières la vie des malades est menacée dans un travail pathologique aussi considérable que celui qui s’accomplit pour l’élimination suppurative d’un corps fibreux interstitiel, c’est l’apparition des accès fébriles avec frissons, qui accompagnèrent l’existence d’une adénite inguinale et d’une phlébite de la veine crurale gauche, phlébite qui, fort heureusement, n’alla pas jusqu’à suppuration.

Nous rapprocherons de l’observation précédente un cas d ablation d un corps fibreux utérin faite par arrachement involontaire sans aucune suite fâcheuse.

Obs. — Corps fibreux de l’utérus opéré par arrachement involontaire. — Guérison. — Fouchereau, Catherine, 49 ans, journalière, anémique. Au toucher, je reconnais un corps fibreux de 1 utérus. La tumeur tait saillie dans le vagin, et l’on sent parfaitement avec le doigt l’orifice du col utérin qui la circonscrit. — Opération. Le sommeil au chloroforme étant obtenu, j’implante une érigne double dans la tumeur, qui offre de la consistance; j’en implante successivement plusieurs, et par des tractions bien ménagées, j’amène graduellement l’orifice de l’utérus près de la vulve. A ce moment, j’introduis un doigt dans le rectum et je fais basculer l’utérus en le déprimant vers la vulve. Pendant que les tractions pour amener la tumeur à la vulve avaient lieu, tout à coup il se fait un éraillement vers le pédicule du polype qui s’entr’ouvre latéralement et s’entre-bàille. Conduisant le doigt dans cette scissure perpendiculaire à la longueur du polype, je la vois s’agrandir avec facilité, et alors la tumeur s énuclée complètement. Aucune hémorrhagie n’a lieu.

22 décembre. — Meilleur appétit; plus de fièvre.

23, Un gramme de fer réduit, soixante centigr. d’extrait mou de quinquina.

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